Conférence de Francis Wolff le 31 janvier au Théâtre des Variétés

Conférence de Francis Wolff « Pourquoi allons-nous à la corrida ? »

Un moment suspendu dans le temps pour trois raisons :

– la personnalité de l’intervenant venu analyser notre passion « Pourquoi allons-nous à la corrida » ? d’une manière si brillante que tout ce que nous pensions sans savoir et pouvoir l’exprimer, est devenu grâce à lui si limpide !

– le lieu mythique et magnifique du Théâtre des Variétés mis à notre disposition par le Maire et Président de l’Agglo Robert Ménard, un écrin parfait pour recevoir un tel conférencier !

– les 170 personnes qui sont venues « boire » ses paroles et profiter de ces instants qui resteront dans leurs mémoires et qui feront partie de l’histoire de l’UTB.

En introduction Marie-Françoise Rouzier, présidente de l’UTB déclarait :

« Mesdames, Messieurs, chers amis,
Mon émotion est grande ce soir, pour plusieurs raisons :
– tout d’abord émue de l’honneur que vous nous faites monsieur d’avoir accepté l’invitation de l’Union Taurine Biterroise à venir à la rencontre des aficionados pour vivre grâce à vous une analyse de notre passion. D’autant plus émue que vos conférences se font rares et que vous nous gâtez en étant là ce soir, vous l’auteur de «Philosophie de la Corrida» et du fameux Pregon de Séville 2010 » pour ne citer que ces deux publications. Cette rencontre, nous la devons aussi en partie à Conchita Cintron, cette grande dame qui le 22 mai 1949 a torée dans nos belles arènes. L’affiche magnifique de cette corrida, qui fait partie des collections du Musée, a été prêtée en 2025 au Musée de St-Rémy de Provence pour l’exposition Picasso, les toros et les femmes. C’est lors du vernissage que nous nous sommes rencontrés, Monsieur, et que la magie a opéré. Alors un énorme merci à Conchita mais surtout merci à vous pour votre présence et pour avoir répondu si gentiment à notre sollicitation.


– émue aussi de vous recevoir dans ce lieu mythique, magique, magnifique, ce Théâtre des Variétés superbement restaurée et remis à la disposition des Biterrois pour que revive son histoire. Aujourd’hui, cet édifice fait partie à nouveau des trésors de Béziers. C’est lors d’un entretien avec vous M. le maire, alors que je vous faisais part de la venue de Francis Wolff et de mon souci de trouver un lieu pour le recevoir du mieux possible, que vous m’avez répondu spontanément «je sais où nous ferons cette conférence». Et nous voilà ici dans ce décor de rêve, chargé d’histoire. L’Union Taurine Biterroise ne pouvait rêver mieux et se trouve chanceuse, et oui, d’être la première à inaugurer ce théâtre. Alors merci, monsieur le maire et président de l’Agglomération Béziers-Méditerranée, pour cette attention que vous portez à la tauromachie et merci pour tout ce que vous avez fait pour qu’un Musée taurin, digne de ce nom, puisse être installé, là aussi dans un édifice historique de Béziers. Merci à vous, à vos adjoints et conseillers municipaux, aux services de la ville qui nous ont aidés dans l’organisation de cette soirée et un grand merci à Frédéric Guéry, directeur de ce théâtre et à son équipe qui ont tout fait pour nous faciliter la vie et pour nous permettre de nous sentir chez nous.


– émue aussi enfin de voir ce parterre, ces aficionados et non aficionados qui ont répondu à notre invitation. Cela nous va droit au cœur et nous conforte dans notre souhait de faire perdurer l’action de tous nos prédécesseurs qui ont œuvré, depuis la fin du XIXème siècle, à faire de Béziers une ville taurine. Grâce à eux, notre cité est dotée d’un musée qui n’a pas à rougir des comparaisons avec les musées espagnols. Merci à tous ces Biterrois qui ont présidé aux destinées de l’Union Taurine Biterroise et qui ont apporté leur pierre à l’édifice.
Merci à vous tous de votre présence. « 

Puis le maire de la ville, Robert Ménard, affirma à nouveau l’attachement de Béziers à la Tauromachie qu’elle prouve encore aujourd’hui en ce lieu magique : le Théâtre des variétés. Un pan de l’histoire de Béziers qui mérite et doit toujours être défendu…

Lors de sa brillante conférence, Francis Wolff souligna d’abord le mystère qui fait que même déçu par le « spectacle » du combat, l’aficionado revient toujours dans les arènes..

Il rappela notamment les cinq réponse-ingrédients au thème de la soirée :

  • les assaisonnements extérieurs qui sont l’ambiance, le cadre, le décor des arènes, le rituel, la musique…
  • l’admiration pour la bravoure et l’épopée du toro et pour l’intelligence du torero.
  • le saisissement de la peur.
  • la contemplation de la beauté du combat.
  • et surtout l’essentiel : l’union de la peur et de la beauté.

 

Pour Francis Wolff la corrida est la seule activité culturelle et humaine où se rencontre l’art, la « technique » du torero et la peur de la mort…

Pour lui, la corrida – vu la place de l’animalité prise dans notre société – disparaitra un jour, soit de sa mort naturelle par la disparition des aficionados ou par son assassinat provoqué par les animalistes. Souhaitons, que dans les deux cas, cela soit le plus lointain…