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	<title>Editorial Archives - Union Taurine Biterroise</title>
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	<description>Association qui regroupe des passionnés de tauromachie.</description>
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	<title>Editorial Archives - Union Taurine Biterroise</title>
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		<title>Édito n° 25 – Septembre 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Emmanuelle Camous]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 11:11:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>VOYAGE EN ESPAGNE Tras los Montes     J’ai choisi, pour l’intitulé de cet édito, le titre du livre du « Maître » Théophile Gautier publié en 1840 sous le titre de Tras los Montes, typique appellation pour un natif de Tarbes, capitale de la Bigorre, au pied des Pyrénées. Pour sa seconde parution, il prit le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="13068" class="elementor elementor-13068" data-elementor-post-type="post">
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<p class="wp-block-paragraph" style="text-align: center;"><strong>VOYAGE EN ESPAGNE</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph" style="text-align: center;"><strong><em>Tras los Montes</em></strong></p>

<p class="wp-block-paragraph"> </p>
								</div>
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									<p> </p>
<p>J’ai choisi, pour l’intitulé de cet édito, le titre du livre du « Maître » Théophile Gautier publié en 1840 sous le titre de <em>Tras los Montes</em>, typique appellation pour un natif de Tarbes, capitale de la Bigorre, au pied des Pyrénées. Pour sa seconde parution, il prit le nom de « Voyage en Espagne » plus propice à attirer ses lecteurs parisiens. L’auteur deviendra un amoureux de l’Andalousie que l’on retrouve dans sa description éclatante de son passage à Cadix « On ne saurait imaginer rien de plus radieux, de plus étincelant ». Gautier va être impressionné, notamment par les paysages des lumières et la vie du monde de <em>Tras los Montes</em>.</p>
<p>La description de la corrida est une partie importante de son ouvrage tant quand il décrit le combat dans les arènes que l’amour des Espagnols pour la corrida « Les aficionados sont pour la véhémence et la furie… rien ne les arrête, ni la chaleur, ni la difficulté, ni le péril du voyage et qu’ils aient leurs places ».</p>
<p>De nos jours, l’aficion à la corrida en France doit avoir une grande admiration et reconnaissance pour les écrits de ce romancier-poète-aventurier qui amena en France l’initiation à la corrida qui apparut réellement 10 ans après (1853 à Bayonne – 1859 à Béziers) où nos anciens l’accueillirent avec étonnement et admiration.</p>								</div>
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									<p>Ses contacts avec Francisco Montes « Paquiro », torero historique, lui ont permis d’aborder la corrida avec des connaissances précises du combat dans le ruedo : face au toro qui attaque le picador sur son cheval et les prouesses des toreros à pied.</p>								</div>
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									<p>J’ai choisi cette référence à Théophile Gautier comme base de cet édito car j’ai souhaité, avec la mémoire du « Maître », décrire un voyage de nos jours, en recherche de la tradition et de la vie hispanique dans le monde de la tauromachie moderne et de sa civilisation. Il est vrai que je connais la Péninsule Ibérique que j’ai traversées de part en part depuis les années 60 en tant que touriste amateur de la corrida et pendant près de 20 ans dans mes activités professionnelles de commerce international sans oublier ma participation directe à l’activité tauromachique. Je dois reconnaître que sans ma passion pour le toro, initiée dans ma prime jeunesse dans le quartier des arènes du Plateau de Valras, cette vie sur les routes et chemins espagnols n’aurait pas une telle dimension. Nous avions conçu, avec mon épouse, ce voyage en voiture en direction de Malaga pour voir la corrida de Victorino et Manuel Escribano que nous avons connu enfant il y a plus de 40 ans. Nous avons continué vers les plages d’Andalousie et la province de Jaen avant de nous diriger vers Madrid retrouver le Biterro-Chiclanero Christian Parejo. Après son succès à Béziers devant les Margé, il avait l’opportunité de se présenter devant le monde taurin madrilène, trop ignoré par le système empresarial franco-espagnol.</p>								</div>
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									<p>Partis de Vendres le matin du 20 août, nous avons décidé de faire une halte de repos, après 800 kms de route, au traditionnel hôtel La Perdiz après le Despeñaperros. Nous partons le lendemain de la Carolina vers notre première destination où nous avons réservé au Malaga Palace. Nous avons retrouvé les toreros et les cuadrillas de Manuel Escribano, Emilio de Justo et David de Miranda accompagné du Maestro Enrique Ponce son apoderado. Nous visitons à pied (avec ma canne) les avenues et les rues proches de l’hôtel et nous apprécions la propreté et l’organisation de la circulation dans cette ville de plus de 600.000 habitants.</p>
<p>Conseillés par le personnel de l’hôtel, nous avons mangé dans un excellent restaurant de poisson Los Mellizos (les jumeaux) où la clientèle faisait la queue dans la rue quand nous finissions notre repas. Très bonne adresse.</p>
<p>Vers 16 H, nous nous dirigeons vers la plaza de toros de Malaga connue sous le nom de la Malagueta qui fête ses 150 ans d’existence avec un cartel majeur de la Feria : des toros de Victorino Martin face à Manuel Escribano, Emilio de Justo et Saul Fortes qui avait triomphé la veille avec 3 oreilles. La plaza, rénovée il y a près de 10 ans en gardant son style original, présente une qualité esthétique étonnante, avec plus de confort et une sûreté des spectateurs dans l’ambiance authentique des anciennes plazas espagnoles.</p>								</div>
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									<p>Manuel Escribano a montré au public les notes les plus héroïques de la Feria. Après la cornada sur le muscle tibial droit de 15 cm de profondeur, il continuera sa faena sans montrer de marques de faiblesse devant ce toro agressif et parfois imprévisible, méritant au moins une oreille non attribuée par le Président. Le chirurgien des arènes précisa qu’il devait réaliser une anesthésie générale l’empêchant de revenir dans le ruedo pour intervenir sur le 6<sup>ème</sup>. Il décida alors de toréer tout de suite son 2<sup>ème</sup> toro, avec l’accord et le soutien de ses collègues.</p>
<p>Devant ce second Victorino « Murallano », il démontra son courage et sa tauromachie templée et dominatrice, à l’exception des banderilles posées par la cuadrilla étant donné la blessure. Le Président lui accorda une oreille devant la pétition unanime du public qui criait « Torero, Torero !! ». Lorsque l’alguazil lui remit l’oreille, tous chantèrent « Cumple año feliz » alors que Manuel se dirigeait vers l’infirmerie après avoir déposé « cariñosamente » l’oreille au sol au centre du ruedo. Le torero et le public se sont montrés à la hauteur de l’image représentative de la corrida : grandeur et émotion face à l’agressivité et à la bravoure du toro.</p>								</div>
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									<p>La corrida de Victorino Martin a été considérée comme la plus importante de la Feria, tant par son trapio que dans son comportement, notamment celui du toro « Borracho » torée par Fortes (2 oreilles) qui a été honoré par la vuelta al ruedo. Il a été désigné par le public meilleur toro de la Feria. Certains parlent de la meilleure corrida de la temporada en Espagne.</p>
<p>Félicitations à l’empresa et au ganadero pour avoir choisi ce lot pour le 150<sup>ème</sup> anniversaire de la Plaza qui paraît pour le moment le plus important de la temporada lidié par Victorino. Manuel Escribano devait fêter son anniversaire ce soir-là à l’hôtel avec sa cuadrilla, sa famille et les proches. Il se trouvait malheureusement à l’hôpital dont il sortit 48 H après.</p>
<p>Le lendemain matin, après avoir parlé avec Manuel par téléphone, tranquillisés, nous prenons la route vers Gibraltar à Tarifa où Manuel Escribano devait toréer le mardi 23 août l’unique corrida de l’année. Cette corrida eut lieu le 31 avec le cartel initial : Escribano rétabli, Daniel Crespo et David Galan, fils du Maestro Jose Antonio Galan qui indulta un toro de la ganaderia Lagunajanda implantée dans les terres voisines de Vejer. Heureusement, nous avons profité de deux journées magnifiques accédant directement au bord de la première plage d’Andalousie de l’Atlantique où le soleil n’a pas les conséquences étouffantes que nous avons supportées cet été dans d’autres lieux. Notre voyage prévoyait de passer par Sabiote, bourgade de 3000 habitants dans la province de Jaen où devait se dérouler une corrida mixte avec le phénomène Diego Ventura, Antonio Ferrera et Manuel Escribano. Cette région comprend deux cités à l’architecture admirable : Ubeda (35 000 habitants) où nous logions et Baeza à 10 Km (15 000 habitants) qui conservent les marques d’une origine millénaire suivie d’une époque glorieuse au XVIème siècle. Ubeda surnommée capitale de la Renaissance Andalouse avec des palais, églises et couvents somptueux qui sont mis en valeur par les deux cités et la Province de Jaen. Ces cités sont inscrites au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 2003.</p>								</div>
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									<p>Cette corrida de Sabiote (8 km d’Ubeda) où El Fandi remplaçait Escribano, se déroula dans une jolie arène de 3000 places avec près de 3500 spectateurs et une banda de musica de qualité avec 70 exécutants. Le cavalier s’est montré toujours aussi exceptionnel et les deux toreros banderilleros à la hauteur malgré les excès habituels d’Antonio Ferrera dans ce type d’arènes.</p>								</div>
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									<p>Nous avons pu voir les affiches de la prochaine Feria d’Ubeda avec les cartels : Morante-Roca Rey-David de Miranda et une Rejon avec Diego Ventura et Rui Fernandez. Cette Feria se limite à deux corridas car elle correspond à la recherche de prestige d’une cité glorieuse de son passé et de son patrimoine exceptionnel. Elle est située dans une mer d’oliviers qui offre une vue exceptionnelle sur la Sierra Magina depuis les remparts de la ville que le poète historique Antonio Machado a tant admiré quand il était professeur de français. C’est à Ubeda que Federico Garcia Lorca le rencontra à ses 18 ans dans ses prémices de poète.</p>
<p>Nous avons repris notre voyage 48 H après en direction de Madrid où nous résidons traditionnellement dans le quartier de la Plaza Santa Ana, site du Théâtre National Espagnol, près de la Plaza Mayor et de la Puerta del Sol. C’était le dernier objectif de ce voyage avec la corrida du 27 août à Las Ventas à 21H, où Christian Parejo devait affronter les toros puissants de Pedraza de Yeltes, avec un poids annoncé entre 700 et 630 kg.</p>								</div>
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									<p>Je ne décrirai pas dans le détail les faenas du jeune biterro-chiclanero mais plutôt comment nous avons perçu la corrida. Cette nuit-là, le jeune Christian a torée comme un Maestro dans la plus importante Plaza de Toros du Monde pendant deux faenas de haut niveau, corrida reconnue comme l’une des plus importantes actuations de la temporada par la presse madrilène (A.B.C., El Païs, El Mundo…) ainsi que par les revues spécialisées. Il a été soutenu notamment par les aficionados exigeants du Tendido 7. Ils ont été convaincus par l’engagement du torero notamment face au 6<sup>ème</sup> avec son toreo de muleta très croisé avec le toro et même de face, dans une faena remarquable dans le temple. N’oubliez pas que c’est de ce tendido de Las Ventas que sortent les cris « Cruza-te » quand ils reprochent au torero de se positionner trop « profilé » pour citer et toréer la charge du toro. La pétition d’oreille au 6<sup>ème</sup> a été générale et bruyante pressant la Présidente de lui attribuer l’oreille à laquelle aurait pu se rajouter une 2<sup>ème</sup> sans les échecs du puntillero que sanctionnent parfois les Présidents. Nous étions à Las Ventas et 2 oreilles ouvrent la Grande Porte pour la sortie en triomphe. Nous n’oublierons pas qu’après avoir dominé le troisième plus compliqué et plein d’entrega avec plusieurs séries appuyées par le public, les échecs au descabelllo lui ont fait perdre une première oreille à ce toro.</p>								</div>
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									<p>Les deux faenas furent nettement les deux meilleures de la corrida, la dernière étant la plus importante tant en qualité, inspiration, qu’en engagement. Les aficionados madrilènes ont découvert, surpris, la qualité, l’engagement et la sincérité d’un torero qui faisait son second paseo de la temporada. A la sortie des arènes, le groupe des « seguidores » biterrois a fêté le succès de Christian. Tous confirmaient la qualité étonnante de son actuation qu’ils connaissent portant depuis plus de 5 ans, novillero à l’Ecole Taurine avec Tomas Cerqueira qui continue son ouvrage. Heureux, ils durent pourtant se quitter pour le repos nécessaire avant le voyage de retour qui nous attendaient dès le lendemain matin puisque le 29 août, devait se dérouler la corrida de la Feria des Vendanges de Boujan dans un mano a mano avec l’expérimenté torero mexicain El Payo et Parejo.</p>
<p>Christian coupa 4 oreilles, El Payo se limitant à une au 1<sup>er</sup>, perdant les trophées par ses échecs à l’épée au 2<sup>ème</sup>.</p>								</div>
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									<p>Ce voyage derrière les toros et les toreros nous a permis de revoir cette Andalousie que nous connaissons depuis plus de 40 ans. Elle a évolué mais conserve ses charmes. Quand je vois ces arènes de Malaga, pleines avec ces magnifiques toros et ce public enthousiaste, je me souviens du commentaire de Théophile Gautier découvrant la passion des aficionados espagnols au XIXème siècle « Cela n’empêche pas des moralistes doucereux et sentimentaux de prétendre que le goût de ce barbare divertissement, comme ils l’appellent (déjà !) diminue tous les jours en Espagne » (actuellement le problème est plus politisé).</p>
