CHRISTIAN PAREJO REMPORTE ENCORE LE TASTEVIN D’ARGENT

Beaucoup de monde dimanche 14 aout, aux arènes de Béziers. Avant son départ pour une novillada à Dax, le Chiclano-Biterrois Christian Parejo – 2 oreilles d’un novillo de la ganaderia Rolland Durand – remporte brillamment pour la seconde fois le « Tastevin d’argent » mis en compétition lors de la novillada par l’Union Taurine Biterroise.

Cette récompense remise par Marie-Françoise Rouzier, présidente de l’UTB, en présence du sculpteur Madrilène Puente Jerez exposant actuellement au Musée taurin de Béziers, est remise pour la trente-neuviéme fois à un jeune torero.

Christian Parejo

Le Nimois Lalo de Maria a également coupé deux oreilles de son Margé et l’Espagnol Jorge Martinez remporte une oreille.

La matinée comportant six élevage français de taureaux de combat, le club biterrois l’Aficion attribue le prix du meilleur novillo à la ganaderia Margé.

LA FORCE ÉMOTIONNELLE DU BRONZE, DU TORERO, DU TORO ET DE L’AMOUR…

Vendredi soir 8 juillet après une journée à la manade Margé, du monde, beaucoup de personnalités se sont retrouvées dans le patio du musée taurin de Béziers à l’invitation de l’Union Taurine Biterroise pour un formidable vernissage de l’exposition « Soñando de un sueño soñé » « En rêvant d’un rêve j’ai rêvé » du sculpteur madrilène Puente Jerez. Une exposition qui laissera des traces dans la mémoire de ceux qui ont vu et verront les 36 sculptures de bronze racontant la vie et l’amour tragique de Manolete et de sa compagne l’actrice de cinéma Lupe Sino. Un amour en avance sur son temps.

La force du toro, la force de l’amour, la force du destin de deux êtres dans ce pays meurtri par la guerre d’Espagne et les temps sombres et durs qui suivirent… Seule la force du feu d’où sort le bronze pétri et travaillé par un aficionado-artiste (ou artiste-aficionado) peuvent nous émouvoir comme toutes ses œuvres s’offrant au-delà de nos regards à notre réflexion sur le sens de la vie et de la mort. Faut-il être aficionadas ou aficionados pour cela ? Je laisse au visiteur la réponse, même pour moi elle est si évidente. Mais la beauté, les formes, la matière, l’esthétisme des œuvres ne peuvent laisser personne insensible à cette trajectoire d’une histoire d’un amour se mélangeant au sang de la mort et du toro de combat… La démonstration de ce temps en est faite par l’œuvre monumentale trônant au milieu de patio du Musée ; tout en jailli, toute l’Espagne d’une époque s’y retrouve… Alors rendez-vous au musée taurin de Béziers pour vivre, découvrir une épopée.

Devant l’artiste Puente Jerez, les Maestros et toreros Javier Conde, Manuel Diaz El Cordobes, Tomas Cerqueira, Christian Parejo, le maire de Béziers R. Ménard et ses adjoints, Mme Pissarro à la Culture et M. Hérail à la Tauromachie, Jean Marc Biau conseiller régional d’Occitanie, Marie-Emmanuelle Camous élue départementale…

La présidente de l’UTB, Marie-Françoise Rouzier avec émotion, déclarait :
« Nous l’avons fait ! Accueillir au sein du Musée Taurin, le grand artiste PUENTE JEREZ était un challenge envisagé par l’UTB en 2020, puis reporté en raison de la crise sanitaire. Mais c’était sans compter sur notre grande détermination à offrir à Béziers, à l’aficion mais aussi à un large public, cette magnifique exposition réalisée par ce grand sculpteur que je me permets d’appeler Pepe car depuis il est devenu pour nous un ami. A partir de notre rencontre à Madrid il y a plus de 2 ans, nous savions que son rêve, notre rêve, pouvait se réaliser. Il vous racontera mieux que moi comment il a sculpté cette histoire de passions entre Manolete et Lupe Sino. Manolete ce grand Maestro dont nous commémorons à travers cette exposition le 75ème anniversaire de la disparition. Je souhaite tout de suite remercier Pepe d’avoir accepté que ces œuvres magnifiques soient présentées à Béziers, au sein du Musée Taurin et lui dire notre fierté de l’avoir parmi nous.

