musée taurin

ENTRÉE DU MUSÉE TAURIN7 rue Massol – BÉZIERS
 
 
 OUVERTURE 2020

de 11 à 18h du mardi 16 juin au dimanche 20 septembre (Journées du Patrimoine), tous les jours sauf dimanche et lundi.
– ouvert gratuitement pendant la Feria de Béziers de 11  à 17
h du 12 au 16 août 2020

– voir article  «UN NOUVEAU MUSÉE TAURIN»  ci-dessous sur la composition du musée

Durant les périodes de fermeture et d’ouverture, les membres de l’Union Taurine Biterroise, sur demande, peuvent faire visiter le Musée à tout groupe constitué (scolaires, associations, voyages organisés…). Pour cela utilisez la rubrique « nous contacter ».

ENTRÉE DU MUSÉE TAURIN
salle goya musée Béziers
salle fond
affiches béziers 1898
CHAPELLE RECONSTITUÉE
SALLE 2
GOYESQUE DE CASRELLA
billets 1

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DES DONATEURS REMERCIÉS

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M. et Mme Hubert GAY dont les parents, M. et Mme Marcel Malzac, étaient bouchers-charcutiers avenue Jean Moulin à Béziers, ont offert au Musée Taurin le frontal du toro « Marquirio » de la ganaderia Juan Pedro Domecq qui a été tué par PAQUIRRI le 15 août 1971 à Béziers (2 oreilles et la queue).

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M. et Mme GAY et leur fille étaient reçus au Musée samedi 21 septembre à 11 H 30 pour une petite cérémonie empreinte d’émotion et de convivialité. Le livre sur les arènes de Béziers leur a été offert.

BÉZIERS S’OFFRE AU MINOTAURE DE LOREN…

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Le 2o juin, le musée taurin de Béziers ouvrait ses portes pour le vernissage de l’exposition « BLEUS MINOTAURE ». Une centaine de personnes découvrait l’empire du Minotaure, homme-toro (matador-toro ?) sujet de prédilection de LOREN Pallatier. Parisien né en 1960, Loren après des études littéraires et d’arts plastiques, part pour l’Espagne, où il vit à présent, et s’inscrit à l’Ecole Nationale de Tauromachie de Madrid. En 1982, novillero il quitte les combats et se consacre, après avoir fréquenté les Arts et Métiers de Séville, à exprimer à travers ses oeuvres sa passion pour le monde de la Corrida.

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Le Toro, Loren connaît la Peur et l’Amour qu’il peut procurer à ceux qui l’approchent – ou le regardent – dans le ruedo ou dans d’autres lieux. Cette peur et cette glorification du Toro il les transpose dans le Minotaure. Le ruedo devient un labyrinthe sans issue où le lidiator et le toro se transforment parfois en un être unique, semblable au Minotaure : une seule issue pour en sortir la mort d’un des deux protagonistes. Et Loren exprime ces (son) labyrinthes dans sa série sur papier gaufré-pressé à travers la représentation graphique des principales arènes dont celle de Béziers.

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Dans cette exposition, le Minotaure règne en maître, son corps musclé dégage, comme dans ces encres de chine au rez de chaussé du musée, un érotisme puissant semblable à celui exprimé aussi par Picasso. Cette force, cette puissance se retrouvent dans la représentation de l’être mythique sur les quatre burladeros qui, avant leur retour le 16 au musée, seront installés pour la corrida du 15 août dans les arènes de Béziers. De nouveaux burladeros destinés à une scénographie-performance tauromachique ; d’un bleu méditerranéen flamboyant d’où émerge pour le combat le Minotaure pour accueillir les cornadas des 6 toros del Cuvillo. C’est cela qu’espère Loren, cet artiste qui s’enferme à Vic en 1999, trois nuits et trois jours, dans le Toril séparé du toro Marisquero par une vitre blindée afin de s’imprégner des multiples formes et aspects de l’animal… et vaincre certainement la peur ressentie lorsqu’il fût novillero. Pari réussi, si nous en jugeons à travers ses encres de chine, acryliques, affiches, moulages et « maquettes ».