<p>Les nombreux « no hay billetes » de Las Ventas annoncés pour la Feria d’Octobre, après la San Isidro du mois de juin, rejettent à ce jour ces prévisions.</p>
<p>Je pense que la fréquentation des corridas par la jeunesse en Espagne démontre que lorsque l’organisation et la communication des cartels sont adaptées, l’avenir des Ferias n’est pas en danger. Il en est de même en France. La « zone de tradition » maintiendra son public si la grille de prix des entrées est maîtrisée.</p>
<p>Nous y reviendrons.                                                                       &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p> </p>
<p>Nous vous communiquons ci-dessous le Règlement Taurin de l’Union des Villes Taurines de France et la modification 2024 du Règlement de 1972 – Article 30 – Alinéas G et H</p>
<p> </p>
<p><em>Les spectateurs pourront demander l’attribution des trophées aux matadors une fois achevées leurs prestations en agitant, selon la tradition, un mouchoir blanc. Toutefois, en raison de la présence de nombreux spectateurs peu au fait de cette coutume, le Président a toute latitude pour apprécier le caractère majoritaire de la pétition faite par acclamations.</em></p>
<p> </p>
<p>Le responsable de rédaction : Francis ANDREU</p>								</div>
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		<title>Édito n° 24 – Août 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Emmanuelle Camous]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 06:31:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>LA FERIA DE BÉZIERS 2026 Elle s’est déroulée aux dates habituelles de la mi-août, entre le jeudi 13 et le dimanche 16. Lors de la présentation des cartels au Théâtre des Variétés, j’avais apprécié la volonté qui ressortait de l’intervention de Sébastien Castella de rendre à nos arènes le niveau qu’elle avait connu au début des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph" style="text-align: center;"><strong>LA FERIA DE BÉZIERS 2026</strong></p>
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									<p>Elle s’est déroulée aux dates habituelles de la mi-août, entre le jeudi 13 et le dimanche 16. Lors de la présentation des cartels au Théâtre des Variétés, j’avais apprécié la volonté qui ressortait de l’intervention de Sébastien Castella de rendre à nos arènes le niveau qu’elle avait connu au début des années 80 avec le Comité Feria, sous la direction de Jules Faigt et Max Tastavy suivie par la Régie Municipale des Arènes créée par le Maire Georges Fontès et l’équipe constituée autour du Commandant Farret et ce jusqu’en 1990. Cette qualité s’est bien maintenue jusqu’au début des années 2010.</p>
<p>Les résultats homogènes des spectacles taurins, tant au niveau de la présentation et du comportement des toros que des cartels, avaient marqué une nette amélioration en comparaison de la gestion taurine de Ferdinand Aymé avec la collaboration décevante de Javier Martinez « Choperita », cousin du grand Manolo Martinez Flamarique « Chopera ».</p>
<p>Certes, on ne put tout changer en un an mais j’espérais mieux, tant au niveau de la qualité des spectacles que de l’organisation, notamment au niveau de la désignation des présidences et de la réalisation des corridas.</p>
<p>La première déception pour les aficionados du Biterrois qui aiment leur ville et leurs arènes, vient de la faiblesse de la fréquentation du public qui a encore baissé. Certes, la chaleur exceptionnelle a certainement eu une conséquence sur une partie du public. Je dois préciser que les organisateurs de la Feria de Dax avaient prévu ce risque en retardant d’une heure le début des 3 corridas, soit à 19 H. Ils n’ont pas constaté une baisse significative sur les spectacles majeurs. Ils ont même enregistré 3 « no hay billetes » de 8000 spectateurs, contenance de leurs arènes. Au contraire, nos arènes (12 000 places) selon les rumeurs fiables et les déclarations de l’empresa, la corrida de Réjoneo avec plus de 7000 spectateurs a enregistré la meilleure entrée alors que les corridas traditionnelles, avec près de 6500 spectateurs pour celles du 13 et 14 août et plus faible pour le 13 août et surtout le 16 août.</p>
<p>La composition des cartels a peut-être son effet sachant que Dax, avec 6 corridas et une novillada piquée, incluait dans ses cartels Borja Jimenez (meilleure faena Béziers 2025), Daniel Luque, Miguel Angel Perera, Clemente (avec plusieurs succès à Béziers) et le jeune Marco Perez. Béziers, si elle veut reprendre sa place dans les arènes françaises, doit récupérer du public des terres d’Arles, du Roussillon et surtout de Nîmes, sans oublier les Parisiens que nous ne retrouvons plus sur nos gradins.</p>
<p>Je ne prétends pas avoir des solutions faciles à tous les problèmes constatés mais il est certain qu’une réflexion sur notre situation est nécessaire pour trouver une issue pour la remise à niveau de notre plaza d’une capacité de 12000 spectateurs qui se remplissait il y a 15 ans. Pour résoudre leur futur, les arènes de Béziers doivent récupérer du PRESTIGE.</p>
<p>Si nous voulons parler du positif, nous avons pu apprécier les faenas et les récompenses de Sébastien Castella habité par ses responsabilités. Il réalisa des faenas importantes dignes de son niveau majeur.</p>								</div>
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									<p>David de Miranda confirme sa constance et sa tauromachie allègre et engagée qui lui permet de confirmer ses triomphes de Las Ventas et ses sorties par la Porte du Prince de la Maestranza. Il a séduit le public contrairement à Alejandro Talavante qui n’a plus la même constance, se réservant pour les grandes plazas et les élevages plus propices à l’irrégularité de son toreo actuel qui a perdu sa constance dans l’effort.</p>								</div>
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									<p>Les deux Réjoneaores ont coupé 3 oreilles chacun, conformes à leur niveau élevé de leur escalafon. Diego Ventura qui domine le rejoneo depuis plus de 10 ans confirme sa maîtrise, sa puissance, son entrega exceptionnelle et son impact sur le public. C’est le Maître du toreo à cheval. De son côté, Léa Vicens, fait preuve de classe à cheval et de professionnalisme qui lui permettent de se maintenir au niveau des meilleurs.</p>								</div>
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									<p>Andrès Roca Rey a réalisé certainement sa meilleure tarde à Béziers avec une première faena importante, tant dans sa précision et son entrega, conclue d’une épée importante tant dans sa netteté que dans son engagement. Devant son second qui paraissait intoréable, il est parvenu à dominer son adversaire, à le conduire par sa muleta. Cette attitude méritait une réaction plus importante du public. Certains ne sont pas rendu compte du travail réalisé par le torero péruvien. Ses camarades de cartel ont présenté leur tauromachie : Emilio de Justo est un torero habile, mis en valeur il y a 10 ans par notre torero français Ludovic Lelong, Luisito, résidant à Sanlucar de Barrameda. Cela lui permit de changer de niveau en entrant dans le groupe Tauroemocion. Juan Ortega, dans son style sévillan et ses recherches d’esthétisme, n’a pas su s’adapter aux toros d’El Parralejo.</p>								</div>
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									<p>La journée de clôture de la Feria a été contrariée par des décisions des Présidences particulièrement dans l’attribution des trophées pour la novillada piquée matinale et surtout pour la corrida des toros de Margé. Cette dernière a créé de nombreuses réactions du public et de l’aficion suivies de litiges plus ou moins violents avec les décisions prises par le Palco.</p>
<p>Le rôle du Président est de faire appliquer le règlement taurin avec l’aide de l’Alguazil, ce qui est facilité de nos jours par l’aide éventuelle des téléphones mobiles.</p>
<p>Je pense que la décision est injuste pour le novillero Clovis le privant d’une récompense après sa faena au 4<sup>ème</sup>. Il sortit par la grande porte avec Olga Casado qui triompha avec le bon novillo de Margé qu’elle a toréé après la blessure de Victor.</p>								</div>
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									<p>Le matador Christian Parejo fut privé d’une oreille demandée majoritairement par le public stupéfait de cette décision incompréhensible qui le priva d’une sortie en triomphe des arènes par la grande porte. Christian Parejo qui sauva cette corrida exigeante des toros de Margé, était d’autant plus lésé que cette corrida était sa première de la temporada, précédant sa deuxième à Las Ventas de Madrid le 27 août. Certains, connaissant les difficultés traversées par le jeune biterro-chiclanero, ont réagi très violemment après le festejo litigieux car ils considéraient, comme une large majorité du public, que le prétexte de la présidence, insuffisance de mouchoirs, était incompréhensible pour ne pas dire plus.</p>								</div>
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									<p>Nous reviendrons prochainement sur les actuations de l’ancien élève de l’École Taurine de Béziers le 2 octobre à Madrid après son succès important du 27 août. N’oublions pas qu’il avait été désigné torero triomphateur de la Feria de Béziers 2025 avec 4 oreilles ce qui n’eut aucun effet sur les empresas françaises en 2026.</p>
<p>Les aficionados et les clubs taurins doivent garder leur maîtrise dans ces conditions même si nous sommes obligés de constater qu’un climat, qui peut paraître entretenu, risque de porter tort à la corrida à Béziers qui a besoin de valoriser les points positifs pour faire face aux difficultés précitées.</p>								</div>
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									<p>Le responsable de rédaction : Francis ANDREU</p>								</div>
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		<title>Édito n° 23 – Juillet 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Emmanuelle Camous]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jul 2026 06:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editorial]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="12846" class="elementor elementor-12846" data-elementor-post-type="post">
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<p class="wp-block-paragraph" style="text-align: center;"><strong><span style="color: #000000;">« BEAUCOUP TROP DE FAENAS DURENT 10 MINUTES »</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #000000;"></span></strong></p>
<p class="wp-block-paragraph" style="text-align: center;"><strong><span style="color: #000000;">(ci-dessus Antonio Chenel dit ANTOÑETE)</span></strong></p>
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									<p>Lors de la session Formation de l’UTB le 10 juillet, nous avons pu, grâce au travail de Diego Alcalde, revoir avec précision des images sélectionnées des reportages télévisées de la dernière San Isidro. C’était le cas des faenas des corridas de Morante de la Puebla et d’Andrès Roca Rey. Elles nous montrent, après coup, les comportements antérieurs des toros et l’engagement des deux maestros, toujours motivés par le triomphe, qui ont causé ces graves blessures malgré les signes précurseurs de leurs adversaires. Quelles images étonnantes d’Andrès Roca Rey, encore dans le ruedo, porté vers l’infirmerie par les autres toreros après ses deux cornadas à l’estocade. Le Maestro péruvien garde sa lucidité pour voir si le toro tombe sans descabello, lui permettant d’obtenir les deux oreilles après sa faena impressionnante.</p>								</div>
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									<p>Nous avons pu aussi apprécier dans le détail la faena exceptionnelle de Sébastien Castella motivé par l’objectif de deux oreilles à Las Ventas face à l’excellent toro de Victoriano del Rio qui fut récompensé comme meilleure de la Feria. Pourtant il faillit recevoir les trois avis suite à ses échecs à l’estocade et aux 4 descabellos. Cette actuation de Sébastien fut marquée, tant par l’imagination artistique que par les détails techniques qui restèrent malheureusement inachevés par le <em>pinchazo hondo</em> (profond) et par les multiples échecs avec le verdugo. Ils faillirent entraîner la sanction du troisième avis qui aurait pu reconduire le matador et sa cuadrilla dans le callejon sans avoir pu tuer le toro dans les 15 minutes, conformément au règlement taurin.</p>								</div>
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									<p>Nous avons échangé nos idées sur les raisons de cet échec qui priva le Maestro de Béziers d’un des plus importants succès de sa carrière. Nous sommes arrivés à la conclusion que la longueur limite (10 minutes) de la faena pouvait être la cause de cet échec, surtout en raison de la précipitation et de la déception du maestro qui percevait la perte de son triomphe qui aurait dû en son temps se terminer potentiellement par l’attribution de la queue comme « maximo trofeo ».</p>
<p>N’oublions pas que le dernier torero à recevoir ces trophées à Las Ventas fut Sebastian Palomo Linares le 22 mai 1972 après son actuation polémiste face au toro « Cigaron » d’Atanasio Fernandez.</p>
<p>Ces faenas longues jusqu’à l’avis des 10 minutes démontrent trop souvent que cet excès a des effets négatifs, tant sur le toro que sur le torero qui paraît retarder le moment extrême de la mise à mort pour convaincre le public, à la recherche de l’émotion, par des passes de « cercania », des manoletinas, bernardinas, arruzinas… Ces passes n’ont pas l’effet escompté car le toro est trop souvent arrêté après plus de 10 minutes de faena. Il ne faut pas rechercher systématiquement des prestations courtes mais des prestations complètes.</p>
<p>Ce n’est pas le cas de Castella face à l’excellent Victoriano qu’il avait très bien torée, obtenant dès les premières minutes l’appui inconditionnel du public. Les rares petits sifflets des « spécialistes » du tendido 7 ne sont apparus qu’à la fin de cette faena. Si c’était pour faire remarquer que la faena s’allongeait perdant d’intensité, c’était peut-être compréhensible mais déplacé en tenant compte de la qualité obtenue jusque-là par le torero.</p>
