décrochage de l’exposition « L’art taurin des terres d’Oc »

Dans le cadre des Journées taurines du Biterrois 2021 se tenait vendredi 22 octobre au Musée taurin de Béziers ce qui devient traditionnel, le décrochage de l’exposition « l’art taurin des terres d’Oc »; expo ayant tenue les cimaises durant la période estivale. En présence du Maestro Richard Milian et de nombreuses personnalités, sans omettre les artistes de cette exposition, Marie Françise Rozier président de l’UTB prononça cette allocution :
« Madame la Conseillère Départementale représentant M. le Président du Conseil Départemental, Monsieur le Maire-adjoint à la tauromachie, Mesdames, Messieurs, chers amis, cher Maestro.
Toutes les bonnes choses ont une fin et nous clôturons ce soir la magnifique exposition de ces artistes taurins de nos Terres d’Oc. En étant très sincère, je disais il y a quelques jours à mes amis de l’UTB que cette expo va me manquer, que c’était très agréable d’entrer et d’avoir toutes ces merveilles sous nos yeux. Mais….
Merci aux artistes peintres Yves Duffour de Lupiac dans le Gers, à Bruno Eliot d’Aimargues, à Tom Garcia et à José Manrubia d’Arles, à Quentin Revilla de Béziers et bien sûr à notre sculpteur Stéphane Lopez de Nîmes. Vous nous avez fait rêver pendant 3 mois et vous avez donné une qualité indéniable à notre exposition de l’été. Merci à vous tous.
Ce décrochage a une saveur particulière ce soir puisqu’il est effectué sous le regard du Maestro Richard Milian. C’est un honneur pour l’Union Taurine Biterroise et le Musée Taurin d’accueillir ce torero qui a fait vibrer l’aficion biterroise pendant des années. Merci Richard d’être ici ce soir, dans ce Musée qui retrace l’histoire de la culture taurine de notre ville. En parlant d’histoire et si vous en êtes d’accord, nous allons vous convier en montant à l’étage, à un moment particulier, devant les habits de lumières des Maestros, Nimeño II, Victor Mendes et Richard Milian qui ont participé à cette fameuse Miurada de 1983. Cette corrida est restée dans les mémoires de ceux qui étaient assis dans les arènes de Béziers et dans la vôtre Richard mais, c’est sûr, à un autre niveau. Nous regrettons bien évidemment l’absence de Victor qui aurait complété ce soir le fameux cartel. »

Le Maestro Richard Milian – avec beaucoup d’émotion – rappela qu’il vécut dans sa jeunesse de torero à quelques pas du musée, rue de l’Argenterie. Il se souvient dit-il, très bien des parties de pétanque avec les Biterrois comme avec Joêl Sidobre ici présent. Il se souviendra toujours de ses amis de Béziers particulièrement des aficionados qui l’ont toujours soutenu et aidé. Catalan d’origine, vivant maintenant dans le Sud-Ouest, Béziers reste sa ville et quand il y revient il s’y trouve bien…

Évocation des souvenirs avec la présidente de l’UTB et son président d’honneur Francis Andreu

Avant le coctail il était normal, et ce fût fait, de revoir des images de Ninemo II qui, avec Richard Milian et Victor Mendes, était au cartel de la fameuse, j’allais écrire furieuse Miurada biterroise de 1983…

COMMUNIQUÉ DE L’UTB

Depuis plusieurs années, nous faisons visiter, avec beaucoup de succès, le Musée Taurin de Béziers à un public divers et varié. Nous ouvrons pour la Nuit des Musées, pour les Journées Européennes du Patrimoine et bien sûr à la demande d’associations de tous horizons.
A chaque fois et même si les visiteurs, parfois accompagnés de leurs enfants, ne sont pas tous des aficionados a los toros, tous apprécient sincèrement, et ne se privent pas de le dire et même de l’écrire, la qualité des collections présentées. Les GOYA, les Jean de LABEL, les BIOULES, les DI ROSA et j’en passe, ne laissent personne indifférent. C’est cela la CULTURE.

