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ÉDITORIAL – NOVEMBRE 2014

MUERE JOSE MARIA MANZANARES, LA CLASE ABSOLUTA DEL TOREO

Ainsi a titré dans El Mundo du 29 octobre, Zabala de la Serna. José Maria Dolls, que nous connaissons tous sous le nom professionnel de Jose Maria Manzanares (il avait choisi « l’apodo » qu’utilisait son père, Pépé, comme banderillero), est décédé subitement le 28 octobre dans sa finca de Cacéres à l’âge de 61 ans. Jose Maria, né en 1953, fut un torero précoce. Après avoir débuté en novillada sans picador en 1969, il prit une alternative de prestige le 24 juin 1971 dans sa ville d’Alicante, des mains de Luis Miguel Dominguin avec S.M. EL VITI comme témoin, après un passage fulgurant comme novillero « puntero ». Les spécialistes lui attribuent (au total Europe et Amérique), plus de 1 700 paseos de corrida.

La tauromachie de Manzanares se caractérisait par son élégance et son classicisme. Les aficionados pouvaient être divisés dans l’appréciation de ses actuations. Certains lui reprochaient son côté dilettante, alors que ses partisans admiraient la pureté et le temple de sa tauromachie. En fait, même si ses tardes et ses temporadas ont été marquées par un manque de constance, « Jose Mari » était très exigeant dans sa préparation et dans les détails de sa tauromachie, en recherche permanente d’amélioration. Il n’était pas dilettante dans le ruedo, il était « lui » avec ses contradictions entre sa classe et sa maîtrise, mais aussi ses « faiblesses » qui caractérisaient le personnage.

On a pu dire, quand sa faena était excellente et qu’il arrivait à « cuajar » un toro, qu’il s’abandonnait et qu’à ce moment-là, il toréait pour lui-même, paraissant oublier les arènes et le public. Il ne toréait pas pour la galerie, sans artifice pour faire croire et ne se soumettait jamais à la tendance commerciale. Beaucoup l’appellent « torero des toreros » ou « figura de figuras » car Manzanares était certainement le torero le plus admiré par tous ses collègues matadors de toros, mais aussi par les novilleros et les banderilleros. Il faisait l’admiration de toute la profession. Il n’est qu’à se rappeler, le jour de sa despedida, sa sortie en triomphe de la Real Maestranza par un « coup d’état » de ses collègues réunis à Sevilla, porté sur les épaules des figuras qui « forceront » la Porte du Prince pour magnifier sa carrière.

Nous avons de nombreuses anecdotes sur Jose Maria qui démontrent les facettes du personnage, tant dans ses triomphes à Sevilla qui l’adorait, mais aussi à Las Ventas (2 sorties à hombros) malgré les a priori du 7 à son égard : faena inoubliable en 1993. Quelle émotion ! Nous nous rappellerons de cette Corrida des Vendanges de septembre 1994 à Nîmes, face aux Victorino Martin qu’il affrontait avec Rincon et Espartaco. Alors que le public émerveillé par sa maîtrise suivait avec attention sa faena de muleta, d’un seul coup, Jose Maria interrompt la faena et conclut rapidement avec l’épée sous la bronca du public surpris par ce changement inattendu. A ce moment-là, j’ai entendu un taurin historique andalou s’écrier dans le callejon « pero por que ? Lo habia resulto todo ! »(mais pourquoi, il avait tout résolu). Ainsi était Manzanares.

Dans cette triste soirée où nous écrivons ces lignes, apparaissent sur Internet les premières images de la chapelle ardente ouverte dans les arènes d’Alicante et nous pouvons admirer au-dessus du cercueil, la photo du maestro assis dans la Real Maestranza de Ronda, réalisée pour l’affiche de la fameuse Corrida Concours en solitaire de 1988, vêtu de son classique traje «grana y oro » et de son magnifique capote de paseo rouge et or sur l’épaule. « La classe ». Ce jour-là, 16 juillet 1988, avec une chaleur étouffante, il changea de traje après la mort du 3ème toro et revint en costume goyesque, plus léger, pour indulter le fameux « Peleon » de Guardiola. Quel toro ! Quel torero !