<p>Dans la suite de nos commentaires, nous avons estimé que l’abandon de l’épée de mort pour « l’ayuda » devenu habituel, pouvait avoir des conséquences négatives. Outre la perte de plus d’une minute pour récupérer l’espada au burladero, il faut ajouter la reprise en main du toro parfois déplacé par les banderilleros. Le maestro doit trop souvent reprendre son contact, sa maîtrise sur son adversaire pour terminer sa faena et replacer le toro dans une position adéquate. L’effet de ces actions peut être négatif sur le toro alors qu’il était bien dominé au moment où le maestro le laisse pour récupérer l’espada.</p>								</div>
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									<p>Cette pratique ne s’est généralisée que dans les années 80 dans les arènes de 1<sup>ère</sup> catégorie en Espagne. Un représentant de l’Organisation devait circuler dans le callejon avant le paseo, annonçant sur un panneau que tel torero avait présenté un certificat médical pour l’autoriser à toréer avec l’ayuda. Il faut savoir que quelques toreros ont continué à utiliser, avec succès, jusqu’au début des années 2000, l’épée de mort durant la faena.</p>
<p>Ce fut le cas de Juan Mora qui, lors d’une de ses dernières faenas, obtint un succès majeur auprès du public après avoir effectué une quinzaine de passes dominatrices et majestueuses et tué d’une grande épée efficace, sans cérémonial préparatoire, sous les applaudissements vibrants de l’aficion étonnée mais séduite. Je ne juge pas la décision des toreros de toréer pendant la faena de muleta avec l’ayuda si c’est nécessaire. La main droite utilisée pour tenir l’épée et entrer a matar est parfois blessée par des chocs antérieurs importants et doit être soulagée du poids de l’épée pendant la faena. C’est l’argument qui ressort du monde de la tauromachie mais il est regrettable pour la réalisation idéale de la suerte suprême. Le torero pourrait profiter de sa domination dans la meilleure des conditions, tant psychique avec le pouvoir de domination sur le toro, que physique.</p>
<p>Raccourcir la durée des faenas me paraît la meilleure solution pour faciliter le succès du torero. J’ai lu récemment le chroniqueur taurin Carlos Bueno qui estime que les faenas où l’on entend les premiers avis des 10 minutes sont devenues très fréquentes. Trop souvent, le torero continue parfois comme s’il n’en était rien, mais après le deuxième avis la tension apparaît chez le maestro et dans la cuadrilla. Dans ces conditions la faena ne peut se terminer dans la sérénité et la concentration nécessaires pour une conclusion efficace et encore plus avec l’utilisation du descabello. Carlos Bueno nous rappelle la déclaration du Maestro Antoñete « Il y a des corridas qui durent 4 minutes et beaucoup trop durent dix. Mais dans une grande corrida, on ne compte pas plus de vingt passes parfaites à la muleta ». Le Maestro doit être persuadé qu’une prestation n’est complète que lorsqu’il a exprimé tout ce que le toro et le torero peuvent offrir et non lorsque le temps règlementaire est écoulé.</p>								</div>
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									<p>Ces incidents au moment de la mise à mort proviennent aussi de difficultés pour le torero à cadrer le toro avant de s’engager ou du manque de confiance avant le geste majeur. Aujourd’hui, le premier avertissement sonne trop souvent avant que le torero ne soit préparé à utiliser l’épée de mort alors que l’intensité de la faena a déjà baissé. Le torero se raccroche à des effets spectaculaires mais inefficaces dans la lidia pour améliorer son image vis-à-vis du public avant la fin de la faena de muleta.</p>
<p>N’oublions pas que ce n’était pas le cas de la faena de Sébastien Castella à Las Ventas qui s’est exprimé parfaitement jusqu’à la phase de préparation à l’exécution de l’estocade. Malheureusement le <em>pinchazo hondo</em> donne un résultat insuffisant et se conclut par les échecs au descabello détruisant ainsi le triomphe attendu.</p>
<p>Cette analyse détaillée, grâce aux images enregistrées, nous a permis d’aborder l’évolution de la tauromachie depuis une quarantaine d’années, dans la partie cruciale de la mise à mort qui reste le moment majeur et conclut historiquement l’impact d’une faena.</p>								</div>
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									<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Pour conclure sur cette soirée positive, je tiens à souligner que la mobilisation de l’aficion locale pour tel ou tel torero est tout à fait normale mais ne nécessite pas l’instauration de luttes intestines entre les aficionados.</p>
<p>La competencia entre eux doit avoir des objectifs positifs car dans le cas contraire elle peut nuire à tous et même au dynamisme de la corrida dans le Biterrois en général.</p>
<p>Ma présence dans ce monde taurin local depuis près de 60 ans m’a fait connaître dans le passé le même genre de situations. Elles ont eu un effet négatif global à Béziers sur notre passion et il a fallu déployer beaucoup d’efforts pour la reconstruire.</p>
<p>Nous ne devons avoir qu’un seul objectif : faire vivre notre passion dans la sérénité.</p>
<p> </p>
<p>Le responsable de rédaction : Francis ANDREU</p>								</div>
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		<title>Édito n° 22 – Juin 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Emmanuelle Camous]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 14:05:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« YOU ARE ALWAYS ON MY MIND » « VOUS ÊTES TOUJOURS DANS MON ESPRIT » Le chant country de Willie Nelson « You are always on my mind » reste pour moi une référence, tant pour la signification du titre que pour la mélodie interprétée par la voix légendaire d’Elvis Presley qui l’a fait connaître dans le monde en 1972. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="12613" class="elementor elementor-12613" data-elementor-post-type="post">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>« YOU ARE ALWAYS ON MY MIND »</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>« VOUS ÊTES TOUJOURS DANS MON ESPRIT »</strong></p>
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									<p>Le chant country de Willie Nelson « You are always on my mind » reste pour moi une référence, tant pour la signification du titre que pour la mélodie interprétée par la voix légendaire d’Elvis Presley qui l’a fait connaître dans le monde en 1972.</p>
<p>Je l’ai choisi pour faire écho à mon engagement admiratif pour ces héros que je veux honorer dans ces lignes. Je veux rappeler aux aficionados biterrois à la corrida de toros, tous ces évènements que j’ai vécus et qui tiennent une grande place dans ma mémoire. Certes, ils ne sont pas les seuls mais ils représentent bien ma vision de la tauromachie.</p>
<p>Ce titre peut être appliqué à d’autres activités mais cet édito est bien sûr limité au monde de la corrida que j’ai connu dès ma jeunesse.</p>
<p>Je revois en premier ces personnages biterrois que j’ai vu œuvrer par passion pour la vie et la progression de la tauromachie dans nos terres dès la fin des années 50.</p>
<p>J’ai pu connaître Raoul Albert « Raoulet », Vincent Naquer, <a href="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/castella-epaules-1-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12619 alignleft" src="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/castella-epaules-1-1-169x300.jpeg" alt="" width="169" height="300" srcset="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/castella-epaules-1-1-169x300.jpeg 169w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/castella-epaules-1-1-577x1024.jpeg 577w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/castella-epaules-1-1-768x1363.jpeg 768w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/castella-epaules-1-1-866x1536.jpeg 866w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/castella-epaules-1-1.jpeg 1154w" sizes="(max-width: 169px) 100vw, 169px" /></a> Christian Coll, Fernand Clergue, Yvan Combes… et le jeune André Castella. Plus tard, les valeureux Jean-Bernard Escafit, Claude Naquer… qui ont su relancer l’Ecole Taurine Biterroise qui prit la suite de celle du Club Taurin Franco-Espagnol des frères Pérez pour accueillir les jeunes biterrois passionnés par les affrontements avec les toros.</p>
<p>J’ai pu m’impliquer dans ce monde en appréciant le rôle de Claude Naquer (fils de Vincent) qui accompagnait le jeune Sébastien Castella (fils d’André) au début des années 90. Il sut me convaincre de proposer des anoubles ou petits becerros au jeune Sébastien dans les arènes de Palavas où, en plus des corridas, j’organisais des toros piscines dans lesquels il intervenait, en intermède, devant les vacanciers et les amateurs de ces jeux. Plus tard, j’ai vu les progrès de Sébastien à Portiragnes et je l’ai mis, avec l’aficion d’Aignan en 1997, au cartel pour sa première novillada sans picador, vêtu de lumières, alternant avec David Fandila (El Fandi) et en 1998 avec Julien Lescarret.<a href="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/rsz_sebastiany_flor_8-25_027-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12621 alignright" src="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/rsz_sebastiany_flor_8-25_027-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" srcset="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/rsz_sebastiany_flor_8-25_027-200x300.jpg 200w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/rsz_sebastiany_flor_8-25_027-681x1024.jpg 681w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/rsz_sebastiany_flor_8-25_027-768x1155.jpg 768w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/rsz_sebastiany_flor_8-25_027-1022x1536.jpg 1022w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/rsz_sebastiany_flor_8-25_027-1362x2048.jpg 1362w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/rsz_sebastiany_flor_8-25_027-scaled.jpg 1703w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a><a href="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Vincent-Naquer.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12700 alignleft" src="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Vincent-Naquer-300x278.jpeg" alt="" width="300" height="278" srcset="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Vincent-Naquer-300x278.jpeg 300w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Vincent-Naquer-1024x947.jpeg 1024w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Vincent-Naquer-768x711.jpeg 768w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Vincent-Naquer-1536x1421.jpeg 1536w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Vincent-Naquer.jpeg 1939w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Vincent Naquer</p>								</div>
				</div>
				</div>
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									<p>Depuis 1996, la Corrida de Pâques à Aignan (32) où j’ai collaboré avec les aficionados locaux, est toujours précédée d’une novillada matinale. Nous pouvons être fiers du chemin exceptionnel de Sébastien Castella, matador de toros français au plus haut niveau mondial qui débuta dans cette petite ville du Gers. Aujourd’hui, il vient de recevoir le Prix de la Meilleure Faena de la San Isidro 2026.</p>
<p>Dans ce chemin initiatique de la tauromachie à Béziers, quatre nouveaux élèves ont pris l’alternative de matador de toros : Tomas Cerqueira, Cayetano Ortiz, Carlos Olsina, Clemente Jaume, sans oublier le jeune andalou Christian Parejo, membre de l’école taurine.</p>
<p>Je ne puis citer le nom de tous les aficionados ni de tous les élèves ou pratiquants qui ont participé directement à cette aventure mais je porte à tous mon respect dans mes souvenirs.</p>
<p>De nos jours, je tiens à souligner les progrès du jeune biterrois Esteban Navarro. Pour sa première vraie temporada de novillero, il vient de remporter le prix Sébastien Castella de Bellegarde (30) et il a participé au Bolsin organisé dans les prestigieuses arènes de Cordoue en coupant 2 oreilles et la queue de son novillo, devant 5 jeunes d’écoles taurines espagnoles.</p>
<p>Le chemin est encore très long mais nous ne pouvons que l’encourager ainsi que son professeur Tomas Cerqueira.</p>
<p>Dans les années 50, enfant, résidant au boulevard de Genève, j’ai pu voir le public descendant à pied après la corrida, vers l’avenue Saint-Saëns. Plus tard, j’ai assisté à de grands spectacles musicaux, à des toros piscines… Mes parents n’avaient aucun intérêt pour la corrida et ce sont nos grands-pères qui nous y amenèrent quelquefois. Je me rappelle notamment la première corrida à Béziers du torero sévillan Francisco Camino en juin 1961, avec Diego Puerta qui l’accompagnera plus de 20 ans dans les ruedos. Je vis toréer souvent cette paire, par la suite accompagnée de SM El Viti. Ils étaient des toreros importants, sérieux et honorant leur image. Un jour, placé près du callejon à l’ombre, je portais mon attention sur le jeune Camino qui paraissait bien plus jeune que ses 20 ans. <a href="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/camino-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12733 alignleft" src="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/camino-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" srcset="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/camino-200x300.jpg 200w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/camino-681x1024.jpg 681w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/camino-768x1155.jpg 768w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/camino-1022x1536.jpg 1022w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/camino-1362x2048.jpg 1362w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/camino-scaled.jpg 1703w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a> Je comprends pourquoi la Presse l’appela « El niño sabio de Camas » (l’enfant savant de Camas) alors que Diego Puerta a mérité son appellation de « Diego Valor ». Victoriano Valencia complétait le cartel. Sans écarter les autres toreros de grande qualité de l’époque que j’ai pu admirer, Francisco Camino reste pour moi « ma référence » de torero en me basant sur ses fondamentaux, tant avec le capote dans son style particulier que sa muleta où j’admirais le temple exceptionnel, sans oublier ses grandes estocades. Je ne me suis pas rendu compte ce jour-là de tous ces détails mais il m’avait attiré par sa différence par rapport à ses compañeros de cartel. Pour autant, il garda toujours sa discrétion, son calme et son respect du public. Je me souviens l’avoir croisé plus tard plusieurs fois à Séville, dans ce quartier des arènes, avec ses amis, vieilli par sa maladie, mais toujours aussi digne et discret.</p>