Hier 22 septembre, nous avons rencontré l’hostilité avec un grand H des anti-corridas qui ont empêché, sous de faux prétextes, la venue au Musée de 16 jeunes et 2 accompagnants d’un Centre de Loisirs de Béziers (ASLH Accueil de Loisirs Sans Hébergement). L’Union Taurine Biterroise est profondément choquée par cette situation qui fait fi de ce droit fondamental de liberté que nous subissons de la part de ce groupe minoritaire que sont les anticorridas.
C’est la mémoire de tous ces hommes qui ont fait L’HISTOIRE de Béziers et de sa tauromachie, au travers de ce Musée, qui est bafouée.

L’UNION TAURINE BITERROISE

LA LYRE BITERROISE REÇU AU MUSÉE PAR L’UTB

Jeudi 12 Août 2021, LA LYRE BITERROISE rendait visite au Musée Taurin de Béziers à l’initiative de l’Union Taurine Biterroise.
Suivait une visite guidée des différentes salles, agrémentée des commentaires avisés de Francis Andreu.

Le groupe musical joua brillamment un morceau de son répertoire en remerciement de l’invitation.
Après avoir remis une photo dédicacée de l’orchestre à la présidente de l’UTB Marie Françoise Rouzier, le directeur Victor Madrènes et le président Michel Jourliac signaient le livre d’or.

TASTEVIN D’ARGENT 2021 POUR CHRISTIAN PAREJO

Samedi 14 août au Musée taurin de Béziers, Marie-Françoise Rouzier, président de l’UTB, en présence de Benoit d’Abbadie adjoint à la Tauromachie et à la Feria, de la représentante du Conseil départemental de l’Hérault, de conseillers régionaux et du matador Tomas Cerqueira a remis au jeune novillero Christian Parejo de l’École taurine de Béziers le Tastevin d’Argent 2021 pour son triomphe à la novillada piquée du matin où il a remporté une oreille de ses deux Cuillé. Il avait en competencia deux novilleros de qualité : un autre Biterrois Carlos Olsina (silence et une oreille) et le mexicain Arturo Gilio (une oreille puis vuelta). Rappelons que Christian Parejo, agée de 20 ans est originaire de Chiclana de la Frontera, apodéré par Tomas Cerqueira. Il est passé en novillada piquée le 12 juin de cette année.

Voici le discours de notre présidente :

« L’Union Taurine Biterroise est heureuse de vous accueillir à l’occasion de la remise du Tastevin d’Argent à Christian Parejo, meilleur novillero de la Feria 2021.

Cela fait 34 fois cette année, que l’Union Taurine Biterroise récompense le triomphateur de la novillada piquée de la feria. En 1983, le premier lauréat de ce prix fut Emilio Oliva. Son frère Abel, le recevra dix ans après, en 1993. Ces prix ont été attribués à 20 novilleros espagnols, sud-américains et portugais et à 14 Français. Sébastien Castella et Juan Bautista l’ont reçu conjointement en 1999. Des novilleros devenus des figuras ont été lauréats : Sébastien Castella bien sûr mais aussi donc Juan Bautista, Jesulin de Ubrique et Andrès Roca Rey. L’UTB ne s’est jamais trop trompée dans ses choix !!!

Pourquoi le Tastevin d’Argent ? parce que le vin, comme le rugby et la tauromachie, c’est l’image de Béziers et que l’UTB a toujours voulu rendre hommage à sa ville et à la qualité et au professionnalisme de ses vignerons.
Par ce prix, l’Union Taurine Biterroise souhaite encourager et récompenser ces jeunes dans la difficile voie qui mène à la réalisation de leur rêve. Je tiens à remercier bien sincèrement les élèves et l’encadrement de l’École Taurine Biterroise de leur travail. C’est là que pousse la graine de toreros et que se construit la tauromachie de demain. Merci également à Tomas et Gaëtan de leur engagement.

