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«QUAND LES TOREROS VEULENT… »

Les 6 premiers mois de la temporada en cours m’ont apporté de grandes satisfactions qui peuvent nous procurer un rêve d’avenir si l’on se réfère à ces dernières années du monde taurin. Pendant cette période, j’ai pensé que les deux toreros majeurs, à mes yeux, de ce début des années 2000 n’avaient pas apporté leur vrai potentiel dans nos plazas. Certes, Juli depuis sa carrière triomphale de novillero et après son alternative, a démontré une intelligence, une maîtrise, une puissance qui lui ont permis de battre dans les premières années les records quantitatifs de triomphes en remplissant les arènes. Je regrette par la suite ses misérables querelles matérielles avec les empresas entraînant avec lui quelques collègues majeurs. Je pense que ce n’était pas son rôle, même avec un monde empresarial taurin défaillant à plusieurs titres. Les aficionados, dans leur majorité, n’ont pas compris cette démarche qu’ils ont ressentie comme égoïste. Il aurait fallu une mise en cause globale incluant ganaderos et aficion pour être efficace. Il aurait pu utiliser son prestige d’une autre manière pour apporter ce renouveau nécessaire, autre que celui du pouvoir financier, qui n’a pas été obtenu. Ils ont même desservi à mes yeux la cause de la corrida. Juli alternera trop souvent des triomphes faciles et des banalités ayant pour conséquence un découragement du public qui ne lui trouvait plus sa puissance et son alegria caractéristiques. Si progressivement depuis 2010, Juli a pris une autre attitude, c’est surtout à mes yeux depuis le début de la temporada que nous vivons qu’il a montré un très haut niveau, tant par ses recours techniques qu’il n’avait pas vraiment perdus, mais surtout poussés à l’extrême par l’envie qu’il démontre notamment dans les grandes ferias. Je me rappelle voir à la télévision en direct à la Feria de Séville, El Juli avant le paseo avec Manzanares et Aguado. J’ai remarqué sur son visage, dans son attitude, une détermination de bête fauve qui ne laissa aucun doute sur le fait qu’il allait les manger. Ce fut le cas.

Le cas de Morante est encore plus étonnant. Le Maestro de la Puebla nous a montrés pendant 20 ans d’alternative, un comportement si irrégulier, paraissant désintéressé au point de le rendre parfois désagréable. Dans l’édito de septembre 2021, j’ai attiré l’attention sur les mots qui le caractérisent actuellement à mes yeux : torero génial. Effectivement, depuis ces dernières années, Morante a démontré un changement brutal dans sa manière d’être. Progressivement, il s’est comporté comme s’il avait compris que sa classe, hors du commun, lui imposait de donner un autre niveau à sa tauromachie. Il est devenu ce torero génial responsable tant vis-à-vis du public que je l’espère, par nécessité de relancer le monde taurin tellement indispensable à sa survie. Cette situation ne peut que nous préoccuper alors qu’en Espagne le monde taurin est confronté au gouvernement de Pedro Sanchez II (PSOE – Unidas – Podemos) avec des accords avec les indépendantistes qu’il confirme par ses actes avec l’appui des animalistes, malgré la protection trop souvent théorique du Tribunal Constitutionnel. Il faut quand même constater le maintien de la corrida à Palma de Majorque. Quand on veut…
Le monde empresarial a sa part de responsabilité dans cette situation, d’autant plus qu’il est confronté au comportement illégal (Gijon…) de quelques maires. Je pense que la meilleure des solutions, en dehors des aides pour les éleveurs et pour les novilladas, est le comportement des toreros figuras pour ramener un public fidèle dans les arènes.

Quelle joie de voir ces jours-ci les arènes de Pamplona et les encierros. Cette passion existe surtout quand elle est soutenue par un comportement exemplaire des toreros ainsi que des toros comme ceux de Victoriano del Rio, la Pamosilla, Jandilla… alors que pourtant le pouvoir navarrais, en accord avec les Basques de Bildu, a un comportement ambigu.

En France, les déclarations contre la corrida des élus sont plus discrètes en dehors des animalistes englobés dans Nupes qui préparent un projet de loi. Le président Macron et les autres partis ont déclaré leur soutien à la corrida dans les zones de tradition. Merci à ceux qui, chez nous, ont mis en place un système qui nous a permis de nous défendre par une création institutionnelle comme l’UVTF. Malheureusement, nous n’empêcherons pas les déclarations inacceptables de quelques extrémistes peu nombreux et bruyants, notamment à Béziers. Je pense, comme plusieurs, que nous devons réagir avec les moyens légaux pour démontrer à la population les vraies motivations de ce groupe qui fait de la désinformation sans aucun scrupule, profitant de la complicité de la presse locale. Les dernières enquêtes sérieuses démontrent que dans les zones de tradition, la population, nettement majoritaire, souhaite que les politiques ne touchent pas à la corrida : chez nous pas de débat, c’est oui !!