<p>Je n’ai pas choisi de m’exprimer pour faire valoir mes amis personnels mais sur des personnages que j’admire ; avec lesquels je me suis « croisé » dans les arènes ou au campo.</p>								</div>
				</div>
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									<p>Il est certain que Paco Ojeda est resté le torero qui <a href="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Edito-UTB-Juin-2026-003.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12711 alignright" src="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Edito-UTB-Juin-2026-003-201x300.jpg" alt="" width="201" height="300" srcset="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Edito-UTB-Juin-2026-003-201x300.jpg 201w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Edito-UTB-Juin-2026-003.jpg 536w" sizes="(max-width: 201px) 100vw, 201px" /></a>m’a le plus impressionné dans une corrida de toros à Béziers où il laissa un impact inoubliable sur toute l’aficion, le 17 août 1982 en compagnie de Nimeño II et du Yiyo. Le très jeune madrilène remplaçait le Maestro Antonio Chenel « Antoñete » blessé. Cette corrida présentait des toros d’Atanasio Fernandez, un peu faibles mais qui demandaient un toreo fondamental, précis et dominateur pour rester maître de son affrontement. Après nous avoir étonnés par ses passes de cape majestueuses et puissantes, Paco Ojeda s’est positionné avec sa muleta au centre du ruedo pour citer le toro, supporter sa charge longue. Il se plaçait sans bouger son corps ni perdre du terrain, pour recevoir la charge suivante dominée par le temple et la maîtrise. Au début, le public resta abasourdi. Nous venions de découvrir une autre tauromachie. Paco Ojeda fut engagé immédiatement par les arènes de Nîmes pour la Feria d’Automne et commença une carrière impressionnante qui prit le pouvoir du monde taurin en unissant la majorité, la puissance et la finesse de son art. « Je ne me suis jamais mis dans le terrain du toro, je cherche à mettre le toro dans mon terrain ». Il fit une carrière courte de matador de toros arrêtée en 1988 avant de réussir une activité de rejoneador brillante mais brève. Je suppose qu’il s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas aller plus loin, plus grand. Il a voulu « convertir dans son art la force du toro en noblesse ».</p>
<p>Au début des années 90, j’étais à Nîmes à l’époque des novilladas sous la bulle. Je vis pour la première fois Jose Tomas <a href="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Edito-UTB-Juin-2026-Jose-Toma.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12712 alignleft" src="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Edito-UTB-Juin-2026-Jose-Toma-300x201.jpg" alt="" width="300" height="201" srcset="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Edito-UTB-Juin-2026-Jose-Toma-300x201.jpg 300w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Edito-UTB-Juin-2026-Jose-Toma-768x514.jpg 768w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/Edito-UTB-Juin-2026-Jose-Toma.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>de près, dans le callejon. Il substituait au cartel le novillero El Pireo (fils) blessé. Je fus surpris de son comportement où prédominait le stoïcisme face au novillo que lui avait inculqué son préparateur Antonio Corbacho. Devant cette attitude, cette maîtrise, cette quiétude et son temple qui paraissait facile, j’ai dit à mes voisins « si les toros le respectent, il a une grande carrière devant lui ».</p>
<p>Après son alternative au Mexique en 1995, il surprit tout le monde par cette attitude qui paraissait l’amener à « oublier son corps » pour mieux faire parler son âme. Son toreo minimaliste et épuré le fait paraître austère, quasi mystique, dans une recherche constante de l’essence même de la tauromachie. À son retour à Madrid en 1996, il devint le « roi des arènes de Madrid » (7 fois par la grande porte). C’est l’époque où les aficionados murmurent dans les gradins « il place son corps là où les autres mettent la muleta ». S’ensuit un arrêt inattendu de 5 ans à partir de 2007. Quand il revint, Barcelone devint son arène fétiche. Il sortit 17 fois en triomphe de La Monumental.</p>								</div>
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									<p>La cornada impressionnante d’Aguascalientes au Mexique où il fut sauvé par les transfusions de sang sollicitées au mégaphone des arènes, va entraîner un changement complet de Jose Tomas qui torée très peu (moins de 5 corridas par an). En 2012, il torée seulement 3 corridas exceptionnelles. Le 16 septembre, il se présente seul devant 6 toros dans les arènes de Nîmes. Il arrive à faire des faenas éblouissantes, de conception différente à chaque toro. Le public reste ébahi devant une telle tarde de « no hay billetes ». Je crois pouvoir dire « you are always on <u>their</u> mind ».</p>
<p>Zocato écrivit qu’après la cornada d’avril 2000 à Zaragoza, le chirurgien qui intervint déclara : « Ce type est à part. Il a gardé dans sa cuisse un litre de sang. Il m’a avoué que quand il partait toréer, il laissait son corps à l’hôtel ».</p>
<p>L’empresa qui avait constitué un cartel de luxe pour la Feria de Béziers 1971 le transforma en tenant compte de la décision d’arrêt de sa carrière d’Antonio Ordoñez après ses échecs à San Sebastian. La substitution étant difficile, le cartel initial fut modifié par un mano a mano Francisco Camino et Francisco Rivera « Paquirri ». Antonio Ordoñez ne fit plus le paseo que dans son ruedo historique de Ronda. Cette décision eut un effet positif, tant au niveau qualitatif, étant donné la perte du moral d’Ordoñez, que quantitatif car les arènes étaient combles au moment du paseo avec la figura historique Paco Camino et le brillant Paquirri. Très précoce, il se présentait dans nos arènes alors qu’il avait pris l’alternative à 18 ans des mains de Francisco Camino. Paquirri toréait déjà plus de 80 corridas par an. Sa première alternative en 1966 fut reportée en raison d’une blessure dans le ruedo de Barcelone. Elle eut lieu le 18 mai 1967, cédée par Paco Camino (alternative en 1959) dont j’avais vu la présentation à Béziers en 1971.</p>								</div>
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									<p>Francisco Rivera Paquirri se présentait dans nos arènes ce 15 août 1971. Il remporta un succès historique lors d’une tarde exceptionnelle, coupant 6 oreilles et une queue face à 3 toros de Juan Pedro Domecq alors que Camino coupait 3 oreilles à 2 Juan Pedro, le sobrero d’Ana Romero ayant un comportement décevant. Le jeune Paquirri brilla toute l’après-midi dans les 3 tercios et triompha. Les arènes de Béziers étaient pleines : le public avait découvert SON TORERO qui toréa 14 corridas en 10 ans avec un grand succès populaire qui se maintint jusqu’en 1982.</p>
<p><a href="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/PAQUIRI-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-12717 alignleft" src="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/PAQUIRI-1-300x200.jpeg" alt="" width="329" height="219" srcset="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/PAQUIRI-1-300x200.jpeg 300w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/PAQUIRI-1-1024x681.jpeg 1024w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/PAQUIRI-1-768x511.jpeg 768w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/PAQUIRI-1-1536x1022.jpeg 1536w, https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/PAQUIRI-1.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 329px) 100vw, 329px" /></a></p>
<p style="padding-left: 40px;"><a href="https://uniontaurinebeziers.com/wp-content/uploads/2026/06/paquiri.jpeg"> </a></p>
<p> </p>
<p>L’aficion biterroise ressentit un choc important à la mort tragique de Paquirri suite à une gravissime cornada dans les arènes de Pozoblanco. Il décéda à Cordoue le 26 septembre 1984 pendant son transport à l’hôpital, les arènes de Pozoblanco n’ayant aucune capacité d’intervention face à une telle blessure. Les images de la télévision espagnole de la cornada et de son transfert à l’infirmerie dans des conditions dramatiques insoutenables : « You are always on <u>our</u> mind ».</p>								</div>
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									<p>Si nous restons dans le domaine des sensations inoubliables, je dois évoquer deux souvenirs émus du Maestro Rafael de Paula.</p>
<p>Tout d’abord, pour le Bicentenaire des arènes d’Aranjuez le 5 juin 1997, j’organisais une corrida avec un cartel andalou : Curro Romero, Rafael de Paula et le jeune Francisco Rivera Ordoñez. Après le tercio de piques, Rafael se dirigea, de sa démarche particulière, handicapé par l’état catastrophique de ses genoux, vers le centre du ruedo avec son capote pour exécuter un quite. Tout le monde, public et toreros, connaissait son génie mais aussi ses difficultés physiques. On pouvait craindre un grave accident. Tous les professionnels du callejon étaient préoccupés, notamment le jeune Rivera Ordoñez qui s’était positionné à la bouche du burladero. Rafael réalisa une série de véroniques, dans le style qui le caractérisait, rematées par une demie inégalable. C’était magique, accompagné par le public debout et les toreros intervenant en courant dès le remate.</p>
<p>Après cette tarde inoubliable, j’ai retrouvé un commentaire du fameux chroniqueur madrilène Joaquim Vidal sur un quite réalisé par Rafael de Paula sur le toro de Julio Robles lors de sa confirmation d‘alternative pendant la San Isidro de mai 1974 « Le goût, l’inspiration, la plénitude interprétés dans le quite de Rafael ; la tauromachie à la véronique et la demi-véronique avec des connotations belmontiennes et achevée derrière la hanche, ont provoqué un authentique tumulte ». Il a même fait taire le 7. Cela correspond à la sensation éprouvée à Aranjuez. La référence belmontienne s’explique car Juan Belmonte prit sous sa protection le jeune gitan à ses débuts.</p>
<p>Ce souvenir heureux, je dirai même merveilleux, est d’autant plus sensible que j’étais à la Feria de Jerez en 2000 pour une corrida avec Curro Romero et Paula accompagnés de Finito de Cordoba. Ce jour-là, après deux bonnes faenas dans son style tant avec la cape qu’avec la muleta, l’incapacité totale de son genou gauche ne permit pas à Rafael de Paula d’exécuter l’estocade devant ses deux adversaires. Après l’entrée du deuxième toro vivant au toril, il se dirigea vers le burladero des cuadrillas et s’arracha la coleta avec rage. Sa sincérité et son désespoir déclenchèrent une grande émotion, tant dans le public que parmi ses compagnons et ses amis Jerezanos. Comment oublier ? Il ne fit plus jamais le paseo.</p>
<p>Bien que dans ma vie d’aficionado j’ai pu voyager dans 4 pays d’Amérique Latine, au Portugal et bien entendu en Espagne, sans oublier les arènes françaises, j’ai voulu garder en majorité mes références françaises dans cette liste de souvenirs taurins « Always on my mind » et j’ai voulu terminer par la corrida du 15 août 1983 dans les arènes du Plateau de Valras, pleines « hasta arriba ». Au paseo : 3 toreros appréciés à Béziers pour leurs qualités toreras, leur volonté et leur courage. Les toros envoyés par Don Fernando Miura, magnifiques de présentation, face à ces 3 combattants historiques, se sont montrés puissants, agressifs et braves. Cette bravoure, à l’origine de leur noblesse exigeante, permit aux 3 toreros de démontrer leur pouvoir et leur courage. La dépouille du toro Mirlito fit un tour de piste (3 piques) avec 2 oreilles pour Nimeño II. Le Docteur Marc, Président historique de l’Union Taurine, estima que Malavista et Andaluz méritaient le même honneur. Les trois toreros ont exprimé, dès les premières paires de banderilles, leur engagement et leur responsabilité devant des arènes pleines, avec des cris de triomphe et d’exaltation vis-à-vis des toreros et des toros, sans oublier les silences effrayés lors d’affrontements périlleux. Les trois toreros durent passer par l’infirmerie, chacun à leur tour, pour des cornadas ou des chocs très violents.</p>
<p>L’objectif n’est pas de vous décrire le détail de cette tarde inoubliable mais elle reste encore à mes yeux la corrida symbolique des arènes de Béziers de l’époque moderne.</p>
<p>La vuelta al ruedo finale de Nimeño II, Victor Mendes accompagnés du Mayoral de Miura et du picador Mejorcito, est restée dans ma tête « on my mind » alors que Richard Milian était à l’infirmerie pour une cornada au 6<sup>ème</sup>. Je sortis des arènes, épuisé par l’émotion, la tension nerveuse et la fin de faena que Milian termina jusqu’à l’estocade finale. Précisons que la tête de Mirlito et la chaquetilla de Mejorcito sont en bonne place au Musée Taurin de Béziers.</p>
<p>Certains peuvent s’étonner que Morante de la Puebla n’entre pas dans cette liste. En fait, ceux qui connaissent mes éditos, savent que je considère Morante, notamment depuis ces cinq dernières temporadas et le début 2026, comme le matador le plus important en activité, tant pour son talent que pour sa personnalité touchante devant les difficultés qu’il a connues depuis le début de sa carrière. J’étais à Guillena le 16 avril 1974 pour sa première novillada piquée : c’était un enfant surdoué. Il réalise ces dernières années, une carrière historique.</p>
<p>J’ai choisi des faits anciens qui m’ont touché directement, à plusieurs titres et à l’impact qu’ils ont eu sur le public et restent encore « on my mind ».</p>								</div>
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									<p>Le responsable de rédaction : Francis ANDREU</p>								</div>
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		<title>Édito n° 21 – Mai 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Emmanuelle Camous]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 09:28:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>APRÈS SÉVILLE, LA SAN ISIDRO DE MADRID   La Feria de la San Isidro a commencé le 10 mai avec une sortie par la Grande Porte d’Alejandro Talavante qui a coupé les deux oreilles du 4ème toro du lot de Nuñez del Cuvillo, décevants pour les 5 autres. Le torero extremeño a utilisé la noblesse [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="12561" class="elementor elementor-12561" data-elementor-post-type="post">