Dans notre édito de novembre, nous aurions préféré vous parler plus longuement de la Feria del Pilar de Zaragoza où Simon Casas a réussi son pari de ramener le public dans la Plaza de la Misericordia. On a pu remarquer dans le positif :
– la bonne tarde de Luque, seul contre six, surtout devant l’excellent toro de Bañuelos, confirmant sa bonne temporada 2014 ;
– la confirmation du bon moment de Ponce et surtout de Talavante devant les Juan Pedro Domecq ;
– la grande envie de Juli de bien terminer sa temporada compliquée 2014. Il a même fait un quite par « Lopezina » qu’il ne pratique quasiment plus depuis 10 ans.
Par contre, nous ne pouvons que regretter le faible succès populaire du Gala Taurin organisé dans les arènes de Béziers pour clôturer les Journées Taurines. Pourtant le cartel était intéressant : Bautista, Escribano, Cayetano Ortiz face à 3 toros de Margé et les deux novilleros locaux. Pourtant il faisait beau… *

Le responsable de rédaction : Francis ANDREU – Edito n° 19 – Novembre 2014
* diaporama sur ce gala en cliquant sur http://lotaureroge.canalblog.com/albums/bezuers_19_10_14___grande_fiesta_campera/index.html

ÉDITORIAL – OCTOBRE 2014

COMMUNICATION :
INFORMATION OU DÉSINFORMATION

En avant-propos, nous devons féliciter l’Aficion du Biterrois qui, le jour du derby R.C. Narbonne-ASBH et d’un match de l’équipe locale de rugby à la même heure, a quasiment rempli les arènes de Boujan (34) pour la première corrida de toros organisée dans les arènes de la patrie de Fernand Castelbon de Beauxhostes.

7Ce fut un succès pour M. le Maire et sa municipalité, l’Aficion, sans oublier bien sûr Tomas Cerqueira qui coupa 4 oreilles aux toros de Gallon avec 4 grands coups d’épée, démontrant que l’Aficion locale et les responsables des arènes de Béziers doivent lui faire confiance. Il ne pénalisera pas la taquilla (preuve est faite) et mérite d’être répété dans des conditions honorables dans les arènes de sa ville. Cela démontre que quand l’aficion biterroise veut s’unir, oubliant ses querelles manipulées, pour défendre ses fondamentaux face aux attaques violentes (tant verbales que physiques) des antis, elle n’a rien à craindre. « A l’an que ven » à Boujan.

La temporada européenne se terminera en octobre notamment après la Feria de Zaragoza qui, au gré des changements d’empresas, a connu des fortunes diverses depuis une dizaine d’années. Pourtant, l’empresario aragonais, Arturo Beltran, a su, contre l’immobilisme local, mettre en place en 1988, la première couverture efficace d’un ruedo pour faciliter l’organisation au mois d’octobre, des spectacles taurins dans la Plaza de la Misericordia. Cela permit de donner un nouvel élan à cette Feria qui perdit petit à petit de sa splendeur et de son originalité, même si la tradition de la Jota Aragonesa à l’entrée du 6ème toro dans le ruedo reste vivante.Outre le fait de clôturer les Ferias de plazas de 1ère catégorie, les Fêtes de la Virgen del Pilar de Zaragoza, de l’Espagne et de l’Hispanité, commémorent le 12 octobre, date de la découverte des Amériques par Christophe Colomb en 1492. Malgré la solennité de cette référence, la baisse progressive de l’intérêt de la Feria del Pilar est évidente. Cela pour plusieurs raisons :
– absence des Figuras, certaines ne souhaitant pas remettre en cause leur saison espagnole qui s’achève ;
– les ganaderias les plus prestigieuses préférant garder leurs meilleurs « cuatreños » pour le début de la temporada suivante où ils seront mieux valorisés, tant financièrement que médiatiquement, en l’absence de toreros majeurs.
Les trois dernières ferias ont même connu des résultats si médiocres, tant artistiquement que financièrement, que l’empresa Sorolo, qui a géré en 2012 et 2013, a terminé en conflit grave avec la Diputacìon, propriétaire des arènes.
Dans cette situation conflictuelle difficile, Simon Casas (avec ses associés), s’est porté candidat à la gestion de cette Feria, qui lui a été attribuée. Ils ont proposé une diminution du nombre de corridas et, heureusement, ont obtenu la participation des Figuras : Ponce, Juli, Perera, Talavante, Padilla, Luque (seul face à 6 toros) et les meilleurs rejoneadores pour fêter les 250 ans de la Plaza de Zaragoza. C’est un objectif ambitieux qui permettra, nous l’espérons, de relancer la Feria del Pilar.