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Comment après avoir parcouru l’expo « BLEU MINOTAURE » ne pas faire un rapprochement des oeuvres de LOREN Pallatier avec le texte – publié dans Terres Taurines – du commandant Cousteau, lu par Benoit d’Abbadie, président de la CTEM :  » Seulement quand l’homme aura vaincu la mort et que l’imprévisible aura disparu, la fête taurine mourra et avec elle le règne de l’utopie; quand au Dieu mythologique incarné dans le toro de lidia, il versera vraiment son sang dans les égouts obscurs d’un abattoir lugubre « 

Cette exposition fait honneur au Musée taurin et à l’Aficion ; démontrant encore une fois que l’Art et la Tauromachie sont indivisibles, tant dans les musées que dans les ruedos.
HB

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LOREN Pallatier 2eme à droite

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Exposition au Musée taurin de Béziers, 7 rue Massol, ouvert de 12 à 17 heures du samedi 15 juin au dimanche 22 septembre (journée du patrimoine), tous les jours sauf le lundi et le dimanche. ouvert gratuitement pendant la Feria de Béziers de 11 à 17 heures du 14 au 18 aout 2019.

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UN NOUVEAU MUSÉE TAURIN

INVITÉS
PERSONNALITÉS
au centre le Maestro Sébastien Castella à coté de Robert Ménard, maire de Béziers

Il y a dans l’histoire culturelle d’une ville des moments historiques. Ce fût le cas à Béziers, lundi 15 juin 2015 au soir, avec l’inauguration du nouveau Musée taurin de Béziers, et ce pour deux raisons : d’abord le lieu, situé dans un des plus beau de cette ville : l’Espace Riquet, rue Massol, un ancien bâtiment religieux dont les origines doivent remonter à l’époque romane… ensuite, avec la présence d’un des plus grands, le Maestro Biterrois Sébastien Castella, triomphateur pour la 4eme fois à Madrid lors de la San Isidro.

De nombreuses personnes et personnalités se pressaient pour découvrir les collections du Musée dont la plupart sont issues de celles de l’Union taurine Biterroise (UTB), la plus ancienne des associations taurines de Béziers. C’est ce qu’expliqua son président Michel Bousquet en remerciant la Ville de Béziers, son maire et ses services, ainsi que tous ceux qui ont oeuvré à l’accrochage des nombreuses et nouvelles pièces sorties des réserves. Un chaleureux remerciement à Sébastien Castella pour sa présence et pour son dépôt au musée d’un habit goyesque. Dans son allocution R. Ménard, maire de Béziers souligna l’importance de la Tauromachie dans la culture des Biterrois et dans les régions du sud de la France. Culture et tradition taurine qu’il faut défendre et préserver. Concluant cette partie de la soirée Sébastien Castella remercia l’Aficion biterroise pour cet hommage et promit de tout faire pour être beaucoup plus souvent présent parmi elle, ce qu’il regrettait de ne pas avoir suffisamment fait jusqu’à présent…


LE NOUVEAU MUSÉE TAURIN DE BÉZIERS – article paru dans la revue TOROS (n°2005 – 17/07/2015) –

 » Un endroit splendide puisqu’il s’agit d’une ancienne chapelle d’un couvent dominicain évidemment aménagée, mais dont l’architecture religieuse est encore palpable. Comment rester insensible à ces peintures du plafond – au 1er étage – donnant aux habits de lumières un aspect sacré renforcé par la reconstitution d’une chapelle, semblable à celles existantes dans certaines arènes, où sur un prie-dieu repose l’habit du matador d’origine anglaise Henry Higgins « Cañadas » qui fût apodéré par Brian Epstein l’homme qui découvrit en 1961 et managea un temps… « The Beatles « . Comme quoi !

C’est dans de vastes salles, dont une avec hauteur sous plafond de près de dix mètres, que vous pourrez admirer les collections du musée provenant des multiples acquisitions faites au fil du temps par l’Union Taurine Biterroise (UTB), enrichies de dons et dépôts d’aficionados, sans oublier ceux de la Ville de Béziers. La richesse et la diversité des collections s’expliquent par l’ancienneté de l’UTB, union en 1968 des plus vieux clubs biterrois : la Société Tauromachique (créée en 1898 par Castelbon de Beauxhostes) et le Club Taurin Biterrois (1923). Les plus anciens aficionados biterrois se souviennent de quelques uns de ces objets et souvenirs visibles dans un appartement situé sur les allées Paul Riquet, puis après diverses pérégrinations – Hôtel Gimier d’Arnaud, puis Bergé – finir au mail Chapat attendant un endroit digne de leur histoire.