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<p class="wp-block-paragraph" style="text-align: center;"><strong>APRÈS SÉVILLE, LA SAN ISIDRO DE MADRID</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph"> </p>
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									<p>La Feria de la San Isidro a commencé le 10 mai avec une sortie par la Grande Porte d’Alejandro Talavante qui a coupé les deux oreilles du 4<sup>ème</sup> toro du lot de Nuñez del Cuvillo, décevants pour les 5 autres. Le torero extremeño a utilisé la noblesse de son adversaire réalisant enfin une faena importante devant un toro de qualité qui est allé « a mas ». Ce torero a montré depuis quelques années une inconstance et un manque de profondeur dans son toreo que nous connaissons brillant depuis ses débuts comme novillero. C’est sa septième sortie par la Grande Porte de Las Ventas. Souhaitons qu’elle sache lui rendre « l’envie » pour revenir dans sa lutte avec ses concurrents prestigieux.</p>
<p>Le point majeur des arènes de Madrid, déjà constaté lors de la dernière temporada, est un succès populaire enregistrant des entrées importantes, avec des « no hay billetes ». Le constat positif est l’intérêt de la jeunesse, contrairement aux volontés de Pedro Sanchez, en accord avec les partis indépendantistes importants, de nuire à la fréquentation des jeunes.</p>								</div>
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									<p>La Feria de Séville a enregistré deux évènements notables avec les graves blessures des deux toreros majeurs de l’actualité taurine.</p>
<p>Il est évident que Morante de la Puebla vient de réaliser 5 temporadas exceptionnelles qui s’étaient terminées par l’acte inattendu de sa « coleta » à la fin de cette fameuse corrida de la Feria d’octobre. Ce geste symbolique inquiéta la Planète Corrida pendant plusieurs semaines étant donné le rôle joué par le Maestro de la Puebla depuis 2020. Sa décision de continuer, annoncée avant la publication des cartels de Séville, a permis de le revoir à la Maestranza dans ses triomphes. Hélas, la dramatique cornada du toro de Garcia Jimenez pouvait faire craindre des conséquences sur sa temporada. Heureusement Morante annonça son retour pour la Feria de Jerez les 15 et 16 mai.</p>								</div>
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									<p>La grave cornada d’Andrès Roca Rey devant les Garcia Jimenez, augmenta les inquiétudes des empresas et du public. Toujours animée par la puissance de sa technique, par son pouvoir devant les toros, sa toreria, renforcés par sa volonté de competencia avec les meilleurs, il avait déjà marqué son début de feria par son actuation devant son deuxième toro de Garcigrande en coupant une oreille « de peso » avec une grande pétition pour la seconde. Il a confirmé sa volonté de revenir à son niveau, après une saison 2025 « tibia » (tiède).</p>								</div>
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									<p>Dans la corrida de Victoriano del Rio, Andrès réalisa face au cinquième toro (toros de Cortes) une grande faena en prenant beaucoup de risques avec temple et maîtrise. Au moment de l’estocade, le toro encore agressif, anticipa la charge et lui infligea une cornada dramatique de 2 trajectoires (15 et 20 cm) dans la cuisse, sans toucher heureusement les vaisseaux principaux. L’efficacité de l’estocade lui offrit l’attribution de 2 oreilles. L’intervention rapide de l’équipe médicale, la forme physique du torero et sa détermination lui permirent de se tester à l’entraînement et de confirmer 15 jours plus tard, le 15 mai, sa présence à la Feria del Caballo de Jerez de la Frontera.</p>
<p>Ces deux toreros ont montré, dans leur phase de montée en puissance de leur carrière, l’ambition nécessaire à leur succès.</p>
<p>David de Miranda, torero principal de la province de Huelva, apodéré par Enrique Ponce depuis le début de la temporada, s’est vu attribuer les trophées de Triomphateur de la Feria 2026 après sa sortie en triomphe par la Porte du Prince.</p>
<p>Torero classique, il a pu faire parler de lui dès 2019, en coupant deux oreilles et en sortant en triomphe par la porte de Las Ventas pour sa confirmation d’alternative. Des blessures, longues de récupération, avaient limité ses succès aux plazas d’Andalousie. David de Miranda, après l’indulto d’un toro dans les arènes de Huelva, triomphe à Séville en 2025 en sortant par la Porte du Prince après avoir coupé 3 oreilles aux toros d’El Parralejo. Espérons pour lui et les aficionados qu’ils vont se maintenir à ce niveau, pour le bien de tous.</p>
<p>C’est le sévillan Borja Jimenez qui a aussi marqué cette Feria. Ses débuts de matador de toros en 2015 n’ont pas confirmé ses actuations de novillero. Après 7 années difficiles, le changement de son apoderado-manager a créé une évolution dans son comportement dans le ruedo, notamment à Las Ventas et Béziers en 2025, qu’il a confirmé cette année à la Real Maestranza face aux Victorinos, malgré ses échecs à l’épée et ses succès face aux toros de Garcia Jimenez. Son échec à l’épée face au toro Clandestino qui venait de blesser Morante, lui fit perdre la Porte du Prince. Cette tarde pleine d’émotion, de 2 oreilles, a convaincu le public de la Maestranza.</p>
<p>Les trophées majeurs de la Feria attribués par la Real Maestranza et les prix Puerta del Principe du Corte Ingles :</p>
<p>&#8211; Triomphateur : David de Miranda</p>
<p>&#8211; Meilleure faena : Morante de la Puebla</p>
<p>&#8211; Meilleure estocade : Manuel Escribano</p>
<p>&#8211; Meilleur subalterne : Yvan Garcia</p>
<p>&#8211; Meilleur Ganaderia : Hermanos Garcia Jimenez</p>
<p>&#8211; Meilleur Toro : Secretario d’El Parralejo</p>								</div>
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									<p>La désignation unanime de Manuel Escribano pour la meilleure estocade, nous permet de mentionner le grand professionnalisme du torero de Gerena dans la corrida de Miura, avec 5 toros de plus de 600 kg. La lidia était compliquée par des instants de faiblesse des toros qui perturbaient parfois les charges. Ce furent des faenas millimétrées conclues par l’Estocade de la Feria au 4<sup>ème</sup> (1 oreille). Le troisième Miura, Lamparino, plus léger (560 kg) avait les qualités pour un triomphe de Roman gâché par deux échecs à l’épée du torero valencian.</p>
<p>Je tiens à commenter les résultats de la Feria Off de Béziers qui a permis de voir deux galas intéressants qui ont qualifié pour la finale des Journées Taurines 2026 : Christian Parejo, Solal, Carlos Olsina et El Rafi.</p>
<p>L’initiative de faire intervenir les jeunes aficionados aux présidences est particulièrement intéressante mais il faut conserver un équilibre indispensable :</p>
<p>&#8211; un Président expérimenté responsable, avec deux jeunes assesseurs à ses côtés, car il faut éviter des erreurs afin de conserver la crédibilité de ce type de spectacle taurin ;</p>
<p>&#8211; la capacité de faire face à des pressions extérieures dans le cadre du règlement taurin.</p>
<p>Nous pouvons nous réjouir de constater que la Feria de Jerez a vu réapparaître, comme ils l’avaient annoncé ces derniers jours, le retour dans le ruedo de Morante de la Puebla et d’Andrès Roca Rey après les blessures impressionnantes que nous avons pu voir pendant la Feria de Séville. Outre l’inauguration le 15 mai de la magnifique statue de son ami Rafael de Paula, Morante a pu couper 2 oreilles le 16 mai alors que Roca Rey a été le grand triomphateur du 15 mai en coupant 4 oreilles.</p>
<p>Quelles Figuras del Toreo !!!!</p>								</div>
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									<p>Vendredi 15 mai, Esteban Navarro de l&rsquo;Ecole Taurine de Béziers-Méditerranée remporte à Cordoue un rabo mérité et exceptionnel pour sa troisième novillade en habit de lumière. </p>								</div>
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									<p>Le responsable de rédaction : Francis ANDREU</p>								</div>
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		<title>Édito n° 20 – Avril 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Emmanuelle Camous]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 16:31:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>LES FERIAS DU PRINTEMPS Après l’agréable Feria d’Olivenza (6,7,8 mars), les férias majeures de Valencia, Castellon, les Fallas coïncident presque à la mi-mars. Cette année, la Feria de la Magdalena a ouvert les 8 et 9 par 2 corridas marquées par les fêtes locales de la cité pour les « Primers de los Canies.. » [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>LES FERIAS DU PRINTEMPS</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph">Après l’agréable Feria d’Olivenza (6,7,8 mars), les férias majeures de Valencia, Castellon, les Fallas coïncident presque à la mi-mars. Cette année, la Feria de la Magdalena a ouvert les 8 et 9 par 2 corridas marquées par les fêtes locales de la cité pour les « Primers de los Canies.. » et la procession jusqu’à l’ermitage de la Magdalena pour se terminer le dimanche 15 mars après 2 novilladas d’erales et 4 corridas. Les Fallas clôturent toujours le 19 mars pour la San Jose qui cette année tombait un jeudi après 6 corridas et 2 novilladas. Daniel Luque, apodéré cette année par Antonio Barrera, empresario du groupe mexico-espagnol Balleres-Chopera, a démarré en force comme triomphateur de la Feria de Castellon après 4 oreilles face aux Zalduendo (propriété du groupe créé par Alberto Balleres. Nous noterons aussi les succès du jeune Tomas Rufo face aux Montealto ainsi que Roca Rey, Pablo Aguado et Sébastien Castella. Pendant les Fallas voisines (70 km), le retour du jeune valencian Samuel Navalon a marqué le public après plusieurs mois d’absence suite à la grave cornada subie au mois de septembre. Roca Rey a démontré à Valencia ses forces physiques et mentales préparées à lutter pour la competencia avec ses compagnons, particulièrement avec Morante de la Puebla qui a fait le paseo le 5 avril à Séville.</p>
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									<p style="text-align: center;"><strong>LES CORRIDAS DE PÂQUES</strong></p>
<p> </p>
<p>Le retour de Morante de la Puebla pour la Corrida del Domingo de Resureccion à la Maestranza était attendu par l’ensemble du public et de l’aficion qui sont sortis convaincus par cette tarde organisée par la nouvelle empresa des arènes de Séville Jose Maria Garzon après plus de 90 ans de l’empresa Pagès.</p>
<p>Jose Maria Morante n’est pas le seul maestro à redécouvrir des suertes de la corrida comme la « Chicuelina » de Manuel Jimenez Chicuelo qui reste une passe de base de la tauromachie moderne. Jose Maria Manzanares (père) l’a exécutée plus tard main basse, alors que Paco Camino entourait sa tête des « vuelos » de sa cape. Les deux expressions étaient magnifiques et restent gravées dans ma mémoire et dans celle de l’aficion des années 60-80.</p>
<p>Comme ses prédécesseurs, Morante n’imite pas les suertes des anciens. En fait, il fait revivre l’inspiration initiale de ces figures en les adaptant à son « corte » personnel.</p>								</div>
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									<p>J’ai relu mon édito de septembre 2021 « Les Miura du Dimanche » : <em>Il se présenta à genoux, face au toro le long des tables pour réaliser un geste taurin que personne n’avait vu de nos jours. C’était indescriptible et inattendu pour la plupart d’entre nous. Il commença apparemment par une larga de rodillas !! tout en entourant la cape lentement et avec maîtrise sur le haut de son corps jusqu’au niveau des épaules. Il répéta cette suerte, à priori inconnue, alors qu’en fait elle était issue de la « Saga des Gallos ».</em> N’oublions pas que cette famille était composée de grands capeadores : le père Fernando Gomez El Gallo et ses fils Rafael Gomez El Gallo « Le divin chauve » et Jose Gomez Gallito ou Joselito.</p>								</div>
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									<p>De même, dans la corrida de ce 5 avril dernier, il prit la muleta dans sa droite et se rapprocha de son deuxième Garcigrande qui s’était réfugié dans les tablas. Sans le brusquer, en marchant, en conduisant le toro par une dizaine de passes devant son corps pour arriver jusqu’au tercios où il se positionna après un remate suave et dominateur pour suivre « erguido » (fièrement) par des derechazos tout aussi templés. J’espère que ma description vous a fait ressentir l’ensemble de ces passes.</p>
<p>Il faut donner l’origine de cette passe à Domingo Dominguin (père de la célèbre fratrie) qui apodérait au début des années 30 un jeune agriculteur laboureur de Borox (Tolède) : ce sera l’inoubliable Domingo Ortega. Le père Dominguin considéra que les toros de l’époque n’étaient pas compatibles avec la tauromachie, forte et impressionnante, que le Maestro de Triana Juan Belmonte, avait imposé en son temps (bilan de 1921 à 1936 : 9 matadors de toros et 48 novilleros moururent dans les arènes).</p>
<p>Domingo Ortega devint une figura légendaire du toreo avec une lenteur « andando con maestria », avec sa muleta en mouvement pour conduire la charge du toro avec douceur, sans provoquer une fougue désordonnée. Il marqua son époque.</p>								</div>
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												<figure class="wp-caption">
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									<p>Ce 5 avril, Morante a montré comment il savait s’adapter à la technique de Domingo Ortega, ajoutant sa touche artistique si personnelle. Il a coupé 2 oreilles à ce toro de Garcigrande réussissant à démontrer qu’il revenait avec une grande ambition et avec sa tauromachie d’exception.</p>
<p>Roca Rey ayant pinché son premier toro, il fit le maximum pour triompher. Il aurait pu couper 2 oreilles au cinquième si la Présidence avait suivi la pétition majoritaire.</p>
<p>Le torero de Huelva, David de Miranda, n’eut pas de chance au sorteo mais sa volonté et l’appui du public de Séville lui ont permis de recevoir une oreille du 6<sup>ème</sup>.</p>								</div>
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									<p>La temporada des corridas et ferias s’est ouverte en France pour le week-end Pascal à Arles et samedi 4 avril à Aignan. Les arènes gersoises ont connu, contrairement à ces dernières années, un très beau temps, avec un lot d’Aranz de Robles bien présenté : Alberto Lamelas, Rafael Serna et Dorian Canton coupèrent chacun une oreille. Bonne corrida.</p>