Le mois de septembre se caractérise, tant en Espagne qu’en France, par de nombreuses ferias dans les arènes des capitales de province et dans les grandes plazas françaises (hors Mont-de-Marsan et Béziers). Ces nombreux spectacles seraient difficiles à résumer. Ces Ferias n’ont pas changé le « monde » puisque Miguel Angel Perera reste le Torero de la temporada, tant dans sa constance, sa classe, que dans sa sérénité devant les toros qu’il affronte. Malheureusement, Alejandro Talavante qui, après San isidro, nous paraissait susceptible de contrarier sa suprématie, a été écarté des ruedos en août, septembre et… par sa blessure à la main. Certes, Morante reste le « Torero » exceptionnel, comme il a pu l’être à Ronda, malgré parfois son inconstance pour construire des faenas complètes, car sa » toreria » est unique et parce que sa « facilité » artistique au capote est déconcertante. Le Juli, poussé dans ses retranchements après ses « confessions » et la « responsabilisation » de ses collègues figuras (il faut le faire…) dans les démarches du G10 et du G5, a voulu montrer dans certaines ferias, qu’il reste le torero important que nous connaissons.

Nous aurions aimé voir plus d’images de ces faenas (rares sur internet), même si le nombre de rabos coupées à Murcia, Nîmes… ne nous paraît pas essentiel. Nous aurions aimé voir des moments importants qui nous permettraient d’y adhérer totalement. Miguel Angel Perera lui s’y est risqué (aguante).
Nous avons suffisamment « supporté » pendant des mois l’invasion d’une communication qui présentait des manifestations mineures et des déclarations comme des évènements, pour nous étonner de toute absence de visuels importants sur ses derniers succès. Peut-être à Zaragoza. La communication taurine actuelle, sur internet, nous paraît intéressante pour le suivi journalier qu’elle nous apporte. Mais il est dommage qu’elle soit pervertie par des titres orientés qui souvent ne correspondent même pas aux rédactionnels qui suivent. Quand ces médias arrêteront-ils de transformer l’information au profit de celui ou de ceux qui disposent des représentants les plus »puissants » ou les mieux introduits dans ce monde ? « Este saneamiento » devient indispensable si nous voulons insuffler au public l’envie de voir la vraie dimension du toreo. Par principe, même si nous avons des vues différentes, nous respectons les aficionados et leurs conceptions de l’art taurin mais nous pensons qu’une partie de ce public a des difficultés à se retrouver dans la cacophonie du message qu’il reçoit actuellement. Les commentateurs taurins ont toujours été des partisans, parfois virulents, de toreros concurrents pour les premières places de l’escalafon (ex Ernest Hemingway qui soutenait Antonio Ordoñez contre Luis Miguel Dominguin). Certes ces querelles étaient parfois orientées par des intérêts particuliers mais dans sa majorité, la « profession » (ou la « fonction ») gardait une certaine déontologie.
Actuellement, on assiste à une véritable désinformation organisée, d’autant plus que certains « intervenants » portent plusieurs casquettes dans la même profession, si on peut employer ce terme pour certains. Autrefois, les grandes « signatures » représentaient des médias importants dont la tauromachie n’était qu’une partie minime de leur communication : politique, vie locale, culturelle…
Aujourd’hui, certains sites internet spécialisés sont malheureusement impliqués dans la carrière de toreros et donnent une information tronquée… il est vrai parfois non identifiée. Heureusement, certains lecteurs savent faire le tri. Cette désinformation est agaçante et même frustrante parce que nous sommes pris pour des « pigeons ». Ils se trompent. Contrairement à ce qu’ils recherchent, leur comportement dessert tout le monde et la tauromachie en général. Cela n’est pas sérieux car trop « visible ».