Je suis beaucoup plus inquiet sur la situation aux Amériques avec un comportement agressif d’une partie des pouvoirs publics (issus des mouvements révolutionnaires) surtout dans les capitales : Caracas, Bogota ( ?), Quito… Un juge vient même de fermer les arènes de La Mexico suite à une plainte déposée par une association. Quand on sait le peu de volonté et d’efficacité que les pouvoirs publics, la justice et la police démontrent dans ce pays pour protéger les êtres humains et leurs biens contre les mafieux ! Le monde est-il sérieux ? Espérons que l’appel auprès d’autres instances sera efficace et que les temps puissent changer… Le Mexique est une grande nation taurine. En fait ce mouvement correspond plus à une attitude que l’on peut considérer comme anti espagnole, typique du chavisme, qu’à la corrida de toros proprement dite.

Il est vrai que depuis quelques temps la lassitude ou l’âge m’amène à aller moins aux arènes, notamment pour des ferias parfois trop longues à mes yeux. Je choisis mes déplacements par goût personnel qui tient à des souvenirs, à des amitiés avec des aficionados locaux ou voir toréer des toreros de connaissance. Il est vrai que, par ailleurs, internet ou les télévisions espagnoles nous permettent de suivre l’actualité avec plus de facilité que par le passé.
Lors de mon voyage à la Feria de Cordoba avec l’UTB pour le jumelage avec le Circulo Taurino, j’ai pu admirer une tarde exceptionnelle du rejoneador Diego Ventura et de Morante, avec des gestes géniaux, un engagement, une prédisposition, une manière d’être, une envie de triompher rarement égalée. Était-ce le moment, le lieu symbolique : la Plaza de los Califas. Juli et Morante ont montré aussi à Las Ventas pour la San Isidro des tardes parmi les meilleures de leur carrière, étonnant une partie du public. Ils atteignirent ce niveau à Pamplona et à Burgos particulièrement pour le maestro sévillan. J’espère ne pas me tromper, tout cela n’est pas du hasard. Le public, l’aficion ont aussi un rôle à jouer dans cet éventuel renouveau. Quelques jours plus tard dans les arènes de Las Ventas où l’UTB a présenté avec Pepe Puente Jerez l’exposition exceptionnelle du 8 juillet au 18 septembre pour le 75ème anniversaire de la mort de Manolete, je suis allé au Tendido 5 regarder la corrida de la tarde. J’étais voisin du Tendido 7 des insupportables aficionados qui se veulent connaisseurs avec leurs a priori. J’ai été témoin de l’engagement extrême mais lucide, sans perdre sa maîtrise, du jeune Maestro Roca Rey.

17 juillet 2022 – Roca Rey à Lunel face à un Nuñez del Cuvillo

Pourtant, les interventions bruyantes des spectateurs du 7, insuffisamment couvertes par les spectateurs de l’ombre qui ne les acceptaient pas. Son adversaire de Fuente Ymbro puissant et manso perdido s’était réfugié aux tablas, entre la porte du toril et la porte du paseo. Le jeune péruvien, impassible, parvint à le maîtriser, à le toréer véritablement malgré ses réactions dangereuses et imprévisibles. Certes, il perdit les trophées à cause de plusieurs échecs à l’épée alors qu’il avait démontré une maîtrise, un courage impressionnant qui méritaient l’appui de tout le public pendant la faena. Malheureusement, ces inqualifiables du Tendido 7, heureux d’avoir perturbé un torero important, ont conforté une décision qui me coûtera : ne plus assister à une corrida à Las Ventas. Qu’attend le reste du public madrilène compétent pour faire taire ceux qui croient, se basant sur des théories erronées, dans une plaza représentative comme Las Ventas ?

J’ai remarqué aussi des faits exceptionnels qui par leur envie et leurs qualités techniques me redonnent l’espoir, parmi les novilleros. En premier, j’ai remarqué le jeune mexicain Isaac Fonseca qui a réalisé déjà en 2021 une temporada d’exception avec son triomphe dans la Finale Nationale de la Ligue des Novilleros en coupant trois oreilles, suivies de trois oreilles et la queue dans les arènes toristes de Cadalso de los Vidrios et l’Alfarero de Oro de Villafranca de la Segra. Dès le début 2022, l’ouragan Fonseca continua ses actuations triomphales. Blessé le 25 juin avec une fracture à la mâchoire et deux légères cornadas après avoir coupé une oreille dans la Finale des Triomphateurs de Las Ventas, il a coupé 4 oreilles à Pamplona à dix jours d’intervalle. Ce jeune héros va prendre l’alternative à la Feria de Dax au mois d’août prochain.

