Les « Béziers Volley » au Musée Taurin

Dans le cadre des actions menées par l’Union Taurine Biterroise pour favoriser la connaissance de la tradition taurine de Béziers, le Musée Taurin recevait jeudi 24 septembre en fin de soirée, la visite des joueuses du Béziers Volley accompagnées de leur staff.

Benoît d’Abbadie, adjoint délégué à la tauromachie et Gérard Angeli, délégué aux sports, participaient à cette soirée au cours de laquelle les Angels ont découvert le passé taurin de Béziers à travers le Musée, mais aussi l’avenir de la tauromachie puisque Christian Parejo et Floriane, élèves de L’École Taurine de Béziers, ont effectué sous la direction de leur professeur, Tomas Cerqueira, des démonstrations de toreo de salon.

Un cocktail diététique mais néanmoins savoureux concluait cette soirée où la jeunesse était à l’honneur.

JOURNÉES DU PATRIMOINE AU MUSÉE TAURIN DE BÉZIERS

Au musée taurin de Béziers, ce week-end 19 et 20 sept 2020 dans le cadre des Journées du patrimoine des visites étaient organisées et commentées par les membres de l’Union Taurine Biterroise, cela avec les collaborations très participatives et professionnelles des deux personnels d’accueil municipaux.

A cette même occasion, étaient organisées des démonstrations de toreo de salon par les élèves de l’École Taurine Béziers Méditerranée, sous l’œil protecteur d’un de leurs professeurs, le torero Cayetano Ortiz, où nous avons encore une fois pu constater, que la valeur n’attendait pas le nombre des années, petit clin d’œil au benjamin, Gabin !

En conclusion de ces deux journées, une réception eut lieu pour le décrochage de l’exposition « La Feria des Artistes », en leur présence, l’artiste Gérard Sendra en profitant pour faire don à l’UTB d’une de ses œuvres photographiques exposées, « Sébastien Castella ».

A noter une très bonne affluence visiteurs compte tenu des conditions dues à la Covid 19.

L’UNION TAURINE BITERROISE CHEZ LES MARGÉ

utb monteilles

L’Union Taurine Biterroise, par un temps magnifique, organisait une journée au sein de la ganaderia de la famille Margé. Deux vaches étaient offertes en tienta aux élèves de l’École taurine de Béziers-Méditerranée (ETBM).

DSC_2062
DSC_2058
Christian Parejo

Sous la direction de leurs deux professeurs : Tomas Cerqueira et Cayetano Ortiz : Christian Parejo et Lenny Martin, rejoint par un des plus jeunes de l’ETBM Luis Torrez, ont montré leur savoir faire, et ceci avec deux vaches difficiles mais intéressantes pour voir la maitrise, le travail des élèves…

DSC_2072
DSC_2081
Lenny Martin

Une vache facile est toujours agréable à tienter, mais une difficile permet à l’élève de faire face et de s’adapter aux difficultés et d’analyser son travail…

DSC_2067
Luis Torrez

Aprés cette tienta , les membres de l’UTB ont visité le campo avec commentaires de Vincent Chaptal avant de déjeuner sous les ombrages de la Bâtisse…

en route pour le campo
Vincent Chaptal
DSC_2102

CONCHITA CINTRON HONORÉE À BÉZIERS

IMG_0537

Vendredi soir 4 septembre, le foyer des artistes du théâtre de Béziers était plein pour la soirée consacrée à Conchita Cintron la déesse blonde organisée par l’Union Taurine Biterroise et sa présidente Marie-Françoise Rouzier.

0

Pierre Nabonne, auteur du livre « Conchita Cintron, l’insoumise » – paru en 2018 aux éditions Gascogne – à partir de photos et de plusieurs videos (montage d’Hugues Bousquet) raconta avec brio la vie et carrière de cette rejoneadora d’Amérique du Sud qui n’hésitait pas à mettre pieds à terre pour combattre les toros. Francis Andreu de l’UTB apportant quelques précisions sur sa présence à Béziers…

IMG_0539
Francis Andreu, Marie Françoise Rouzier et Pierre Nabonne

De 1936 à 1950, cette Torera – cavalière émérite – combattit dans toutes les grandes arènes d’Amérique du Sud, où elle fit 211 corridas et estoqua à pied 401 toros (de 1939 à 1943)

33 muleta-2

 En Europe, Séville, Madrid, Nîmes, Béziers, Bayonne, Bordeaux, Arles, Marseille… l’applaudirent pour son courage et son toreo. Conchita fit même deux exhibition de son talent de cavalière au « Vel d’Hiv » de Paris en 1949. Son passage deux fois à Béziers  – 1948 et 1949 – fût un triomphe.