Nous avons des adversaires à l’extérieur. C’est en se montrant crédibles que nous les combattrons et surtout que nous les repousserons. Gardons le moral. Ils se rendront peut-être compte de leurs errements.

Nous vous parlerons la prochaine fois des Ferias d’octobre et des changements d’apoderados.

Le responsable de rédaction : Francis ANDREU – Edito n° 18 – Octobre 2014

calicot devant arènesDIMANCHE 19 OCTOBRE

CARTEL JOURNÉES

JOURNÉES TAURINES BITERROISES 2014

Samedi 18 octobre, lors de la « NUIT des TOROS D’OC » à la salle Zinga Zanga, Michel Bousquet remettait le trophée du Meilleur Novillero (tastevin d’argent) à Roca Rey ; en l’absence de celui-ci c’est symboliquement un éleve de l’ETBM qui l’a reçu pour lui transmettre.
Puis le président de l’UTB a demandé aux matadors présents ayant reçu ce trophée les années précédentes de le rejoindre sur la scène.

DSC_0169Comme l’an passé, mardi 14 octobre, à l’invitation de l’UTB et au musée taurin de Béziers, Bernard Mula président de la Fédération des Clubs Taurins du Biterrois présentait le programme des 32emes Journées Taurines Biterroises, ceci en présence de Benoit d’Abbadie adjoint au maire de Béziers en charge de la Tauromachie, de Michel Bousquet président de l’UTB et de Didier Bresson président de l’École taurine locale . Ce fut l’occasion pour Bernard Mula de souligner l’importance de la Tauromachie dans le Biterrois et de l’importance d’un rassemblement sans faille de toute l’aficion locale pour, face aux anti-corrida, promouvoir et défendre la Culture taurine. Lors de cette présentation, deux élèves de l’École biterroise firent, à travers un toreo de salon, une démonstration de leur savoir faire..

SALON JOURNÉE 2014AFFICHE FEDE 2014Programme complet des Journées Taurines  Biterroises 2014