Le cas du jeune chiclanero Christian Parejo, bien connu de l’aficion biterroise, vient de démontrer une force de caractère impressionnante ajoutée à une technique et un sens artistique qui impactent sur le public.

Istres le 19 juin 2022

Le 19 juin à Istres il toréa à partir de 11 heures une novillada piquée médiocre d’Espartaco, coupant une oreille. Autorisé à quitter les arènes avant 13 heures, il part de Salon de Provence en petit avion privé Cesnna 182 limité à quatre personnes en tout, pilotes compris pour un voyage de 1500 kms (escale obligatoire) vers Palos de la Frontera (Huelva). Arrivé juste pour le paseo à 22 heures 30, il coupa trois oreilles après une journée si éprouvante et se qualifia pour la grande finale des novilleros d’Andalousie à Antequera du 25 juin où il termina second avec trois oreilles. Christian fut important le 3 juillet à Boujan après deux faenas excellentes qui auraient dû lui rapporter quatre oreilles après avoir manqué l’estocade à son premier. La faena de son second Valdefresno m’a particulièrement impressionné tant par sa qualité esthétique que son engagement dans le combat. C’était du haut niveau !

Ces faits positifs, hors du commun, sont représentatifs de certains matadors et novilleros qui peuvent nous faire encore rêver au renouveau de la tauromachie. Ils peuvent repousser par leur force et leur succès les comportements abjects et malhonnêtes des activistes, de certains politiques et de la presse servile. Ils nous attaquent avec d’autant plus d’efficacité que le monde taurin n’a pas su s’organiser pour faire valoir les succès et la qualité exceptionnelle que peut atteindre la tauromachie. Nous ne pourrons résister qu’en nous organisant et nous unissant autour des toreros pour démontrer l’exception que représente la corrida de toros dans le monde actuel. Je suis reconnaissant à ces personnages qui nous rendent notre honneur alors que le monde taurin l’a trop souvent trahi.

Je ne puis terminer sans penser à ces Mozos Pamplonicos, parfois déraisonnables mais si amoureux de leur tradition, qui courent les toros dans les ruelles de la capitale navarraise. Nous avons la chance : après deux ans de pandémie ils n’ont rien oublié, au contraire. Ils ont revu, dans les rues ou dans les ruedos ce qu’ils voyaient en rêve.

Le responsable de rédaction : Francis ANDREU – Édito n° 107 – 2022

LA FORCE ÉMOTIONNELLE DU BRONZE, DU TORERO, DU TORO ET DE L’AMOUR…

Vendredi soir 8 juillet après une journée à la manade Margé, du monde, beaucoup de personnalités se sont retrouvées dans le patio du musée taurin de Béziers à l’invitation de l’Union Taurine Biterroise pour un formidable vernissage de l’exposition « Soñando de un sueño soñé » « En rêvant d’un rêve j’ai rêvé » du sculpteur madrilène Puente Jerez. Une exposition qui laissera des traces dans la mémoire de ceux qui ont vu et verront les 36 sculptures de bronze racontant la vie et l’amour tragique de Manolete et de sa compagne l’actrice de cinéma Lupe Sino. Un amour en avance sur son temps.

La force du toro, la force de l’amour, la force du destin de deux êtres dans ce pays meurtri par la guerre d’Espagne et les temps sombres et durs qui suivirent… Seule la force du feu d’où sort le bronze pétri et travaillé par un aficionado-artiste (ou artiste-aficionado) peuvent nous émouvoir comme toutes ses œuvres s’offrant au-delà de nos regards à notre réflexion sur le sens de la vie et de la mort. Faut-il être aficionadas ou aficionados pour cela ? Je laisse au visiteur la réponse, même pour moi elle est si évidente. Mais la beauté, les formes, la matière, l’esthétisme des œuvres ne peuvent laisser personne insensible à cette trajectoire d’une histoire d’un amour se mélangeant au sang de la mort et du toro de combat… La démonstration de ce temps en est faite par l’œuvre monumentale trônant au milieu de patio du Musée ; tout en jailli, toute l’Espagne d’une époque s’y retrouve… Alors rendez-vous au musée taurin de Béziers pour vivre, découvrir une épopée.