<p>La Feria d’Arles, ouverte par la traditionnelle Course Camarguaise (triomphes de Bajan de Laurent et du razeteur Cardenas), était suivie de la première corrida du vendredi devant ¾ d’arènes. Les toros de Garcigrande ont été particulièrement décevants tant par leur présentation que par leur faiblesse. Le tercio de piques fut pratiquement inexistant et 2 toros sortis en piste sont revenus aux corrales en raison de leur incapacité à combattre. Le sobrero de Jose Cruz fut acceptable contrairement au Blohorn.</p>
<p>Manzanares a pu sauver la sortie de son premier par sa technique habituelle, son élégance et son épée a recibir qui lui permit de couper l’oreille de son premier.</p>
<p>Talavante a coupé 2 oreilles à son second en réalisant une faena facile, trop longue face à un toro qui plut à une partie du public lui permettant d’ouvrir la grande porte.</p>
<p>Le jeune torero précoce Marco Pérez n’a pas été servi par le sorteo et fut peu efficace à l’épée. Il espérait mieux pour son retour dans les arènes de son mentor.</p>
<p>Le dimanche 5 avril, dans des arènes quasiment pleines, la corrida de Torrestrella bien présentée fut inégale dans son comportement, à l’exception des 4<sup>ème</sup> et 6<sup>ème</sup> plus braves.</p>
<p>Luque a pu se montrer à son avantage devant le bon 4<sup>ème</sup>, avec une faena sérieuse, technique, surtout à gauche et une bonne estocade, confirmant son triomphe de Castellon.</p>
<p>De Justo coupa 1 oreille après une faena templée et une grande estocade à son premier mais n’a pas convaincu le public au 5<sup>ème</sup> devant un toro peu propice au succès.</p>
<p>Le torero de Talaveira de la Reina, Tomas Rufo, dans le style sérieux qu’on lui connaît, coupa une oreille à chaque toro confirmant ses succès antérieurs dans les arènes majeures : Séville, Madrid et Nîmes.</p>								</div>
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									<p>La corrida du lundi après-midi a enregistré une entrée faible du public. Le ganadero portugais de Murteira Grave a amené une corrida homogène, bien présentée. Les quatre premiers se sont avérés compliqués, la faiblesse du quatrième n’a pas permis de le toréer.</p>
<p>Manuel Escribano, après une faena sérieuse et dominatrice devant le premier compliqué, a malheureusement conclu par un pinchazo. Il ne pouvait rien faire devant le 4<sup>ème, </sup>un invalide et dut abréger.</p>
<p>Colombo a pu couper une oreille devant le bon 5<sup>ème</sup>, avec son toreo spectaculaire mais trop racoleur.</p>
<p>Rafi obtint une oreille à son premier grâce à une bonne estocade, après une faena banale et une pétition du public voisin qui représentait plus de la moitié des spectateurs. Sa bonne faena à l’excellent 6<sup>ème</sup> lui a permis d’obtenir les deux oreilles.</p>
<p>Depuis plusieurs années, la fréquentation du public à la corrida du Lundi de Pâques aux arènes d’Arles est inquiétante (media plaza).</p>
<p>Il faut noter que les novilleros Julio Norte de Salamanque et Mario Villau de Barcelone dominent le début de temporada.</p>								</div>
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									<p>Le responsable de rédaction : Francis ANDREU</p>								</div>
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		<p>The post <a href="https://uniontaurinebeziers.com/edito-n-20-avril-2026/">Édito n° 20 – Avril 2026</a> appeared first on <a href="https://uniontaurinebeziers.com">Union Taurine Biterroise</a>.</p>
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		<title>DE PATRICE QUIOT 17 MAI 2023, Las Ventas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Emmanuelle Camous]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 12:37:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editorial]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="12065" class="elementor elementor-12065" data-elementor-post-type="post">
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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									<p>A l’occasion de récentes recherches pour la réalisation de prochains éditos, j’ai retrouvé le « poème » du grand aficionado Patrice Quiot, paru en 2023 sur le site Toro Fiesta, suite à une novillada de la San Isidro. Outre le talent et les connaissances de notre grand érudit nîmois, ce texte, dans son style si personnel, est basé sur la personnalité de « notre » jeune torero andalou Parejo. J’en ai retiré des extraits représentatifs qui montrent le grand respect et l’intérêt que lui porte notre intellectuel-poète-aficionado.<br />Ce texte vous est présenté avec l’autorisation de l’auteur et de Paul Hermé, responsable du site.</p>
<p style="text-align: center;">Benditas sean las c… de Parejo…<br />Madrid Plaza de toros de Las Ventas<br />Mercredi 17 mai<br />De Zaragoza viennent les deux Cardenos<br />Lui de Chiclana, mais aussi de Béziers ; vingt-trois ans il a<br />Et de la Meseta souffle le vent<br />Va « Embajador » le 72, son premier<br />Un Saltillo<br />Trois véroniques de plénitude<br />Le genou en terre<br />Lui au-delà de la seconde raie, en blanc</p>
<p style="text-align: center;">Le Cardeno s’arranque<br />La tête à mi-hauteur<br />L’ambassadeur annonce tout de suite<br />Que l’entrega n’est pas son truc</p>
<p style="text-align: center;">Talleyrand<br />Plus que Chateaubriand<br />Un diable<br />Compliqué<br />Est le 72<br />Et de la Meseta<br />Souffle<br />Le vent<br />Le tout en panneau<br />Danger<br />Goudron<br />Mais c’est Madrid, là où il se présente<br />En début de San Isidro<br />Et seize mille spectateurs<br />Alors « Decidio apostar Parejo (1a)» lira-t-on le lendemain<br />Et comme un pioupiou sur le front de la Somme,<br />Il va par statuaires<br />De franchise et droiture<br />A la seconde sur le piton droit</p>
<p style="text-align: center;">Llega la voltereta, tremenda<br />Una de susto comme un shrapnell (1) (2a)<br />Il reprend là où il fut interrompu<br />Altier<br />Comme un fantassin de l’An II<br />Déterminé<br />Comme un vigneron d’Argelliers (2)<br />En 1907<br />Le Cardeno est violent<br />Pire est le vent<br />Naturelles de face<br />Qui disent ce qu’il est<br />Torero depuis que su madre le pario<br />La chose est impossible<br />Meritoria faena que resultó compleja de rubricar con el acero por la condición del astado de mover la cara para un lado cuando el novillero se cruzaba y colocaba ». (3a)<br />Lira-t-on encore le jeudi.<br />La vertu de ses cojones<br />Est restée vaine.<br /> <br />«Tostadino» s’appelle son second<br />Muy Santa Coloma<br />De cuajo y cara. </p>
<p style="text-align: center;">Et de la Meseta <br />Souffle <br />Le vent<br /> <br />« Comenzó Parejo con buen ton sobre la diestra, cargando la suerte y llevando muy toreada la embestida» lira-t-on. (4a)<br /> <br />On peut difficilement mieux faire <br />Cela veut presque dire <br />A gauche, le cárdeno est fuyard et soso.<br /> Et se met dans les planches.<br /> <br />« No se amilanó (5a) el novillero que continuó intentando ordenar las embestidas ».<br /> <br />Mais <br />« Que voulez-vous que la bonne y fasse<br /> Quand le petit ne veut pas téter ? »<br /> <br />Un pinchazo et une entière trasera dessoudent le cárdeno.<br /> <br />Ovation<br />« Estaba ya la tarde metida en ambiente denso…<br />Parejo siguio cotizando una buena tarde, llena de valor » commentera la presse le lendemain (6a)<br />Cela veut dire des couilles<br />Et un torero</p>
<p style="text-align: center;">Aussi bien<br />A Chiclana<br />Qu’à Béziers</p>
<p>Commentaire :<br />La seule ovation du public fut pour Christian Parejo<br />Annexes :<br />(1) Projectile militaire créé pour ses effets meurtriers sur les troupes ou à découvert<br />(2) Marcelin Albert, cafetier d’Argeliers prit la tête de la Révolte des Vignerons du Midi en mai 1907 qui réunit 600 000 manifestants à  Montpellier. Incidents graves à Narbonne (7 morts). Manifestation à Béziers : les soldats du Régiment d’Agde se mutinent et viennent à Béziers soutenir la population contre l’Armée.<br />Traductions :<br />(1a) Il décida de parier Parejo<br />(2a) La voltereta arriva, terrible – Une d’effroi comme un shrapnell<br />(3a) Faena méritoire qui s’avéra complexe à conclure avec l’épée par le comportement de l’animal bougeant la tête quand le novillero se croisait et se positionnait face au novillo<br />(4a) Parejo commença sur un bon ton par la droite, chargeant la suerte et positionnant la charge très templée<br />(5a) Le novillero ne se découragea pas continuant à essayer d’ordonner les charges<br />(6a) L’ambiance de la tarde était extrêmement tendue. Parejo continua accomplissant une bonne tarde pleine de courage</p>
<p>Dans l’édito d’avril, nous ferons le point sur le début de la temporada après les Ferias d’Arles et de Séville, sans oublier Castellon, Valencia et les débuts étonnants de notre jeune Esteban Navarro, vainqueur du Trophée Castella de Bellegarde pour son premier paseo en costume de lumières.</p>
<p>Le responsable de rédaction : Francis ANDREU</p>								</div>
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					<h5 class="elementor-heading-title elementor-size-default">Esteban Navarro à Bellegarde (30)

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		<title>Édito n° 19 – Mars 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Emmanuelle Camous]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 10:03:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>BÉZIERS PAR BÉZIERS, POUR BÉZIERS L’annonce des cartels de la Féria de Séville nous donne la confirmation de la décision de Morante de la Puebla de reprendre son activité de matador de toros durant la temporada 2026, avec 4 corridas pour la Feria d’avril, sans oublier Jerez en mai. Sa participation à 2 corridas de [&#8230;]</p>
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					<h5 class="elementor-heading-title elementor-size-default">BÉZIERS PAR BÉZIERS, POUR BÉZIERS
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									<p>L’annonce des cartels de la Féria de Séville nous donne la confirmation de la décision de Morante de la Puebla de reprendre son activité de matador de toros durant la temporada 2026, avec 4 corridas pour la Feria d’avril, sans oublier Jerez en mai. Sa participation à 2 corridas de la Feria del Pilar de Saragosse en octobre a été incluse dans la candidature de l’empresa Matilla à la gestion de la plaza de la capitale aragonaise pour 3 ans. Morante a précisé qu’il prévoyait de diminuer sa présence dans les cartels mais, pourquoi pas, à Madrid en septembre. Simon Casas vient de l’annoncer pour le 23 mai à la Feria de Nîmes. Le torero de la Puebla est même présent pour 4 tardes au Puerto de Santa Maria au mois d’août et à la Goyesca de Ronda en septembre.</p>
<p>En France, les 3 arènes principales viennent de présenter leurs programmes pour les Ferias 2026 :</p>
<p>&#8211; Arles ouvrira, par sa Feria de Pâques le 4 avril, avec des cartels classiques marqués par l’absence de Sébastien Castella (?) ainsi que celle de Borja Jimenez apodéré, il est vrai, par un professionnel « indépendant ». Quant à Christian Parejo, il ne fera pas encore le paseo dans l’amphithéâtre arlésien. Pourquoi ? Il semblerait que l’empresa Jean-Baptiste Jalabert aurait un problème avec la tauromachie à Béziers. Le jeune Marco Pérez est inclus dans les 2 cartels de la temporada arlésienne : le 4 avril avec Manzanares, Talavante et dans la Goyesque de la Feria du Riz avec Roca Rey.</p>
<p>Les cartels de la Feria de Nîmes présentent plusieurs intérêts. Outre la présence de Morante, la majorité des toreros en tête de l’escalafon feront le paseo pour Pentecôte. Je remarque particulièrement la corrida du lundi avec les toros de Pedraza de Yeltes pour un mano a mano Borja Jimenez/Clemente.</p>								</div>
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									<p>La présentation du programme de la temporada 2026 à Béziers a été marquée par le rôle de Sébastien Castella et par ses déclarations dans le très beau Théâtre des Variétés rénové. Il a démontré sa volonté de donner aux arènes de sa ville l’image qu’elles méritent. Il confirme son engagement total, personnel et professionnel en devenant le personnage majeur de l’organisation des corridas.</p>
<p>Nous savions que le Maestro biterrois avait injecté récemment des capitaux qui le positionnent comme sauveteur et actionnaire majoritaire de la société Betarra. Tant dans son édito contenu dans le dossier de presse que dans sa présentation dans la salle des Variétés, on remarque son désir de « moderniser sans trahir notre essence, innover sans renoncer à nos racines ». Cette volonté de redonner à Béziers, avec Olivier Margé, sa personnalité et sa propre identité, me rappelle la déclaration historique des sauveurs de l’édifice des arènes en 1920 «Béziers par Béziers, pour Béziers ». J’ai défendu ce message dans plusieurs de mes éditos depuis plus de 10 ans. Les aficionados présents dans le théâtre le 26 février, ont ressenti cette volonté, tant dans la forme que sur le fond.</p>
<p>Les cartels sont au niveau de la démarche, que ce soit dans les 3 corridas que dans la course de Rejon où le leader incontesté Diego Ventura sera accompagné de Léa Vicens face aux toros de Bohorquez. Les autres élevages choisis présentent des références de qualité. Il serait souhaitable et intéressant que les lots d’El Parralejo, Garcia Jimenez et Margé soient présentés, dans les prochains mois, sur écran géant pour confirmer l’image qualitative indispensable à ce projet, telle que nous l’avons ressentie.</p>
<p>Le nombreux public présent aurait pu être encore plus important sans une sélection incompréhensible à l’entrée.</p>
<p>Certes, les aficionados, suivant leurs goûts, peuvent toujours regretter quelques absences ou les initiatives relatives au bétail de la novillada piquée du Tastevin d’Argent. Pour moi c’est contestable mais ce n’est pas l’essentiel. La présence d’Olga Casado à la novillada du Tastevin me paraît intéressante pour le public, de même pour Clovis de notre École Taurine après ses triomphes en France et en Espagne. J’aurais souhaité que Mario Vilau, le brillant novillero barcelonais soit inclus au cartel. Il aurait pu attirer les aficionados catalans pour la journée de clôture. J’espère que la corrida de Margé du 16 août, qui clôturera la Feria, sera choisie dans l’esprit que nous avons ressenti et permettra à « nos » Parejo et Olsina de triompher, accompagnés de l’expérimenté Juan Leal.</p>								</div>