Nous sommes très heureux Christian de te remettre le Tastevin d’Argent 2021 et suerte pour ta carrière. »

Yannis Ezziadi : «MINOTAURE, paroles de toreros»

n ce mercredi 21 juillet le Musée taurin de Béziers recevait Yannis Ezziadi, comédien, metteur en scène, auteur… âgé de 30 ans, pour une conférence de presse de présentation du spectacle « MINOTAURE, paroles de toreros » adapté et interpreté par lui même, mis en scéne par Sébastien Rajon. Un « spectacle taurin » qui sera joué durant la Feria de Béziers 2021 au Cloitre de la cathedrale Saint-Nazaire le 14 aout à 22 heures. C’est aussi en présence de Marie-Françoise Rouzier, présidente de l’UTB, de Benoit d’Abbadie, maire adjoint à la Tauromachie et à la Feria et de Christophe Burte, directeur de la programmation des spectacles sur Béziers que se tenait cette conférence de presse.

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Voici donc l’intégralité de sa présentation, une présentation qui en a laissé plus d’un pantois et admiratif :

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« Il y a un peu plus d’un an, dans ma région parisienne, j’ouvrais mon premier livre de toros. C’était Les oreilles et la queue, de Jean Cau né non loin d’ici, à Bram dans l’Aude, près de Carcassonne. Il y aura bientôt un an, je voyais ma première corrida dans les arènes Béziers. Et aujourd’hui, me voilà reçu au Musée taurin de cette même ville, devant vous. C’est donc par la littérature que j’entrais en tauromachie, et c’est par la généreuse invitation de votre maire, monsieur Robert Ménard, que j’assistais réellement au spectacle, depuis les gradins. S’ensuivirent des rencontres. Robert Margé me fit découvrir les taureaux au campo, loin de la fête. Alain Montcouquiol me partagea ses souvenirs, me fit visiter les rues et les places de Nîmes où enfant, il rêvait de muleta, d’habits de lumières et du fauve cornu si cher au peuple de cette région. J’y ai passé beaucoup de temps à penser aux toros, à lire, à discuter, et à écrire. Mes autres interlocuteurs réguliers furent Carlos Olsina – encore un Biterrois – et puis le novillero Jean Baptiste Molas, le jeune éleveur Pierre Mailhan et le flamboyant Simon Casas.

J’ai découvert un monde secret où les valeurs artistiques que j’aime et que je croyais aujourd’hui disparues étaient belles et bien vivantes. Un monde où la beauté, la grandeur, la grâce, la pureté et le don de soi à son art étaient encore l’objet d’une quête. Moi, le jeune acteur passéiste, désespéré par son temps, qui ne voyait dans les pièces de théâtre et les mises en scène d’opéra modernisées que banalité, vulgarité et absence de beauté, j’ai découvert dans les arènes le dernier grand spectacle tragique de mon époque. Et j’ai trouvé les derniers grands tragédiens de ce monde. Les immenses Mounet Sully, Sarah Bernhardt, Alain Cuny et Maria Casarès – pour qui j’ai une admiration sans limite – jouaient la mort de manière déchirante. La mort, les toreros eux la donnent, la risquent et parfois la reçoivent. Tout cela pour un seul moment de grâce.
De ce choc artistique, de cet éblouissement esthétique, il me fallait tirer quelque chose. Ce fut dans un premier temps un texte, puis un dossier complet dans Causeur. Vingt huit pages, dans ce magazine national dirigé par Elizabeth Lévy, et même la couverture ! On m’invita dans des émissions de télévision et de radio, pour aller défendre ce dossier que j’avais orchestré et en partie écrit, et plus généralement pour défendre cet art si injustement haï et trainé dans la boue la plus immonde, cette boue qui a malheureusement tendance à lui coller à la peau. Autant vous dire qu’une pluie d’insultes m’a inondé, mais que les mots de reconnaissance d’un peuple, celui du Sud de la France qui se rend aux arènes, est venu dissiper cet affreux orage, et ce fut ma plus belle récompense. Non, je ne regrette rien.