Devant l’artiste Puente Jerez, les Maestros et toreros Javier Conde, Manuel Diaz El Cordobes, Tomas Cerqueira, Christian Parejo, le maire de Béziers R. Ménard et ses adjoints, Mme Pissarro à la Culture et M. Hérail à la Tauromachie, Jean Marc Biau conseiller régional d’Occitanie, Marie-Emmanuelle Camous élue départementale…

La présidente de l’UTB, Marie-Françoise Rouzier avec émotion, déclarait :
« Nous l’avons fait ! Accueillir au sein du Musée Taurin, le grand artiste PUENTE JEREZ était un challenge envisagé par l’UTB en 2020, puis reporté en raison de la crise sanitaire. Mais c’était sans compter sur notre grande détermination à offrir à Béziers, à l’aficion mais aussi à un large public, cette magnifique exposition réalisée par ce grand sculpteur que je me permets d’appeler Pepe car depuis il est devenu pour nous un ami. A partir de notre rencontre à Madrid il y a plus de 2 ans, nous savions que son rêve, notre rêve, pouvait se réaliser. Il vous racontera mieux que moi comment il a sculpté cette histoire de passions entre Manolete et Lupe Sino. Manolete ce grand Maestro dont nous commémorons à travers cette exposition le 75ème anniversaire de la disparition. Je souhaite tout de suite remercier Pepe d’avoir accepté que ces œuvres magnifiques soient présentées à Béziers, au sein du Musée Taurin et lui dire notre fierté de l’avoir parmi nous.

Mais que ce fut compliqué, que ce fut difficile pour notre association dont ce n’est pas l’habitude d’organiser de telles manifestations, même si avec LOREN en 2019 nous nous étions un peu essayés à nous prendre pour des galeristes. Et là, bien sûr nous avons pu avancer grâce, en premier lieu et dès le premier jour, à la Ville de Béziers et à son Maire Robert Ménard qui tout de suite a été séduit par ce projet et nous a assurés de son soutien. Et ce soutien nous l’avons eu, croyez-moi ! De votre part monsieur le Maire bien sûr, mais aussi de la part de tous les services de la Ville de Béziers qui nous ont aidés. Merci M. le Maire, Mme Pissarro, M. Hérail, sans oublier Benoit d’Abbadie qui a toujours été à nos côtés. Merci à tous le personnel municipal qui a dû sûrement nous trouver pénibles parfois mais qui a toujours répondu présent.

Nous avons aussi avancé grâce au soutien qui date depuis 1987 du département de l’Hérault. Sa participation a été sollicitée car nous sommes persuadés que cette exposition dépasse les limites du Biterrois et va rejaillir sur tout le territoire. Merci au Président et à tous les Conseillers départementaux et particulièrement ceux du Biterrois qui sont là, près de nous. Un énorme merci spécial à Marie-Emmanuelle. Notre volonté était tellement forte que nous avons aussi frappé à la porte de la Région Occitanie car l’impact de cette exposition est de nature à intéresser le monde culturel de notre belle Région. Les portes se sont ouvertes et la Région a répondu présente. Nous l’en remercions. Merci M. Biau de votre intervention déterminante.
Et puis, encore, nous avons sollicité le milieu économique de Béziers et du Biterrois et les chefs d’entreprises de ce territoire ont dit oui à notre projet. Même des entreprises hors Biterrois ont voulu participer à cette aventure. Merci à tous car sans vous, c’était compliqué d’arriver au bout.

Je n’oublierais pas tous les amis de l’UTB qui ont œuvré sans relâche pour que cette fête soit belle. Il y a eu des moments d’énervement, des pleurs parfois mais c’était pour mieux avancer. Merci à vous car sans vous, c’était mission impossible. Merci aussi à vous tous qui, de près ou de loin, nous avaient apporté le concours dont nous avions besoin.
Merci enfin aux Maestros, Javier Conde et Manuel Diaz El Cordobes qui ont fait le déplacement jusqu’à Béziers, même si à certains moments je les ai maudits car le monde taurin est parfois compliqué et n’a pas la même approche que nous qui sommes, même aficionados, en dehors du circuit. Ils sont là et cela je le souligne car faire venir des toreros aujourd’hui c’est quasiment un exploit. Merci à Tomas pour son intervention plus que déterminante. Sans lui, nous n’aurions pas vécu cette matinée exceptionnelle où nous avons vu des gestes d’une réelle beauté et où les Maestros ont entouré de leurs conseils notre Christian. Les toreros étaient là et sans être passéiste, avant nous vivions plus souvent ces moments forts. L’existence du Musée est la preuve de cette communion entre les aficionados et les toreros. Un lien existait. Dommage pour tout le monde que ceux qui nous font vibrer dans l’arène ne fassent pas de temps en temps la démarche de venir à notre rencontre. La tauromachie en général y gagnerait.