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									<p>Saluons l’initiative de la Feria Off des 7 – 8 et 9 mai avec les deux galas taurins. Elle va dans le sens du message qui doit permettre un renouveau de l’aficion biterroise.</p><p>Si l’on tient compte des programmes de la temporada taurine 2026 à Boujan, nous pouvons espérer une activité importante de tauromachie dans le Biterrois. Cela ne signifie pas que nous devons nous refermer sur nous-mêmes pour défendre notre tradition. Bien au contraire, nous devons améliorer l’image de nos arènes pour accueillir nos visiteurs et leur faire connaître nos Ferias.</p><p>Rappelons que notre ville vient de récupérer un nouvel atout avec le renouveau du Théâtre des Variétés qui va enrichir le niveau culturel de notre cité.</p>								</div>
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									<p>Le responsable de rédaction : Francis ANDREU</p>								</div>
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		<title>Édito n° 18 – Février 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Emmanuelle Camous]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 09:11:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>STONE, CE MONDE EST STONE, JE CHERCHE LE SOLEIL AU MILIEU DE LA NUIT JE NE SAIS PAS SI C’EST LA TERRE QUI TOURNE A L’ENVERS… Ces vers, extraits de l’opéra-rock Starmania, sont adaptés au fonctionnement du monde taurin espagnol et français. Ce monde est fou, ne tourne pas rond et les lumières qui devaient [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="11820" class="elementor elementor-11820" data-elementor-post-type="post">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>STONE, CE MONDE EST STONE,</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>JE CHERCHE LE SOLEIL AU MILIEU DE LA NUIT</strong></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>JE NE SAIS PAS SI C’EST LA TERRE QUI TOURNE A L’ENVERS…</strong></p>
								</div>
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									<p>Ces vers, extraits de l’opéra-rock Starmania, sont adaptés au fonctionnement du monde taurin espagnol et français. Ce monde est fou, ne tourne pas rond et les lumières qui devaient l’éclairer restent trop éteintes.</p>
<p>Contrairement au personnage de Plamandon qui se désespère et reste abattu, je veux réagir et défendre l’avenir de la tauromachie de nos terres du Sud.</p>
<p>Morante de la Puebla a eu un rôle majeur dans les trois dernières temporadas en réveillant l’esprit de COMPETENCIA et d’ENTREGA qui a rempli les arènes tout en créant une jeune aficion. Je crains que l’annonce du retour « ciblé » de Morante ne puisse plus répondre éternellement à toutes les inquiétudes. Ce sont les accords et les échanges des empresas-apoderados qui bloquent l’absence d’émulation et freine l’arrivée de nouveaux toreros « non protégés ». Ils devraient penser à l’émergence de nouvelles personnalités pour bâtir l’avenir ou leur système bloqué nous ramènera aux périodes déficitaires et nous enlèvera l’alegria que nous avons pu connaître.</p>
<p>J’ai choisi le cas du jeune torero andalou Christian Parejo qui, après ses débuts intéressants à Chiclana à l’Escuela Francisco Montes Paquiro, vint dans nos terres à l’Ecole Taurine de Béziers. Il put rapidement, avec les conseils et le travail de Tomas Cerqueira, montrer ses qualités dans les novilladas sans picador en remportant le prix du triomphateur des Arènes du Sud-Ouest. L’année suivante, il confirma en devenant le premier novillero à remporter, la même année, les trophées du sud-ouest et du sud-est dans la catégorie avec picador.</p>
<p>Malgré une fracture du péroné, il confirma ses qualités en Espagne : Finaliste du Zapato de Plata d’Arnedo (annulée par le Covid), meilleure faena de la Feria d’Arganda del Rey en 2022 (2 oreilles) et sa présentation remarquée à Las Ventas de Madrid. Il revient dans a capitale madrilène et se qualifie (1 oreille) pour la Finale des Novilladas de l’Eté de Las Ventas qu’il ne peut terminer après une cornada à son premier toro. Malgré ce, il pourra prendre son alternative à Béziers des mains de Sébastien Castella avec qui il sortira en triomphe, dans des arènes qui lui ont fait confiance dès ses débuts. En 2024 (10 corridas – 14 oreilles) pour sa première temporada de matador : Béziers, Istres, Saint-Gilles pour le sud-est alors que dans le sud-ouest il ne peut toréer qu’à Aignan (1 oreille au Baltasar Iban) et à Bayonne où il triomphe en coupant 1 oreille face à son toro compliqué de la Corrida de l’Opportunité.</p>								</div>
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									<p>Malheureusement, en 2025, malgré le triomphe d’Aignan pour Pâques (3 oreilles) où il a convaincu tous les aficionados et les professionnels présents, il ne torée pas dans les corridas des férias du sud-ouest. Il terminera sa temporada grand triomphateur des arènes de Béziers (4 oreilles) et son encerrona à Boujan (5 oreilles) avec le premier no hay billetes de son histoire.</p>
<p>D’autres toreros comme Clemente…, ont connu cette situation malgré leurs succès antérieurs, immobilisés par le système.</p>
<p>Je regrette d’autant plus ce comportement « espagnolisé » que dans mon édito de janvier 2019 « Je me suis pris à rêver… », je confirmais que le sud-ouest, où j’ai organisé corridas et novilladas pendant près de 20 ans, avait le fonctionnement le plus performant de France.</p>
<p>L’implication des municipalités et des aficionados a permis de sauver les arènes de Bayonne il y a près de 40 ans. J’avais mis en exergue notamment, le fonctionnement des corridas à Dax en Régie Municipale, avec une Commission Taurine efficace à qui mon ami Pierre Molas avait permis de donner une image de qualité dans tout le monde taurin. Leur comportement permettait de négocier avec les professionnels espagnols en toute indépendance. Cette solution a permis de maintenir 4 arènes de 1<sup>ère</sup> catégorie dans les départements du Gers, Landes et Pyrénées plus de nombreuses arènes de 2<sup>ème</sup> catégorie de qualité.</p>
<p>En ce qui concerne les arènes majeures méditerranéennes, il faut noter que Christian Parejo n’a pas encore été invité à confirmer son alternative à Nîmes, malgré ses triomphes à Béziers, Bayonne, Istres, Saint-Gilles, Aignan… et son comportement reconnu pour sa confirmation à Madrid. Quant à Arles, c’est un mystère : Christian Parejo, triomphateur sur les temporadas françaises comme novillero pendant 2 ans, n’a jamais fait le paseo en 6 ans dans cette historique arène !</p>								</div>
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									<p>J’ai pris le cas de Christian Parejo car je connais ses qualités, tant pour sa tauromachie que pour son envie et ses rapports avec l’aficion française qui, en toute logique, attend beaucoup de la temporada 2026.</p>
<p>J’espère que des éléments extra-taurins qui tournent autour des organisateurs de corridas et des municipalités correspondantes, ne viendront pas détruire la singularité des organisations françaises du sud-ouest.</p>
<p>Quant aux empresas de Nîmes, d’Arles et de Béziers, qu’elles confortent leurs relations avec l’UVTF et l’Observatoire National des Cultures Taurines qui ont permis, en 20 ans, de stabiliser la situation de la corrida avec les Pouvoirs Publics et de faire face aux multiples attaques des divers anti-taurins. Le modèle espagnol des empresas a été un « fracaso » pendant 40 ans, conforté par le jeu de certaines Autonomies. Heureusement, les zones aficionadas ont su s’organiser au niveau politique, en relation avec la Fundacion del Toro de Lidia et les télévisions régionales aficionadas : Andalousie, Extremadura, Madrid, Valencia… pour donner l’envie à la jeunesse d’aller aux arènes et dans les écoles taurines.</p>								</div>
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									<p>Souhaitons que Christian Parejo, comme d’autres prétendants, puisse confirmer comme matador de toros son envie et sa toreria dans sa QUÊTE de reconnaissance. Il en rêve et il lutte depuis ses triomphes comme novillero. Il a quitté son pays adolescent en recherche de l’ETOILE que la France lui a apportée et qu’il veut voir s’épanouir dans les ruedos de ses succès de débutant<em>. </em></p>
<p><em>« Qu’il puisse voir à nouveau la Terre Tourner à l’Endroit dans la Lumière du Soleil »</em></p>								</div>
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									<p>Le responsable de rédaction : Francis ANDREU</p>								</div>
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		<title>Édito n° 17 – Janvier 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Emmanuelle Camous]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 09:25:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>ILS ONT FAIT CONNAÎTRE LA CORRIDA EN FRANCE Les prémices La Ville de Bayonne a connu, dès le XVIIIème siècle, des spectacles taurins organisés notamment à l’occasion de visites et d’événements princiers liés à l’Espagne voisine. Des jeux se déroulaient aussi dans les rues où la population courait les vaches et les taureaux vers les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="11524" class="elementor elementor-11524" data-elementor-post-type="post">
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									<p style="text-align: center;"><strong>ILS ONT FAIT CONNAÎTRE LA CORRIDA EN FRANCE</strong></p><p><strong>Les prémices </strong></p><p>La Ville de Bayonne a connu, dès le XVIIIème siècle, des spectacles taurins organisés notamment à l’occasion de visites et d’événements princiers liés à l’Espagne voisine. Des jeux se déroulaient aussi dans les rues où la population courait les vaches et les taureaux vers les abattoirs. La première représentation officielle fut organisée en 1701 à l’occasion de la visite de Philippe V, nouveau Roi d’Espagne, petit-fils de Louis XIV.</p><p>La première corrida de toros espagnole en France eut lieu à Bayonne le 21 août 1853, facilitée par la présence sur la côte basque de la famille impériale, Napoléon III et Eugénie de Montijo, espagnole d’origine aristocratique. En 1854, la résidence officielle d’été de la Cour Impériale à Biarritz va jouer un rôle important dans l’évolution du territoire basco-landais, de ses traditions et des plantations de ses forêts de pins maritimes (un millier d’hectares sur le territoire pour assainir ces zones).</p><p><strong>Les écrivains voyageurs</strong></p><p>Dès la fin du XVIIIème siècle, plusieurs personnages culturels représentatifs de l’époque, ont joué un rôle important dans la connaissance de la corrida espagnole en France, grâce à leurs écrits sur leurs voyages et séjours dans les terres hispaniques, attirés par la vie et les coutumes de la population espagnole. La place de la corrida dans leurs récits et les marques d’admiration, on pouvait même parler d’éblouissement, montre qu’elle les a touchés lorsqu’ils ont assisté à ce spectacle extrême, puissant et grandiose. La lecture du déroulement précis de la corrida espagnole du XVIIIème siècle attire les intellectuels, tant par les textes de l’illustre Théophile Gautier, écrivain, poète et critique d’art, que par ceux de Prosper Mérimée (1831) “Cruel ou non, le spectacle est si intéressant, il produit des émotions si puissantes que l’on ne peut y renoncer, lorsqu’on a résisté à l’effet de la première séance (partie)”. Nous pourrions citer d’autres auteurs, qualifiés de Romantiques français, comme Alexandre Dumas ou Edgar Quinet qui écrivit “jamais songe ne m’a porté à l’extrémité de l’infini”.</p><p>Ces écrivains vont faire connaître la corrida à l’intelligentsia parisienne dont certains ont souvent confondu malheureusement art et politique. Cela attira l’intérêt de Georges Bizet pour l’opéra de Carmen, d’après l’œuvre de Prosper Mérimée, dont le toréador “Escamillo” est un des rôles majeurs. Il est fêté dans le monde 150 ans après sa parution à l’Opéra-Comique.</p><p>Parmi ces personnages “découvreurs”, j’ai retenu ceux qui par leurs textes clairs et précis ont introduit en France la connaissance de la corrida il y a 200 ans. Leur style et leur vision différent mais ils montrent aux lecteurs actuels que leurs analyses sont toujours valables, en écartant le rôle du “peto” protecteur du cheval et du picador.<strong> </strong></p><p><strong>Théophile Gautier</strong></p><p>Après son livre “Voyage en Espagne” paru en 1843, il introduit dans son recueil la “Peau du Tigre” (1866), la description détaillée des corridas de taureaux. Il démontre qu’il a compris, dans le détail, le principe et le déroulement de l’affrontement Toros-Toreros au XIXème siècle en Espagne. Dès le début, il affirme que la corrida est un spectacle noble, héroïque et digne d’un peuple vaillant qui a démontré la supériorité du courage “éclairé” sur la force brutale. Quant au torero, il précise que ce personnage est bien un héros “dans la force du terme”. Théophile Gautier précise qu’en 1830, le Roi Ferdinand VII a créé l’École Taurine de Séville. L’objectif est de former les jeunes débutants pour éviter les comportements suicidaires et les préparer à affronter et tuer le toro avec l’espada, dans les règles de l’art. L’historique Pedro Romero, réputé pour sa maîtrise de la lidia et son efficacité dans la suerte a matar, fut nommé à sa tête. Le but était de leur permettre, en 3 ou 4 ans, de paraître dans la plaza avec une expérience sensée, pour faire face aux taureaux puissants, violents, agressifs et très variables de comportement. Théophile Gautier ajoute que plus tard, certains maestros célèbres passèrent par le poste de banderilleros capeadores avant de devenir “espadas”. A la même époque, les fameux Pepe Hillo et Francisco Montes “Paquiro”, ont écrit des traités pour analyser les qualités que doivent avoir les toreros pour utiliser les leurres et apprendre à connaître et apprécier les taureaux sauvages combattus dans l’arène.</p>								</div>
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					<h5 class="elementor-heading-title elementor-size-default">FRANCISCO MONTES "PAQUIRO"
</h5>				</div>