18
Béziers le 22 mai 1949

Nîmes la vit en septembre 91 donner l’alternative à Marie Sara. Née au Chili en aout 1922 d’un père portoricain et d’une mère d’origine irlandaise, Conchita Cintron terminera sa vie le 17 février 2009 à Lisbonne.

49 Hommage arènes de Lisbonne 1995

« CONCHITA CITRON » À BÉZIERS

Concepción (avec Conchita comme diminutif) Cintrón Verrill est née au Chili en 1922, d’un père portoricain et d’une mère américaine avec des racines familiales en Irlande : un mélange détonant ! La famille s’installe au Pérou, à Lima, où Conchita grandit et se révèle comme la meilleure élève du rejoneador portugais Ruy da Cámara. Elle débute à cheval lors d’un festival à Acho, les arènes de Lima, à l’âge de 14 ans. Un ancien torero basque en exil, Fortuna, lui prodigue ses enseignements et Conchita effectue ses débuts de novillera à Tarma en 1938, sur les hauteurs de la cordillère des Andes.
Le maestro mexicain Jesús Chucho Solórzano se rend aussitôt compte de ses dons innés et facilite ses débuts au Mexique. Le succès de curiosité de ses débuts se transforme en admiration générale dès son triomphe à la Mexico du 3 septembre 1939 où elle séduit l’afición tant à cheval qu’à pied. Durant 3 ans et demi elle côtoie les plus grandes figuras aztèques avant de sillonner toute l’Amérique latine où on ne tarde pas à la nommer la « Déesse blonde ».

Il s’agit maintenant de conquérir la Péninsule ibérique. Pas facile compte tenu de la réglementation espagnole qui interdit à ces dames de mettre pied à terre pour toréer et tuer comme le faisait Conchita Cintron. Elle triomphe tant à Las Ventas qu’à La Maestranza à cheval, mais à pied il lui faut passer la frontière.

Sa présentation à Bayonne, le 3 août 1947, fait sensation : sa maestria à cheval, ses aptitudes avec la cape et la muleta, sa décision à l’épée mettent en rage ses collègues espagnols. Les empresas se la disputent et Béziers verra Conchita, avant Paris et Toulouse, triompher en 1948 et 1949 devant plus de 15 000 spectateurs enthousiastes. Sa beauté, son charisme, sa maîtrise, notamment à pied, et sa dignité portée à l’extrême, lui confèrent une réputation qui se répand partout.

Mais l’amour l’attend et elle met un point final à sa carrière le 18 octobre 1950 à Jaén, en Andalousie profonde, se saisissant d’une muleta pour sidérer l’assistance en extase qui lui réservera une sortie d’anthologie. Nîmes la reverra avec un immense plaisir aux Vendanges 1991 pour conférer l’alternative à Marie Sara.

Conchita Cintrón nous quittera avec son élégance habituelle à l’aube du 17 février 2009 pour rejoindre ses amis, les figuras disparues, ne laissant derrière elle que regrets et admiration.
Son souvenir marque encore l’aficion française.

FESTIVAL TAURIN CARITATIF du « SUD À BÉZIERS » 2020

Dans la longue histoire de l’Union Taurine Biterroise il y a des jours à marquer d’une pierre blanche. Ce fût le cas ce dimanche 16 aout 2020, car rassembler au musée taurin biterrois, a côté de la présidente de l’UTB, du maire, de la députée de l’Hérault et du directeur du centre hospitalier, cinq Maestros n’était pas évident dans ce climat sanitaire.
La figura biterroise, Sébastien Castella, à la sollicitation de Robert Ménard pour monter un cartel caritatif, avait immédiatement répondu présent, comme le firent à sa demande ses amis toreros Léa Vicens, Manuel Escribano, Miguel Ángel Perera, Paco Ureña et le novillero Carlos Olsina. Le directeur général du Centre Hospitalier de Béziers Philippe Banyols, touché par cette solidarité, tenait à remercier tous ceux ayant concouru au montage de ce festival taurin, ainsi que les aficionados qui par leur présence sur les gradins des arènes permettront l’achat de matériel médical. Il précisait ainsi la Corrida est bien le symbole de la vie.

de gauche à droite : Cécile Clignon, Emmanuelle Ménard, Robert Ménard, Philippe Banyols, Paco Ureña, Miguel Ángel Perera, Manuel Escribano, Léa Vicens, Sébastien Castella, Marie-Françoise Rouzier et la reine de Béziers

Avec émotion, la présidente de l’Union, Marie Françoise Rouzier s’adressait aux nombreux présents, masqués covid et règles sanitaires l’imposant.