Merci PEPE de votre présence. Merci à vous tous. L’Union Taurine Biterroise avait rêvé un rêve qui s’est réalisé !

Comme nous recevons un artiste, nous avons aussi l’immense honneur que notre buffet de ce soir soit élaboré par un autre artiste, le chef étoilé Jean-Claude Fabre du mythique restaurant Léonce à Florensac. Il a accepté d’apporter sa contribution à cette soirée en cuisinant aux côtés de nos deux artistes habituels, Jacques Petitcolin et Daniel Vaudon. Je voudrais leur dire un grand merci à tous les trois. »

Il appartenait à l’artiste, et aux Maestros de dire quelques mots…

L’artiste Puente Jerez
Manuel Diaz El Cordobes
Javier Conde

Ensuite, Jean Marc Biau conseiller régional soulignait notamment, excusant l’absence de la présidente de la région :

« Je suis particulièrement honoré de la représenter aujourd’hui et ce à double titre. Premièrement parce que c’est toujours un plaisir de rencontrer des femmes et des hommes qui travaillent pour favoriser la culture au travers d’une exposition comme la votre, surtout quand elle favorise les échanges entre la France et l’Espagne, un pays voisin et ami qui reste toujours cher à notre cœur, à Béziers, et aussi au mien, celui d’un descendant des guérilleros de la République espagnole contre la dictature du caudillo Franco.
Deuxièmement parce que la Région Occitanie a cette ambition au cœur de favoriser et de financer la culture, partout et pour tous. Et malgré ce que prônent les antis, n’en déplaisent aux contre et aux pour, la culture tauromachique a été et est toujours un creuset d’une forme d’art et de littérature importante qu’il est important de faire passer aux jeunes générations de notre région. C’est pourquoi les plus grands artistes se sont passionnés pour la tauromachie, de Goya à Barceló, en passant par Manet, Zuloaga, Picasso, Bacon, Dalí…

L’ambition de la région Occitanie, c’est la culture partout et pour tous, avec des moyens, 67 millions pour 2002 et des actes qui peuvent se résumer à favoriser l’émancipation pour nos jeunes, se transformer avec comme priorité la lutte pour la planète, avec le pacte vert et toujours se réinventer en étant dans l’écoute afin de comprendre et de participer a ce que sera la culture de demain. (…) Nous vivons une période difficile, notamment sur le plan politique mais nous tenons à réaffirmer, notamment envers les jeunes qui sont ici que notre projet, c’est celui de l’équilibre. L’équilibre entre les territoires de la région, l’équilibre entre l’innovation et les traditions, comme celle de la tauromachie aujourd’hui (…) . Par ailleurs, l’histoire de cette exposition, celle de Puente Jerez, et surtout de Lupe SINO et Manolete et de son histoire tragique, nous renvoie aussi à la résistance et à la vie dans l’Espagne de 1947, l’année ou le plus célèbre torero espagnol se fait encorner à Linares et sa compagne exilée au Mexique pour des raisons politiques. La petite histoire dans la grande, un brin de politique et d’histoire, une culture et des traditions, autant de raisons pour que la région soit à vos cotés aujourd’hui…

Puis Marie-Emmanuelle Camous élue départementale tenait à souligner l’aide du département de l’Hérault vis à vis du musée taurin, particulièrement pour cette belle exposition et remerciait chaleureusement l’UTB, sa présidente pour avoir entrepris cette importante et magnifique exposition culturelle…

Robert Ménard maire de Béziers insistait sur la force passionnelle des œuvres exposées, une force ne pouvant laisser personne indifférent, une force qui va laisser certainement longtemps des traces émotionnelles en chacun des visiteurs. Le maire félicitait l’artiste pour son travail et l’UTB pour son choix de présenter une exposition honorant Béziers…

Cliquer sur une photo pour l’agrandir…

Du site Lo Taure Roge

PRÉLUDE À UNE EXPOSITION

8 juillet 2022 – Ganaderia Margé – l’Union Taurine Biterroise avec le sculpteur Puente Jerez reçoivent les toreros Javier Conde, Manuel Diaz El Cordobes, Christian Parejo, sans oublier Luis Tores de l’école taurine de Béziers et du sable plein les muletas pour tienter 4 vaches et un novillo : alegria garantie !
Une journée magnifique au campo, montée avec l’UTB, par le torero Tomas Cerqueira, prélude au vernissage de l’exposition du sculpteur madrilène Puente Jerez « Soñando de un sueño soñé » « En rêvant d’un rêve j’ai rêvé  » au musée taurin de Béziers…