Le Musée, dont la gestion et l’organisation sont faites conjointement par l’UTB et la Ville, comporte à présent trois parties.

Tout d’abord deux salles pour des expositions temporaires. Actuellement jusqu’au 2 aout « des Toros et des Hommes:la Relation » du peintre biterrois Jean-Jacques Marie et depuis le 10 juillet « Habits de lumière » quarante pièces exceptionnelles du célèbre confectionneur madrilène Justo Algaba ; ses  Trajes de Luces dans tous leurs éclats illuminent les différentes salles du musée rejoignant jusqu’au 4 octobre 2015 ceux à demeure. Puis, ouvertes au public, les deux salles de l’Union taurine décorées par de nombreuses photos de matadors de toutes époques et d’affiches d’hier et d’aujourd’hui avec notamment un immense tableau du Sétois Di Rosa.

La troisième partie, au premier étage, le musée proprement dit. Là s’étale sous vos yeux la richesse et l’Histoire de la tauromachie, biterroise bien sûr, mais aussi nationale et espagnole. La salle Francisco Goya, aux murs pourpre – entourant le costume goyesque que vient d’offrir Sébastien Castella – recèle les 40 eaux-fortes de la série « La tauromaquia », troisième édition réalisée à partir des originaux en 1876 à Paris par Loizelet. Un véritable trésor pictural permettant, tel un reportage, de voir la Corrida – du campo à l’arrastre – telle qu’elle fût pratiquée en Espagne à la fin du XVIIeme et au début XIXeme. Étrange histoire que cette série commencée par Goya vers 1815-1816 et terminée à Bordeaux en 1824 qui connue plusieurs éditions, certaines plaques de cuivre détruites par l’artiste, d’autres perdues, retrouvées, contestées, vendues au fil du temps puis retrouvée en France à Paris en 1920 et rendues à l’Espagne en 1921. Au sujet de cette série Théophile Gauthier, dans son livre Voyage en Espagne, écrit avec enthousiasme : «  Les exploits de Gazul, du Cid, de Charles Quint, de Romero, de l’étudiant Falces, de Pepe Illo qui périt misérablement dans l’arène, sont retracés avec une fidélité toute espagnole ». Cette série, au delà des récits, a permis aux historiens de la tauromachie d’y trouver les racines de la Corrida dite moderne.

Les deux autres salles, dont l’immensité de la première permet une mise en valeur des collections, comportent de nombreux habits de lumières de Maestros ayant combattu dans le quatrième et puis dans l’actuel ruedo Biterrois *. Ce dernier construit et inauguré une première fois le 11 juillet 1897, puis une seconde définitivement terminée – comme le montre une imposante photo accrochée dans l’escalier – le 29 mai 1921. Examiner l’habit et la cape de paseo offert par l’élégant et coquet Don Luis Mazzantini, c’est constater le peu d’évolution du Traje de Luces tel que l’avait défini avec la montera le Maestro Francisco Montes « Paquiro » en 1836 dans son Traité de la Tauromachie sur les règles de la corrida, fixant les règles de la corrida moderne. Mais c’est aussi se souvenir que Mazzantini combattit dans les arènes en bois du quartier de l’abattoir en tant que novillero lors de leur inauguration le 9 juillet 1882, puis comme matador de toros dans les arènes actuelles en 1898 et 1899 ; arènes qui faillirent être rasées en mai 1911.

Et puis, grâce à la photographie revoir des clichés des arènes biterroises en bois du terrain Palazy, entourées d’une série d’affichettes de la fin du XIXeme siècle, c’est plonger dans l’atmosphère d’une autre époque ; examiner de près ces carteles c’est lire les noms des plus renommés Matadors : Lajartijillo, Pepe Hillo, Mazzantini, Gueritta, Revette, Bombita… face à des élevages célèbres et parfois disparus : de Veragua, Jarana, Alvarez Rodriguez, Marqués de Saltillo, Concha y Sierra, Miura… C’était l’époque où les noms des picadores et des banderilleros figuraient sur l’affiche, où de belles andalouses y côtoyaient matadors, piqueros et toros imposants. Et déjà le « sponsoring » avec au « cartel » l’élixir Kola Clément « boisson recommandée aux militaires, chasseurs, byciclistes et touristes » (sic).