 » Monsieur le Maire, Madame la Députée, chers Maestros, Monsieur le Directeur du Centre Hospitalier, Mesdames, Messieurs, chers amis,

Il y a des jours dans la vie d’un aficionado plus importants que d’autres. Je pense qu’aujourd’hui comptera particulièrement, grâce à votre présence, chers Maestros, dans ce Musée Taurin.
Ce Musée dont peuvent s’enorgueillir les amoureux de la tauromachie, nous le devons aux liens créés, au fil des 120 ans d’existence de l’Union Taurine Biterroise, entre les toreros et les aficionados biterrois. Au cours de toutes ces années, vos prédécesseurs après avoir toréé dans notre ville, venaient à la rencontre de ce public qui à chaque Feria, était là dans les arènes pour les admirer et les applaudir. Les Maestros étaient reçus dans les hôtels, quelquefois en privé, et des cadeaux étaient échangés : le Musée Taurin était né. Ce patrimoine qui fait notre fierté, s’est enrichi au fur et à mesure pour en arriver à une collection d’œuvres dont certaines ont été inscrites par la Drac en 2015 au titre des monuments historiques d’objets mobiliers.
Ces liens tissés, que l’on peut qualifier même d’amitié, sont nécessaires car un aficionado a besoin de voir son torero, j’oserai même dire de le toucher, pour garder en lui ce qu’il a vu dans l’arène, ce qui l’a fait vibrer, pour magnifier toute cette passion qui le fait courir d’une plaza à une autre. Dans ces moments difficiles pour la tauromachie, ces rapports entre nous sont primordiaux.

Aujourd’hui, par votre présence, vous faites exactement ce que les aficionados biterrois espèrent à chaque fois : vous voir, échanger même trois mots, mais être auprès de vous quelques instants.
Pour tout cela, merci à vous tous, merci d’avoir pris sur votre temps que nous savons précieux, merci de nous faire cet honneur et cet immense plaisir. Merci pour votre participation ce soir au Festival qui est encore une preuve de ce que le monde de la tauromachie peut faire dans les situations difficiles comme celle que nous vivons.

Merci enfin monsieur le Maire, d’avoir été l’artisan de cette rencontre. L’Union Taurine Biterroise et les aficionados Biterrois y sont extrêmement sensibles. « 

Il appartenait à Henri Fabre-Luce de clôturer cette manifestation taurine en remettant au Maestro Biterrois « le Prix de la Société Tauromachique – Castelbon de Beauxhostes ». Prix décerné par l’Union Taurine Biterroise en 2017 pour les 120 ans d’aficion de l’UTB.

« Quel plaisir vous me faites en me demandant de remettre « le Prix de la Société Tauromachique – Castelbon de Beauxhostes à Sébastien Castella » ! Tous trois me sont chers et m’impressionnent :
Sébastien Castella d’abord, car il porte haut et de par le monde, son courage, sa passion et son talent. Trois valeurs humaines magnifiques et rares, et encore plus rares lorsqu’elles sont réunies chez le même homme.
Castelbon de Beauxhostes ensuite, car mon grand-père, passionné lui aussi et profondément artiste, avait ressenti, comme les écrivains et peintres qui y ont puisé leur inspiration, combien le lien entre tauromachie et art était fort, combien la beauté du geste et la chorégraphie qui se joue avec le taureau révèlent l’art des grands matadors de toros. Et je suis convaincu que c’est là que réside l’âme de la corrida et que c’est sous cet angle qu’il faut la défendre et la porter.
La Société Tauromachique enfin, fondée par Castelbon de Beauxhostes et désormais Union Taurine, est non seulement un pilier de l’afiçion biterroise depuis cent-vingt ans mais possède aussi de merveilleux dessins de Goya, encore une preuve de ce lien indéfectible avec les artistes.

Pour terminer sur une boutade, je vais reprendre une phrase du grand philosophe Nietzsche : « sans la musique, la vie serait une erreur », et la modifier un peu, pour pouvoir affirmer à mon tour : « Sans l’art tauromachique, la vie à Béziers serait une erreur » ! «