Mais que ce fut compliqué, que ce fut difficile pour notre association dont ce n’est pas l’habitude d’organiser de telles manifestations, même si avec LOREN en 2019 nous nous étions un peu essayés à nous prendre pour des galeristes. Et là, bien sûr nous avons pu avancer grâce, en premier lieu et dès le premier jour, à la Ville de Béziers et à son Maire Robert Ménard qui tout de suite a été séduit par ce projet et nous a assurés de son soutien. Et ce soutien nous l’avons eu, croyez-moi ! De votre part monsieur le Maire bien sûr, mais aussi de la part de tous les services de la Ville de Béziers qui nous ont aidés. Merci M. le Maire, Mme Pissarro, M. Hérail, sans oublier Benoit d’Abbadie qui a toujours été à nos côtés. Merci à tous le personnel municipal qui a dû sûrement nous trouver pénibles parfois mais qui a toujours répondu présent.

Nous avons aussi avancé grâce au soutien qui date depuis 1987 du département de l’Hérault. Sa participation a été sollicitée car nous sommes persuadés que cette exposition dépasse les limites du Biterrois et va rejaillir sur tout le territoire. Merci au Président et à tous les Conseillers départementaux et particulièrement ceux du Biterrois qui sont là, près de nous. Un énorme merci spécial à Marie-Emmanuelle. Notre volonté était tellement forte que nous avons aussi frappé à la porte de la Région Occitanie car l’impact de cette exposition est de nature à intéresser le monde culturel de notre belle Région. Les portes se sont ouvertes et la Région a répondu présente. Nous l’en remercions. Merci M. Biau de votre intervention déterminante.
Et puis, encore, nous avons sollicité le milieu économique de Béziers et du Biterrois et les chefs d’entreprises de ce territoire ont dit oui à notre projet. Même des entreprises hors Biterrois ont voulu participer à cette aventure. Merci à tous car sans vous, c’était compliqué d’arriver au bout.

Je n’oublierais pas tous les amis de l’UTB qui ont œuvré sans relâche pour que cette fête soit belle. Il y a eu des moments d’énervement, des pleurs parfois mais c’était pour mieux avancer. Merci à vous car sans vous, c’était mission impossible. Merci aussi à vous tous qui, de près ou de loin, nous avaient apporté le concours dont nous avions besoin.
Merci enfin aux Maestros, Javier Conde et Manuel Diaz El Cordobes qui ont fait le déplacement jusqu’à Béziers, même si à certains moments je les ai maudits car le monde taurin est parfois compliqué et n’a pas la même approche que nous qui sommes, même aficionados, en dehors du circuit. Ils sont là et cela je le souligne car faire venir des toreros aujourd’hui c’est quasiment un exploit. Merci à Tomas pour son intervention plus que déterminante. Sans lui, nous n’aurions pas vécu cette matinée exceptionnelle où nous avons vu des gestes d’une réelle beauté et où les Maestros ont entouré de leurs conseils notre Christian. Les toreros étaient là et sans être passéiste, avant nous vivions plus souvent ces moments forts. L’existence du Musée est la preuve de cette communion entre les aficionados et les toreros. Un lien existait. Dommage pour tout le monde que ceux qui nous font vibrer dans l’arène ne fassent pas de temps en temps la démarche de venir à notre rencontre. La tauromachie en général y gagnerait.

Merci PEPE de votre présence. Merci à vous tous. L’Union Taurine Biterroise avait rêvé un rêve qui s’est réalisé !

Comme nous recevons un artiste, nous avons aussi l’immense honneur que notre buffet de ce soir soit élaboré par un autre artiste, le chef étoilé Jean-Claude Fabre du mythique restaurant Léonce à Florensac. Il a accepté d’apporter sa contribution à cette soirée en cuisinant aux côtés de nos deux artistes habituels, Jacques Petitcolin et Daniel Vaudon. Je voudrais leur dire un grand merci à tous les trois. »

Il appartenait à l’artiste, et aux Maestros de dire quelques mots…

L’artiste Puente Jerez
Manuel Diaz El Cordobes
Javier Conde

Ensuite, Jean Marc Biau conseiller régional soulignait notamment, excusant l’absence de la présidente de la région :