Les espadas de Luis Miguel Dominguin, de Sanchez Frascuelo, du mexicain Luis Frey… la sienne tua-t-elle en 1922 le Miura « Perlito » dont la tête trône à coté ? Il y a de fortes chances. Espadas et cornes aux pitones effilés, symboles de la vie celle du Matador et de la mort, celle du Toro et parfois l’inverse, participent en ce lieu à l’atmosphère à la fois temporelle, intemporelle et historique…

Le costume du Picador Michel Bouix rappelle par les dorures de la chaquetilla et du chaleco la position première tenue par les piqueros dans les spectacles taurins jusqu’aux années 1850. C’est le picador José Bayard « Badilla » de père français qui fût l’initiateur de ce costume autour des années 1900, car chose curieuse Montes « Paquiro » dans son traité sur les règles de la tauromachie n’avait rien défini en la matière pour la tenue des picadores. Matador, craignait-il encore l’aura de gloire des varilargueros de son époque ?

Les nombreux tableaux – entre autres ceux de l’artiste Biterrois et chroniqueur taurin Jean de Label – disposés dans les différentes salles démontrent l’importance de la Tauromachie dans l’univers des peintres. Les traces de luces – dont les passementeries rappellent la mode chez les Bourbons au XVIIIeme siècle – des matadors Nimeño II, Sébastien Castella, Richard Millian, Francisco Paquiri… accompagnées de photos et tableaux entourent un bloc central recouvert d’affiches géantes – 2m70 – que seule la hauteur du lieu pouvait mettre en valeur. Affiches majestueuses aux dessins et couleurs festives – éditées pour la plupart par la maison Ortega de Valencia ou moins anciennes par Laminograf de Barcelona – au graphisme réaliste, parfois précieux, ensoleillaient les murs des villes taurines d’Espagne et de France. Ces lithographies, éditées sans texte à des milliers d’exemplaires, permettaient aux organisateurs de corridas d’y faire imprimer, souvent localement, lieux, dates, composition des cartels, prix… ainsi la même composition picturale pouvait se retrouver sur les murs de Béziers, Nîmes, Séville, Madrid, Bilbao…

Beaucoup d’autres objets d’un présent proche et du passé attendent les visiteurs ; comment ne pas rester insensibles quelques instants face au buste de cire récupéré à Séville représentant le grand « Manolette » ou à une des muletas de « Dominguin ». Pour certains cela sera une découverte, pour les aficionados un retour sur souvenir. En sortant d’un tel lieu, une chose est certaine : la Corrida, tout ce qui la compose et que nous devons défendre, est l’osmose avec l’Art du visuel et du virtuel : dessin, sculpture, peinture, photographie, costume… En cela, la tauromachie est partie prenante de la Culture de notre pays. « 

Hugues Bousquet

* 1859 – 1877 – 1882 – 1893 – 1897

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la salle de la Tauromaquia de Goya
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GOYESQUE DE CASTELLA
Costume de corrida Goyesque offert par le Maestro Sébastien Castella

UN HABIT DE LUMIÈRES DE PLUS AU MUSÉE

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AU MUSÉE TAURIN 23 03 2019
trace de luces de Tomas Cerqueira

Le musée taurin de Béziers – samedi 23 mars 2019 au soir – avait fait le plein. Du monde, il y en avait à l’occassion du dépôt par le matador Biterrois Tomas Cerqueira de son habit de lumières revêtu un 11 août 2012 jour de son alternative dans les arènes de Béziers. Habit offert par le président du CTPR El Mundillo Christian Coll, hélas absent pour raison de santé.
Cette cérémonie revêtait pour Tomas une importance particulière puisque veille de son retour dans le ruedo biterrois après deux ans d’absence du fait de sa grave blessure à Mauguio en 2017.
Ironie de l’histoire puisqu’il allait combattre à nouveau un toro de la ganaderia Gallon et remporter deux oreilles.
Cette soirée était aussi l’occasion d’honorer Christian Coll et sa solide aficion. Michel Bousquet, président de l’Union Taurine Biterroise s’en chargea ainsi que votre serviteur.
Le maire de Béziers Robert Ménard et la députée du secteur Emmanuelle Ménard soulignèrent l’importance de la Tauromachie, la volonté et le courage de ceux qui descendent sur le sable se mesurer au Toro de combat.
La soirée se terminait par un excellent buffet offert par l’UTB et El Mundillo…