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Et puis, j’eus le sentiment qu’il me fallait en faire un spectacle. Parce que je pouvais en sortir quelque chose d’artistiquement intéressant – et je l’espère d’important – mais aussi parce que, pour défendre des idées, ma place à moi est avant tout la scène.

C’est ce spectacle que je viens aujourd’hui vous présenter. « MINOTAURE, Paroles de toreros » en voici le titre. Je pensais au départ faire un montage de textes de Montherlant, Cocteau, Leiris… Et puis, il m’est soudainement apparu que je devais composer ce spectacle de textes écrit par les toreros eux-mêmes. Premièrement parce qu’ils sont sans doute les mieux placés pour en parler, deuxièmement parce que cela me permettait directement de les incarner, et troisièmement parce que certains ont écrit des textes d’une très grande qualité littéraire. Les auteurs de ce spectacle que je présenterai le 14 août à 22 heures dans le cloitre de la cathédrale Saint Nazaire sont Alain Montcouquiol, Luis Miguel Dominguin, Simon Casas, Paco Ojeda, Jose Tomas et un écrivain que j’ai tout de même gardé : Jean Cau. Ce spectacle raconte le torero, le toro, leur relation. Il raconte la dureté de ce métier. La peur, la souffrance physique, le doute, la lutte, le courage. Il raconte également cette culture, vivante, et son enracinement dans le temps et dans la terre. Il raconte cette étrange, grave et joyeuse fête où le raffinement rencontre la force brute, ou les paillettes d’or des costumes de lumières rencontrent le sable et la poussière. Où la vie rencontre la mort.

Pour assurer la mise en scène de ce spectacle, j’ai invité un artiste merveilleux et flamboyant : Sébastien Rajon, qui a tout de suite été séduit par l’idée de ce spectacle, puis totalement convaincu par la grande qualité des textes. En utilisant divers écrits des auteurs que je vous ai précédemment cités, j’ai formé un monologue contrasté abordant les beautés et la violence des vies de toreros. Un monologue qui raconte parfois les racines de cet art, mais qui surtout se situe au cœur de l’action, au cœur du drame. Si je devais qualifier le style de ce spectacle, je dirai que c’est une tragédie. Une tragédie ornée de pasodobles et de flamencos, où règnent la dignité, le courage, la peur, la mort et le sang.
Ce spectacle est une modeste petite pierre que j’apporte à cet édifice à la gloire de la corrida que vous ne cessez de bâtir vous les toreros, les éleveurs, les organisateurs et les aficionados.

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Si je suis entré en résistance pour la défense de cette magnifique corrida, c’est parce que je pense au plus profond de moi, que si son interdiction devait advenir, ce ne serait pas seulement une perte pour le monde taurin mais pour celui de l’art et, oui j’ose le dire, pour l’humanité. Que ce serait une défaite au même titre que les récents retraits de la vente de livres d’écrivains sulfureux. Ceux qui veulent interdire les films de Polanski ou les œuvres de Balthus sont les mêmes qui veulent s’en prendre à la corrida au nom de la morale, de leur morale, celle du temps. Face à cela, les artistes, les vrais, les courageux, les purs, doivent ensemble faire barrage à ce comité d’épuration inculte et surtout insensible à la beauté et à la grâce.

Avec ce spectacle, « Minotaure, paroles de toreros » je veux rendre hommage aux bestiaires contemporains que sont les matadors, ainsi qu’au peuple taurin, je veux sensibiliser à l’art de la corrida ceux qui ne la connaissent pas, mais surtout, je veux incarner le torero que je n’aurai jamais eu le courage d’être.

En vous espérant nombreux ce 14 août à 22 heures. Merci de votre attention. »