« Je suis particulièrement honoré de la représenter aujourd’hui et ce à double titre. Premièrement parce que c’est toujours un plaisir de rencontrer des femmes et des hommes qui travaillent pour favoriser la culture au travers d’une exposition comme la votre, surtout quand elle favorise les échanges entre la France et l’Espagne, un pays voisin et ami qui reste toujours cher à notre cœur, à Béziers, et aussi au mien, celui d’un descendant des guérilleros de la République espagnole contre la dictature du caudillo Franco.
Deuxièmement parce que la Région Occitanie a cette ambition au cœur de favoriser et de financer la culture, partout et pour tous. Et malgré ce que prônent les antis, n’en déplaisent aux contre et aux pour, la culture tauromachique a été et est toujours un creuset d’une forme d’art et de littérature importante qu’il est important de faire passer aux jeunes générations de notre région. C’est pourquoi les plus grands artistes se sont passionnés pour la tauromachie, de Goya à Barceló, en passant par Manet, Zuloaga, Picasso, Bacon, Dalí…

L’ambition de la région Occitanie, c’est la culture partout et pour tous, avec des moyens, 67 millions pour 2002 et des actes qui peuvent se résumer à favoriser l’émancipation pour nos jeunes, se transformer avec comme priorité la lutte pour la planète, avec le pacte vert et toujours se réinventer en étant dans l’écoute afin de comprendre et de participer a ce que sera la culture de demain. (…) Nous vivons une période difficile, notamment sur le plan politique mais nous tenons à réaffirmer, notamment envers les jeunes qui sont ici que notre projet, c’est celui de l’équilibre. L’équilibre entre les territoires de la région, l’équilibre entre l’innovation et les traditions, comme celle de la tauromachie aujourd’hui (…) . Par ailleurs, l’histoire de cette exposition, celle de Puente Jerez, et surtout de Lupe SINO et Manolete et de son histoire tragique, nous renvoie aussi à la résistance et à la vie dans l’Espagne de 1947, l’année ou le plus célèbre torero espagnol se fait encorner à Linares et sa compagne exilée au Mexique pour des raisons politiques. La petite histoire dans la grande, un brin de politique et d’histoire, une culture et des traditions, autant de raisons pour que la région soit à vos cotés aujourd’hui…

Puis Marie-Emmanuelle Camous élue départementale tenait à souligner l’aide du département de l’Hérault vis à vis du musée taurin, particulièrement pour cette belle exposition et remerciait chaleureusement l’UTB, sa présidente pour avoir entrepris cette importante et magnifique exposition culturelle…

Robert Ménard maire de Béziers insistait sur la force passionnelle des œuvres exposées, une force ne pouvant laisser personne indifférent, une force qui va laisser certainement longtemps des traces émotionnelles en chacun des visiteurs. Le maire félicitait l’artiste pour son travail et l’UTB pour son choix de présenter une exposition honorant Béziers…

Cliquer sur une photo pour l’agrandir…

Du site Lo Taure Roge

PRÉLUDE À UNE EXPOSITION

8 juillet 2022 – Ganaderia Margé – l’Union Taurine Biterroise avec le sculpteur Puente Jerez reçoivent les toreros Javier Conde, Manuel Diaz El Cordobes, Christian Parejo, sans oublier Luis Tores de l’école taurine de Béziers et du sable plein les muletas pour tienter 4 vaches et un novillo : alegria garantie !
Une journée magnifique au campo, montée avec l’UTB, par le torero Tomas Cerqueira, prélude au vernissage de l’exposition du sculpteur madrilène Puente Jerez « Soñando de un sueño soñé » « En rêvant d’un rêve j’ai rêvé  » au musée taurin de Béziers…

ENFANTS, PEINTURES ET CORRIDAS…

Les élèves de CE 2 de l’école Notre Dame St-Pierre de Béziers, sous la houlette de leur professeur Paul Andreu, ont réalisé dans les arènes de Béziers, en collaboration avec l’école taurine, une toreographie, inspirée par celle réalisée par Sébastien Castella et le peintre Loren en 2019. Il s’agissait pour les élèves d’effectuer sur une grand tissu blanc des mouvements de torero avec muletas et capes imbibées de peinture rouge et bleu. Ce travail étant effectué en phase finale dans le ruedo des arènes de leur ville. Résultat d’un travail pédagogique, effectué durant un trimestre, sur l’histoire de la Tauromachie et son importante place à Béziers.

Et c’est dans les locaux du Musée taurin de Béziers que les élèves accompagnés de leur professeur et de leurs parents ont présenté leur travail, un travail collectif d’artistes assurément.