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BÉZIERS HONORE AU MUSÉE LE MATADOR JUAN BAUTISTA

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Au musée taurin, dimanche 12 aout 2018, Robert Ménard au nom de la Ville de Béziers remettait au Maestro Juan Bautista le Prix de la Personnalité taurine de l’année. C’est sous des applaudissements nourris que le Madator traversait les salles pour se rendre dans le patio afin de recevoir une médaille du 18eme siècle pour ce titre amplement mérité. C’était là honorer le lidiador et le ganadero Arlésien qui porte Béziers et son aficion dans son coeur… Malgré un emploi du temps chargé Jean Baptiste est resté un long moment avec ses amis Biterrois.

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Robert Menard, Juan Bautista, Michel Bousquet

CHICLANA OFFRE UN PAQUIRO MONTES AU MUSÉE (31-07-2018)

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 Le 7 avril 2018, le CTPR El Mundillo avait mis à l’affiche de son IXeme Gala taurin annuel le Maestro Emilio Oliva. Du fait du mauvais temps le gala fut reporté au mois de juin. Présent en avril avec une délégation d’élus et d’habitants de Chiclana de la Frontera où il vit, cité andalouse de la province de Cadix jumelée avec Béziers, Emilio avait été accueilli par la peña portant son nom – peña moteur du jumelage il y a 25 ans – et reçu par l’Aficion au musée taurin biterrois.

buste Montes

Il y a quelques semaines, des membres de la peña ayant passé quelques jours à Chiclana, reçus en amis par la municipalité, sont revenus avec deux cadeaux, un pour le maire de Béziers, l’autre pour le Musée. Et le lundi 30 juillet, Antoine Martinez président de la Peña Emilio Oliva, en présence de nombreux aficionados, remettait au maire de Béziers, Robert Ménard et à Michel Bousquet de l’UTB, gestionnaire du museé, les cadeaux en question. Pour le musée taurin un buste du célèbre Maestro Francisco Montes Reina dit Paquiro, né le 13 janvier 1805 à Chiclana de la Frontera.

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Non seulement matador de talent, « Paquiro » Montes codifia en 1835 toutes les régles de la corrida moderne, régles allant du déroulement de celle-ci au détail du costume de lumières dans l’ouvrage paru en 1836 « Tauromachie complète, ou l’art de toréer en arène, tant à pied qu’à cheval »

LE MAESTRO EMILIO OLIVA
REÇU AU MUSÉE

EMILIO UTB PENA

Dimanche 8 avril, la forte délégation de la ville Andalouse Chiclana de la Frontera, menée par le Maestro Emilio Oliva et José Manuel Vera Muñoz responsable de la Culture et des festivités, se sont rendus sous la conduite des socios de la Peña Emilio Oliva au Musée taurin de Béziers.

VISITE MUSÉE OLIVA

Accueillis par le Bureau de l’UTB, et sous la conduite notamment de Francis Andreu nos amis espagnols ont découvert la richesse du musée.

signature livre d'or Emilio UTB
JOSÉ VERA LIVRE D'OR UTB 08 04 18

Signature du livre d’Or du lieu par le Maestro et le représentant de l’Alcade, entourés de Michel Bousquet de l’UTB, d’Antoine Martinez de la  Peña Emilio Oliva et de Didier Bresson représentant la municipalité, et moment d’émotion pour le Maestro relisant son texte écrit le 17 juillet 1983 lors de la remise de son premier trophée du « Tastevin d’argent ».

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Grâce à ces deux clubs taurins, particulièrement à la Peña E. Oliva notre trentaine d’amis, nous l’espèrons, auront oublié le mauvais temps ayant forcé au report au 1er mai du Grand gala taurin du CTPR El Mundillo…

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Didier Bresson, représentant la ville de Béziers remit au représentant de l’Alcade de Chiclana un « tiré à part » d’un dessin du matador Espla.

QUATRE ARTISTES AU MUSÉE

Ouvert pour la saison d’été la veille, le musée taurin de Béziers accueillait ,vendredi 2 juin 2018, bien au delà de l’Aficion biterroise les amateurs de peintures et de sculptures. Quatre Biterrois présentaient leurs dernières oeuvres axées sur la Tauromachie. Mathieu Calmel, Stéphane Daure, Lou Raunier et Gaëtan Vidal plus connu par son apodo de torero : Cayetano Ortiz. Quatre artistes démontrant que la Tauromachie est au service de l’Art ou l’inverse, l’Art au service de la Tauromachie. Une chose est certaine, les travaux de ces quatre hommes ne laissent pas indifférents.