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									<p>L&rsquo;écrivain, dans son Traité de Tauromachie, explique avec précision, le comportement de la bête dans l’arène : “aplomada” (lourde), de “muchas piernas” (rapide), franche ou sournoise, la vue basse ou longue… Ces détails qu’ignore encore de nos jours une partie du public.</p><p>Il nous rappelle que ces taureaux ne doivent pas préalablement intervenir dans une plaza car ils peuvent manquer de franchise (“sencillez” &#8211; simplicité). C’est par un taureau de cette nature que le fameux Pepe Hillo fut tué (Madrid 1801). Précisons que dans certaines arènes, tous les taureaux n’étaient pas mis à mort et pouvaient, malheureusement, revenir, particulièrement pour les sobresalientes.</p>								</div>
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					<h5 class="elementor-heading-title elementor-size-default">MORT DE PEPE HILLO
</h5>				</div>
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									<p>Théophile Gautier démontre qu’il n’est pas un simple spectateur. Grâce à ses relations dans le monde taurin, c’est un vrai aficionado averti qu’il appelle lui-même les “dilettantes” (amateurs). Il décrit dans le détail les costumes du picador et des capeadores très proches de ceux que nous voyons de nos jours dans le ruedo avec la cape. Les “suertes de capa” les plus utilisées s’appellent déjà la véronique, la navarra, les recortes et les galleos avec leur utilisation esthétique, sans oublier les astuces pour échapper aux comportements très agressifs et changeants de certains taureaux. L’espada (matador), déjà “vêtu d’un costume d’une grande élégance et souvent d’une grande richesse”, se sert de la muleta pour exciter le taureau et lui donner le change et surtout “l’humilier” en lui faisant baisser la tête, recours contre les taureaux revêches et sans franchise. Le rôle du picador est décrit avec précision ainsi que l’effet violent et sanguinaire des cornes de ces toros sur les chevaux non protégés. La technique et la force du cavalier sont mises en valeur pour continuer l’affrontement malgré la gravité des éventrations sur ces “rosses” qui sont souvent tuées dans le ruedo. La lance de six à sept pieds (1,80 m à 2 m), garnie d’un fer de “deux à trois pouces” (,5 à 6,5 cm) a pour objectif de piquer et “d’irriter” l’animal mais non de le tuer, contrairement à la lance des siècles antérieurs.</p><p>Théophile Gautier a pris connaissance, pendant ses voyages, des qualités que doivent posséder les banderilleros et surtout l’espada dans l’objectif de préparer la mise à mort du toro. Dans la corrida qu’il a connue, l’espada n’intervenait pas activement avant la fin des banderilleros. Il restait, en apparence impassible, mais ne cessait de surveiller les qualités et les défauts du toro et ses habitudes en répondant aux sollicitations de la cuadrilla. Gautier considère que les qualités premières du torero sont “el valor” (le courage), la légèreté (agilité) qui doit lui permettre d’échapper aux charges violentes et désordonnées de la plupart des taureaux de cette époque et la <em>parfaite connaissance de sa profession</em>. Pour lui, les deux premières naissent avec l’homme et la troisième s’acquiert. Il ajoute “sans la valeur (bravoure), il ne pourra pas être torero mais il ne faut pas arriver à la témérité, sans évoluer vers la peur (la couardise).</p><p>Théophile Gautier a réalisé une description technique précise de la corrida de toros espagnole des XVIIIème et XIXème. Il la maîtrise parfaitement par ses contacts avec le peuple espagnol et le public des arènes qu’il a apprécié dès ses premiers voyages “tras los montes”. Je pense qu’il a approfondi les tenants et les aboutissants de ce spectacle par ses connaissances avec les espadas, notamment avec le fameux diestro andalou Francisco Montes Paquiro qui a formalisé et discipliné la corrida espagnole dès 1836 dans son “Traité de Tauromachie” qui inspira les premiers règlements officiels. Montes a fait évoluer considérablement la fiesta brava en imposant un ordre, une harmonie plastique qui lui ont permis de donner à ce spectacle unique une image mondiale.</p><p>J’estime que, tant dans les détails des gestes que dans les motifs exposés par notre écrivain, le lecteur a pu prendre connaissance de ce combat et de la lidia il y a plus de deux siècles. À part le changement officiel concernant la suerte de pique (1928) avec la protection du cheval et du picador par le peto et les détails de la pique, tout est clairement expliqué. Les explications des suertes de muerte sont claires et n’ont pas évolué d’autant plus que les armes du matador, épée et muleta, sont restées quasiment les mêmes. Les descriptions des pratiques des espadas dans la technique du “toro a recibido” (a recibir) et de l’estocade “de vuela pies” sont claires. Les variantes, peu utilisées de nos jours, correspondent à des toros très agressifs, mansos ou très désordonnés dans leurs charges dont le maestro devait se débarrasser.</p><p>La description de la tauromachie par notre voyageur natif des Pyrénées françaises, paraît un brillant cours professoral précis qui nous permet d’évaluer l’action de tous les intervenants de la corrida des XVIIIème et XIXème siècles en Espagne. Son arrivée officielle en France en 1853 par le Pays Basque et les Landes, se propagea normalement vers les zones méditerranéennes qui disposaient des deux plus grands cirques romains en France, dans des régions qui connaissaient déjà les toros de race camargue et les jeux populaires qui permettaient aux hommes vigoureux de montrer leurs capacités physiques et leur adresse, notamment dans les fêtes des agglomérations des zones rurales.</p><p>La corrida espagnole s’est implantée lentement dans ces territoires que les Pouvoirs Publics ont mis 150 ans à admettre officiellement dans nos “terres de traditions”.</p><p>Si Théophile Gautier a été parmi les premiers écrivains à faire connaître par plusieurs parutions la corrida de toros en Espagne, il m’a paru nécessaire de voir comment d’autres ont connu le spectacle corrida sous toutes ses formes.</p><p>J’ai été étonné de lire, dans le récit d’Alexis de Valon, “La Decima Corrida de Toros” qui parut dans la Revue des Deux Mondes en 1846, un reportage d’un jeune français de 27 ans qui découvre Madrid, au bout d’un voyage de cinq jours depuis Paris, où il pénètre la vie de la capitale espagnole, plutôt décevante à ses yeux. Ce sont les écrits pleins de verve de Prosper Mérimée et de Théophile Gautier qui ont excité son intérêt pour les combats de taureaux qui étaient “les curiosités péninsulaires les plus piquantes”. Il a aussi pris connaissance du livre de Francisco Montes et ajouté des connaissances sur les époques antérieures où les seigneurs affrontaient les taureaux à la lance du XII au XIIIème siècle, ce qui fut interdit par le Roi Philippe V avant les débuts de la corrida de l’homme à pied que nous pouvons voir dans la Tauromaquia de Francisco Goya.</p><p>Notre voyageur érudit va être témoin ce lundi du mois de mai 1845, par un soleil radieux, d’une “tragédie qui lui parut plus émouvante que les drames de Shakespeare”.</p><p>La corrida se déroulait tous les lundis “si el tiempo lo permite”. Le jeune Alexis est séduit le matin par un changement complet de la cité madrilène. La population est vêtue de fête avec ses chevaux et attelages qui se dirigent vers la Porte d’Alcala, siège des arènes. La corrida de toros qu’Alexis de Valon  (Vicomte de son état) va décrire dans le détail, est similaire à celle que le Maître Théophile Gautier a présenté dans son texte sur la tauromachie. Son style est très différent, tant par les réactions de notre chroniqueur enthousiaste mais parfois effrayé, que par son langage encore plus romantique et emphatique accentué par le comportement du public. Après le cérémonial et le paseo avec les trois picadors en tête, il nous décrit la sortie du toril d’un toro superbe qui se précipite “animal énorme dont chaque mouvement trahissait à la fois la force prodigieuse et la légèreté surprenante”. Sollicité par les “chulos”, le toro part du centre du ruedo et détruit la barrière alors que le second chulo, poursuivi à son tour, se sauve de la même manière mais le “taureau au lieu de se jeter contre le mur de bois s’arrêta et fit un bond énorme et franchit la barrière. Il n’est pas un cheval au monde qui puisse faire un tel saut de près de six pieds de haut” (près de 2 m). “À la vue du premier cavalier qui l’attendait immobile, il s’arrête un instant puis, courant tête baissée, il put frapper le cheval en pleine poitrine, sa longue corne toute entière, comme un poignard, les soulevant d’une vigueur inconcevable… il les lança contre la barrière”.</p><p>Notre écrivain aficionado, surpris, décrit “En ce moment, un frisson courut tous mes os et je me sentis pâlir. Je m’étais attendu à un combat véritable… mais j’avais mal deviné et il est impossible de pressentir l’émotion poignante qui vous attend à la vue de ce drame réel”. Il faut noter qu’après cette pique, la foule hurla “Bueno toro, bueno toro !!”. De Valon, effrayé, admire le picador Gallardo et précise que “les picadors rarement blessés directement par le taureau meurent des suites de quelque chute affreuse”. Le fameux Sevilla (ami de Prosper Mérimée et connu de Théophile Gautier, était mort malheureusement l’année précédente. Le combat continuait avec Gallardo sur un autre cheval mais le public demanda le changement aux cris de Banderillas ! Banderillas ! Alexis de Valon suit dans le détail les paires de banderilles avec des banderilleros qui “sautaient au-dessus des cornes au risque de s’empaler”. El Chiclanero fit même mieux : “Poursuivi, il se retourna brusquement, regarda le taureau qui s’arrêta comme fasciné par ce regard, salué d’une salve d’applaudissements”.</p><p>Dans la description de la faena de muleta, notre auteur-voyageur explique avec précision et lucidité que la pratique de cette tauromachie est, pour les toros, l’impossibilité de voir de face puisqu’ils ont leurs yeux sur le côté de la tête.</p><p>Alexis de Valon décrit l’utilisation de cette muleta par le maestro face au toro “Quand l’espada s’avance droit devant le taureau… il lui donne le change et le fait fondre sur les plis flottants de la muleta, tandis qu’il l’esquive en l’écartant de son corps. Cette muleta est donc un véritable trompe-l’œil”. Furieux d’avoir été trompé, il revient à la charge et le matador s&rsquo;esquive de la même manière. “À la troisième passe qui doit être la dernière, le taureau est plus avisé et dangereux. Il s’arrête tête baissée devant le torero et semble calculer son élan… “En ce moment, votre cœur roule dans votre poitrine et votre respiration s’arrête». Tout à coup le taureau s’élance, l’homme part, un choc a lieu, la longue lame disparaît jusqu’à la garde entre le garrot et la nuque du taureau qui tombe à genoux ou qui se cabre en beuglant…”.</p><p>Cette description détaillée avec la verve et la passion d’Alexis de Valon, qui découvre la corrida, est émouvante. Il paraît évident qu’il a reçu les conseils de ses amis espagnols et de professionnels pour arriver à une telle connaissance qu’il transmet aux lecteurs français dans ce récit exceptionnel de la corrida à Madrid en mai 1845.</p><p>Dans la course relatée dans cet ouvrage, il y avait 8 taureaux dont 4 à la charge d’El Chiclanero et 4 autres destinés à l’épée des sobresalientes (doublures). J’ai choisi le déroulement du combat de ce premier taureau par notre Vicomte. Il m’a paru le meilleur pour faire connaître les corridas espagnoles de cette époque. De Valon nous fait remarquer que lorsqu’un taureau, d’une force extraordinaire et d’un courage indomptable, fait des prodiges dans le ruedo, le public entier demande sa grâce que le Président accorde quelquefois. Alors, le taureau retourne au champ avec pour objectif d’améliorer la race que notre ami parisien estime déjà la plus belle d’Europe. Notre voyageur aficionado enthousiaste et exalté, propose que l’on importe à Paris ces drames vivants. Ils auraient un “succès immense et le Champ de Mars ne serait pas assez grand pour contenir la foule” !!</p>								</div>
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					<h5 class="elementor-heading-title elementor-size-default">FRASCUELO

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									<p><strong>L’épisode de l’Exposition Universelle de Paris en 1889</strong> amena la corrida à Paris dans deux arènes : celles du Bois de Boulogne et surtout celles de la Rue Pergolèse avec 22 000 places dans une arène couverte par un dôme vitré. Elle fut construite avec l’autorisation ministérielle de réaliser des corridas espagnoles, même avec la mise à mort : 41 corridas organisées en 1891. Malheureusement, la suppression de la mise à mort et surtout l’obligation “d’embouler” les toros ont entraîné la baisse des spectacles (25 en 1892) et la fermeture puis la destruction en 1893 des arènes. Les toreros figuras : Frascuelo, Cara Ancha, Mazzantini, Lagartijo, Espartero… étaient devenus des personnages majeurs, impressionnant les parisiens, tant dans les arènes que sur les boulevards et dans les lieux publics. L’interdiction confirmée de la mise à mort et de l’emboulage des bovins entraîne la fin de ces arènes qui déposèrent le bilan en 1893. Ces corridas ne représentaient plus le spectacle décrit par nos écrivains aficionados voyageant en Espagne de 1830 à 1870.</p>								</div>
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									<p>J’invite les personnes qui possèdent les Éditos de l’Union Taurine Biterroise (2016-2018) à lire celui de janvier 2016, résumé de la période des corridas à Béziers de 1859 à 1897 jusqu’à la construction des arènes du Plateau de Valras. Vous pourrez voir la photo de la première page de couverture de la Revue Taurine “Le Toreo Illustré” créée à Béziers en 1893. Bien que réalisée avec soin avec des correspondants tant à Dax, Nîmes… qu’à Barcelone et Madrid, cette revue ne dura malheureusement que 6 mois pour des raisons financières, avec il est vrai un numéro par semaine.</p><p><strong>C’étaient des Aficionados d’Action !!!</strong></p>								</div>
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									<p>Le responsable de rédaction : Francis ANDREU</p>								</div>
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		<p>The post <a href="https://uniontaurinebeziers.com/edito-n-17-janvier-2026/">Édito n° 17 – Janvier 2026</a> appeared first on <a href="https://uniontaurinebeziers.com">Union Taurine Biterroise</a>.</p>
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