En présence de plusieurs personnalités Biterroises dont le maire, la présidente de l’Union Taurine Biterroise – association plus que centenaire ayant en charge la gestion et l’animation du musée – Marie-Françoise Rouzier a prononcé ces quelques mots :

«  Recevoir au Musée Taurin un tel public, ce n’est pas banal. Aujourd’hui et par rapport à l’habitude, la moyenne d’âge a considérablement baissé… et nous en sommes très heureux n’en déplaise à certains de nos détracteurs.
Ces artistes en herbe ont réalisé une œuvre, à l’image de celle créée en 2019 par Sébastien Castella et le peintre Loren. Ce genre de réalisation donne foi en l’avenir artistique et culturel de nos enfants. Lorsqu’ils seront adultes, ils se souviendront de ces moments où l’art, la tradition, l’histoire de leur ville les ont mis sous le feu des projecteurs. Au-delà de la tauromachie pure, c’est tout un univers culturel qu’ils ont mis en avant par cette création. Comme le disait Hemingway « la course de taureaux est un art impermanent, comme le sont le chant, la danse. Un tel art, lorsque l’exécutant est disparu, n’existe plus que dans la mémoire de ceux qui l’ont vu et il meurt avec eux ». Vous les enfants, vous avez créé une œuvre de tauromachie qui restera. La tauromachie est un art et la concrétisation de ce travail en est la preuve.
Je voulais remercier Paul Andreu qui a initié la réalisation de cette œuvre, le directeur de l’École Notre-Dame d’avoir validé ce projet pédagogique et remercier bien sûr les parents qui ont accepté que leurs enfants réalisent une telle œuvre, dans les arènes de Béziers. Je souhaite aussi remercier l’École Taurine qui a prodigué ses conseils éclairés. L’Union Taurine Biterroise est très heureuse de recevoir et d’abriter cette toreographie qui sera installée dans les salles d’exposition et qui prouvera qu’à Béziers, nous avons des toreros bien sûr mais aussi de futurs artistes. »

HB

L’UTB EN ESPAGNE

Un voyage à Cordoue a été organisé du 21 au 28 mai 2022 et certains d’entre nous ont fait le déplacement. Voilà donc un petit récapitulatif des moments forts de ce séjour.

L’UTB a scellé des relations avec le Circulo Taurino de Cordoba : une collaboration entre deux clubs taurins reliés par la passion du toro et par la même admiration portée au grand Manolete. Des échanges de cadeaux ont eu lieu et le vin de la Feria, d’Alma Cersius et le « Camel de Bezies » ont reçu un accueil chaleureux de nos amis cordouans.

Très belle visite de la ganaderia de La Quinta à Palma del Rio où nous avons assisté à un tentadero avec Clemente Jaume, admiré les toros amenés sous nos yeux par le mayoral, visité le riche musée de la maison et déjeuné sous les chênes verts face aux toros. Le tout entouré très amicalement par les maîtres de la ganaderia, les frères Conradi.

Une délégation de l’Union Taurine Biterroise s’est ensuite rendue à Madrid le jeudi 26 mai, pour participer à l’annonce officielle, par le sculpteur madrilène PUENTE JEREZ, de l’exposition « Soñando de un sueño soñé » « En rêvant d’un rêve, j’ai rêvé » qui sera présentée au Musée Taurin de Béziers du 8 juillet au 18 septembre 2022. Dans le salon Antonio Bienvenida des arènes de Las Ventas et en présence de la direction des arènes, de la presse et d’invités, l’artiste a dévoilé quelques-unes de ses œuvres qui feront le déplacement jusqu’à Béziers. Il a expliqué la genèse de cette exposition qui retrace l’histoire d’amour tragique entre le grand Maestro cordouan Manolette et l’actrice Lupe Sino. Il a notamment remercié chaleureusement la Ville de Béziers et l’UTB de l’accueillir dans la cité de Paul Riquet.

L’UTB, qui par cette exposition a voulu commémorer le 75ème anniversaire de la mort de cet immense torero auquel elle voue une grande admiration, a tenu à remercier la Ville de Béziers, la région Occitanie, le département de l’Hérault et les partenaires privés qui lui ont fait confiance et sans lesquels rien n’aurait pu se faire.

Nous avons enfin visité l’exposition de Sébastien Castella au pavillon de Las Vacas dans les jardins du Retiro où nous avons pu admirer et découvrir l’autre grand talent du Maestro.

Un très agréable séjour !