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Le travail de Mathieu Calmel va de l’ombre vers la lumière. Il avait eu l’occasion de s’exprimer par une performance, au musée sur un capote de brega, lors des journées du patrimoine 2016 dans un mano a mano avec Cayetano Ortiz. Récompensé du 1er prix 2017 au XVeme salon-concours de Valras-Plage, son travail montre bien que le monde du matador et du toro ne lui est pas inconnu.

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Stéphane Daure, Biterrois vivant maintenant en Bordelais, connu des aficionados, non seulement par les mouvements puissants de ses toros de combat mais aussi pour leur reprise sur ses affiches taurines (Boujan, Carcassonne…). « 6 grands formats 6 » nous invite aux mouvements puissants, rapides et éphémères du Toro de verdad, mais fixés à jamais sur la toile ; trois bronzes représentent les trois tercios de la Corrida.

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Lou Raunier travaille la couleur, couleurs chaudes parfois violentes du Sud où le monde taurin a établi ses quartiers depuis des siècles. Dans ses oeuvres présentées au Musée il montre ses différentes visions de la Tauromachie : le lieu : les arènes – l’animal : le toro – l’homme : le matador avec un clin d’oeil très graphique sur Séville et Dali. Il y a là indéniablement de l’Aficion.

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Un torero en dehors du ruedo est-il un artiste qui s’ignore ? Avec Gaêtan Vidal – Cayetano Ortiz, la réponse est évidente puisqu’il a trouvé pour les visiteurs du musée la réponse.  Le viseur de son appareil photographique se dirigeait depuis deux trois ans plutôt vers le surf et la nature que vers sa passion taurine… et cet hiver, dans les Alpilles, chez Jean Luc Couturier, les couleurs intenses d’un coucher de soleil et l’ombre du noir des toros de Valverde ou (et) de Concha de Sierra inonde l’objectif de son appareil. Lumières et ombres – sol y sombra sont là sur la blancheur du mur. Un procédé d’impression, qu’il fallait oser : le chromolux  augmente l’intensité de son travail.

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– de gauche à droite : Michel Bousquet Pdt de l’Union Taurine, Elisabeth Pissarro adjointe à la Culture, Benoit d’Abbadie adjoint à la Tauromachie et pdt de la CTEM, Mathieu Calmel, Lou RaunierGaêtan Vidal, Stéphane Daure

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LE MUSÉE TAURIN REMERCIE SES DONATEURS (2016-2017)

Une soirée conviviale – organisée par l’Union Taurine Biteroisse, samedi 2 décembre 2017 et malgré la température hivernale –  a réuni les récents donateurs du Musée Taurin de Béziers. En présence de la députée de la circonscription et du maire de Béziers, des maires adjoints à la Culture et à la Tauromachie, ainsi que des conseillers départementaux, chacun des donateurs a pu donner des explications sur le don effectué et sur sa motivation à enrichir le Musée  pour que vivent les traditions taurinese en terre biterroises.
La soirée s’est terminée autour de spécialités biterroises et de bon vin de notre terroir.

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Liste des donateurs :
. Ville de Béziers pour l’habit de lumières de Victor Mendes,
. famille Meou pour des peintures et sculpture de Jacques Meou,
. Didier Pujol, famille Perez Pujol, pour un habit de lumières de Nicanor Villalta (torero des années 20),
. famille Naquer pour la chaquetilla et la montera de Claude Naquer,
. Michèle Mena-Marty pour sa collection de photos taurines,
. Jacques Granier pour des photos collectors de Domiguin,
. Geneviève Aranaud pour un éventail taurin et Véronique Dauphin, pour sa restauration gracieuse,
. Pierre Chatel pour une épée,
. Hugues Bousquet pour deux affiches de 1928 et 1934,  des billets de corridas de Béziers de 1921 à 1951,
. Patrice Sifflet pour un frontal de Cebada Gago estoqué par Pepin Liria.
. Jacques Charvet et Bernard Orengo pour l’affiche «La Gran Corrida du Vin» du 26 septembre 1937,
. Juan Bautista pour une de ses épées de muerte.