Mardi 14 octobre – Musée Taurin Mail Chapat
18h : Toreo de salon en présence du maestro Richard Milian.
19h30 : Présentation des Journées Taurines.
Mercredi 15 octobre – Théâtre des Franciscains (entrée gratuite)
19h : Inauguration des Journées Taurines et de l’exposition de tableaux et peintures d’Aline Brun – Vernissage de l’exposition photos de Bruno Bade et Noël Morato.
20h : Spectacle de Flamenco.
Jeudi 16 octobre – Théâtre des Franciscains (entrée gratuite)
19h30 : Film et débat animé par Rolland Agnel et Paul Hermé sur la corrida de Miura de 1983  – Cartel : Richard Milian, Victor Mendes et Nimeño II. Présence de Richard Milian et Victor Mendes.
Vendredi 17 octobre – Théâtre des Franciscains (entrée gratuite)
19h30 : Film et conférence sur le Toro Bravo en présence du maestro Richard Milian et du ganadero Robert Margé.
Samedi 18 octobre
12h : Apéritif offert à la Peña Emilio Oliva, réception du maestro Richard Milian.
17h : Réception du maestro Richard Milian à la Colonie Espagnole (La Querencia)
19h30 : Salle Zinga Zinga, « Nuit des Toros d’Oc »…
Hommage au maestro Richard Milian, présence de Maestros Français et des représentants des Villes Taurines Françaises. Remise des Trophées aux triomphateurs de la Feria de Béziers 2014.
Dimanche 19 octobre
11h : Tienta des élèves de l’Ecole Taurine de Béziers aux arènes.(entrée gratuite)
12h30 : Apéritif.
13h : Déjeuner dans les casetas.
15h : Grande Fiesta Campera avec la participation des maestros. (15 euros, gratuit moins de 12 ans)
CARTEL :
Juan Bautista, Manuel Escribano, Cayetano Ortiz et les novilleros : Carlos Olsina, Joao Machado, El Luri (Espagne)… BÉTAILS : MARGÉ et André CASTELLA

BOUJAN sur LIBRON – TRIOMPHE pour TOMAS CERQUEIRA

hombrosLa première Feria des Vendanges, dimanche 7 septembre à Boujan sur Libron marquera l’histoire de la Tauromachie Biterroise, et même au delà.  car ce fut un succès.
Remercions Gérard Abella, maire de cette petite ville héraultaise d’avoir pris le pari d’une réussite, ceci sans céder aux pressions des anti-corrida ; merci aussi à tous les bénévoles et autres ayant travaillé pour cette journée, les aficionados du Poulpe de Boujan, ceux de la Manade du Grand Salan et tous les professionnels du monde taurin, artisans du succès de ces « vendanges » taurines du meilleur cru.

Une ferrade avec déjeuner au pré, un pregon, des casitas, une novillade, un abrivado, un rejoneador Laury Tisseur, le tout couronné par le triomphe du matador Tomas Cerqueira dans des arènes pleines, accompagné par le guitariste flamenco Guilermo Flores. Quatre toros de chez Gallon, bien présentés. Une oreille au premier et au second et deux au quatrième. Des mises à mort efficaces et rapides suivirent des jeux de muletas variés particulièrement au premier et dernier Toro. Une chose est certaine durant la prestation de Tomas les aficionadas et aficionados ne se sont pas ennuyés.

Pour l’an prochain, Boujan peut sereinement envisager une deuxième  Feria des Vendanges.

HB

paseo
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3
a
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2014-09-07_10-19-39
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c
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Tomas les 2 dernières oreilles du 4eme

FERIA DE BÉZIERS – LES TROPHÉES DES CLUBS TAURINS BITERROIS

Dans le cadre des journées Taurines de Béziers – du mardi 14 au dimanche 19 octobre, les associations taurines membres de la Fédération des Clubs Taurins du Biterrois ont publié leurs prix 2014. Les trophées seront remises lors du dîner de gala des Toros d’Oc le 18 octobre. Ces journées seront aussi un hommage au matador Richard Milian.
Durant ces journées conférences-colloque, projections, expositions gratuites…. Et le dernier jour Gala taurin aux arènes de Béziers. Le programme complet sera communiqué dans quelques jours…

  • Triomphateur de la Feria : Juan Bautista
  • Meilleure faena : José Maria Manzanares
  • Meilleure estocade : Cayetano Ortiz
  • Prix spécial « coup de coeur » : Manuel Escribano
  • Meilleur novillero en piquée: Roca Rey, désigné par l’UTB
  • Meilleur novillero en non-piquée : Carlos Olsina
  • Meilleure ganaderia : Torrestrella
  • Meilleur toro : non remis
  • Meilleur banderillero : Fernando Sanchez

 

 

 

 

 

à noter que le Prix Midi Libre 2014 sera remis à Cayetano Ortiz.