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MUSÉE TAURIN
DEUX ESPOSITIONS

Jeudi 6 juillet 2017, au musée taurin de Béziers – venant de rouvrir ses portes jusqu’au 30 août – se tenaient deux vernissages.

C’est en présence notamment de Robert Ménard, maire de la ville, de Benoit d’Abbadie, adjoint à la tauromachie, d’Élisabeth Pizzaro, adjointe à la Culture, de Didier Bresson, président de l’École taurine de Béziers et de nombreux aficionados que le deux artistes – Marie-Hélène Roger et Salvy de Sauhnac – ont présenté leurs œuvres, ici axés sur la tauromachie.

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Marie-Hélène ROGER
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Salvy de Sauhnac

     D’un coté avec la Montpelliéraine vivant dans les Hauts Cantons de l’Hérault Marie-Hélène Roger, collages, cartons et découpages, peintures teintés de poésie avec un brin d’humour rappelant l’esprit des caricatures ; de l’autre avec le plasticien Albigeois de Sauhnac toulousain aujourd’hui, la force du toro à travers des moulages réalisées à la main en polyrésine coulée dont les couleurs rejoignent celles du « toy-art ».

Deux approches différentes du matador, du picador et du toro démontrant l’attrait des artistes pour le monde de la Corrida et de ses acteurs…

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TAUROMACHIE MÉTALLIQUE

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« Autodidacte, né en 1977 à Nîmes, Fabien Juan vit et travaille dans un village gardois portant le joli nom de Marguerittes. Pour lui, c’est comme une révélation, une envie irrésistible, un besoin de créer, de sortir de son imaginaire des formes qui, associées les unes aux autres, donnent un résultat étonnant. Cet amour de la matière, en l’occurrence du métal brut, suscite en lui une sorte de défi à relever, et le travail commence.
Transformer ce matériau à la force du poignet, du marteau et de l’enclume, jusqu’à le maîtriser et remporter sur lui une sorte de victoire. En Languedoc-Roussillon et dans tout le sud de la France, la tauromachie est présente dans de nombreuses manifestations, d’où l’origine de son inspiration. En travaillant le métal, il ne savait pas qu’il donnerait jour à de telles créations.
Il est temps de mieux connaître Fabien Juan, de mieux le comprendre. Simplement, il se manifeste à une échelle où les émotions de l’être humain peuvent se ressentir sous forme de joie, d’envie, de bien-être. Osez être différent, soyez tout ce qui pourra conforter votre imagination. »

BÉZIERS EN HABITS DE LUMIÈRES

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4 habits murs
4 habits angles coté tableaux
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3 dos
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habit coté rampe
habit parme
habit tête toro
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chaquetilla picasso
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 Si le musée taurin de Nîmes a choisi de présenter cette année une collection de cape de paseo, le musée taurin de Béziers dans son nouveau site situé rue Massol a décidé de présenter jusqu’au 15 octobre 2015, quarante habits de lumières (Traje de luces) confectionnés par le couturier et créateur madrilène Justo Algaba. Sastrería de toreros depuis 1978, après une longue période d’apprentissage, il travaille pour vêtir le monde des matadors de ces habits de lumières qui font la fierté de ceux qui les portent face aux toros bravos. Rares sont les matadors qui ne sont pas passés dans une de ses deux boutiques où travaillent une cinquantaine de personnes mettant 30 à 35 jours pour confectionner un « Traje de Luces ».
Peu d’évolution du costume tel que l’avait défini, à partir de celui du XVIIIeme siècle, le Maestro Francisco Montes « Paquiro » en 1836 dans son « Traité de la Tauromachie sur les règles de la corrida ». L’influence de la mode en vigueur à la Cour de Versailles sous Louis XV et à celle des Bourbons régnant à Madrid sont patentes

Chaquetillas, Chalecos, Taleguillas… en un flot de dorures, de passementeries, de couleurs, de formes des plus simples aux plus élaborées, de Picasso à la Vierge du Rocio jaillissent dans la lumière du lieu du mardi au dimanche de 10 à 18 heures jusqu’à la mi-octobre…

Le « vernissage » de cette magnifique exposition a eu lieu vendredi 10 juillet ; en présence de Robert Ménard maire de Béziers, de Michel Bousquet président de l’UTB, des matadors biterrois Cayetano Ortiz et Tomas Cerqueira…